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Initiative de sensibilisation sur le secteur bénévole et communautaire au Canada

Élaboré pour la Table conjointe sur la sensibilisation

Version finale - 13/05/02

Table des matières

Introduction
Partie 1 : Cadre stratégique
Partie 2 : Recommandations pour la mise en œuvre


Introduction

Le mandat de la Table conjointe sur la sensibilisation, créée dans le cadre de l’Initiative sur le secteur bénévole et communautaire(ISBC), est le suivant : promouvoir l’importance du secteur bénévole et communautaire dans la société canadienne. Son objectif est de mettre en œuvre un plan d’action visant à influencer les attitudes, les opinions et les perceptions des Canadiens et Canadiennes.

La Table a dit qu’elle atteindrait ce but :

  • en informant divers groupes (dirigeants communautaires, le secteur privé, les médias, les gouvernements, les Canadiens et Canadiennes, les jeunes et le secteur bénévole et communautaire proprement dit) afin de les sensibiliser à l’importance du travail des organisations du secteur bénévole et communautaire;
  • en positionnant le secteur bénévole et communautaire comme étant un élément important collaborant au bien-être social, économique et culturel du Canada; et
  • en encourageant les Canadiens et les Canadiennes à participer au travail du secteur bénévole et communautaire et à s’engager.

Le budget de la Table est de 3 millions de dollars pour les deux prochaines années (2002-2004), soit 1,5 million de dollars chaque année. Il s’agit d’un budget limité compte tenu de l’ampleur des objectifs décrits ci-devant.

La Table sur la sensibilisation a entrepris un certain nombre de consultations. Elle a entre autres participé à des discussions avec des dirigeants du secteur bénévole et communautaire au Symposium du Centre canadien de Philanthropie, elle a appuyé financièrement le document de    Bronwyn Drainie intitulé « Raconter notre histoire (PDF)», elle a fait l’analyse des recherches qui existent au printemps 2001 (Examen des sondages d’opinion publique sur le bénévolat (PDF), W. Husbands, A-J. McKechnie, F. Leslie), elle a participé aux consultations de « toutes les tables » en 2001 tenues dans plusieurs collectivités, elle a rencontré des spécialistes sur la mobilisation et la sensibilisation des collectivités et leur a demandé conseils, dont Monica Patten, Mark Sarner et Eric Young et elle a tenu une série de neuf ateliers un peu partout au Canada en février et en mars 2002 (Consultations de la Table sur la sensibilisation de l’ISBC, S. Frei, O. Langlais).

Les sondages ont été limités. Le Groupe de travail du Secteur bénévole et communautaire a fait faire deux sondages par Ipsos Reid : un en septembre 2001 et l’autre en février 2002. Ces sondages visaient à mesurer la sensibilisation du public à l’Initiative sur le secteur bénévole et communautaire et à l’Année internationale des volontaires tenue dans le cadre de l’ISBC.   Les sondages n’ont pas porté sur l’opinion publique générale à propos du secteur ni sur les choses que le public considère importantes au sujet du secteur. Aucune recherche récente n’a été faite sur les opinions du public concernant les groupes d’intérêt par opposition au secteur bénévole et communautaire.  Ces recherches plus complètes aideraient à établir des points de repère avant de lancer une campagne de sensibilisation, permettant ainsi d’avoir des données pour évaluer, pour mesurer les progrès et pour corriger le tir de la campagne dans les années ultérieures.

Les résultats de la deuxième Enquête nationale sur le don, le bénévolat et la participation (ENDBP) sont sortis en août 2002. Ils ont été comparés aux résultats de l’Enquête menée en 1997 et ont permis de mieux comprendre la philanthropie au Canada. Le sondage a révélé que plus de 6,5 millions de Canadiens et Canadiennes font quelque chose d’une manière ou d’une autre pour le secteur bénévole et communautaire.

Pour le 7e Symposium annuel du Centre canadien de philanthropie, Bronwyn Drainie a préparé un document intitulé Raconter notre histoire : Présenter la valeur de la philanthropie et le secteur bénévole.  Ce document expliquait pourquoi l’histoire du secteur est si difficile à raconter et posait des questions sur les propos à illustrer. 

Aux fins de l’élaboration du présent rapport, nous avons lu et résumé ces documents, ainsi que d’autres ouvrages.

Les communications pour un secteur si diversifié dont les objectifs, le financement et les employés rémunérés varient considérablement seront tout un défi.

 

Partie 1 : Cadre stratégique

Le contexte public

L’analyse des recherches qui existent faite par la Table conjointe sur la sensibilisation a révélé que les sondages d’opinion publique sur le bénévolat étaient limités. 

L’analyse semble dire que, dans l’ensemble, les Canadiens et Canadiennes voient d’un bon œil le travail, l’importance et l’apport du secteur à la société canadienne. Les gens ont dit accorder plus leur confiance au secteur bénévole et communautaire qu’aux gouvernements ou au secteur privé et ils accordent une très grande importance au rôle du secteur bénévole et communautaire pour appuyer la santé de nos collectivités. Ceci dit, les Canadiens et les Canadiennes ne veulent pas que le travail des organisations du secteur bénévole et communautaire remplace la responsabilité qu’ont les gouvernements de fournir des programmes et des services. De plus, les Canadiens et les Canadiennes accordent une très grande confiance aux organismes bénévoles et aux associations de bienfaisance, mais paradoxalement, ils sont inquiets de la manière dont les organisations sollicitent, utilisent et gèrent les dons qu’ils reçoivent. 

L’Enquête nationale de 1997 sur le don, le bénévolat et la participation révélait que 91 % des Canadiens et Canadiennes étaient d’accord avec l’affirmation selon laquelle en règle générale les associations de bienfaisance et les organismes bénévoles contribuent énormément à l’amélioration des conditions de vie de nos collectivités. Cependant, 60 % estimaient également qu’il y avait tellement d’organisations qui sollicitent des dons qu’ils n’ont pas envie de donner, peu importe l’organisme.

Ces conclusions reviennent dans un sondage effectué en 1997 par Angus Reid :   41 % des Canadiens et Canadiennes étaient fortement en accord avec l’affirmation selon laquelle il y a trop d’œuvres de bienfaisance qui demandent de l’argent aux Canadiens et Canadiennes de nos jours; 80 % estimaient que le travail des organisations sans but lucratif et des associations de bienfaisance ne devait pas remplacer la responsabilité qu’a le gouvernement de fournir des services au public; 46 % ont dit hésiter à donner de l’argent aux associations de bienfaisance à cause des histoires de corruption; et 77 % disaient qu’ils étaient beaucoup plus susceptibles d’appuyer une œuvre de bienfaisance communautaire qu’une œuvre de bienfaisance nationale ou internationale.

Dans l’étude réalisée par EKOS en 1997 intitulée Repenser le gouvernement, 68 % des Canadiens et Canadiennes croyaient que le recours accru au secteur bénévole est un moyen positif de faire participer davantage les citoyens. Cinquante-six pour cent étaient d’avis que le recours accru au secteur bénévole n’est qu’un moyen pour le gouvernement de se décharger de ses responsabilités traditionnelles.

Les sondages réalisés en septembre 2001 et en février 2002 par Ipsos-Reid pour le Groupe de travail sur le Secteur bénévole et communautaire ont révélé que 47 % des Canadiens et Canadiennes sont aujourd’hui familiers avec l’expression « secteur bénévole et communautaire » (une hausse de 10 points entre les deux sondages); très peu de personnes connaissent l’ISBC (5 %) bien que 87 % des Canadiens et Canadiennes appuient l’idée d’une ISBC, et encore 45 % connaissent l’Année internationale des volontaires 2001 (AIV).

Le message critique de l’Enquête nationale sur le don, le bénévolat et la participation (ENDBP) de 2000 est qu’un million de bénévoles ont délaissé le bénévolat entre 1997 et 2000, représentant une perte de 55 millions d’heures de bénévolat.   Le Canada ne peut pas se permettre ces pertes s’il veut que le secteur bénévole et communautaire continue de contribuer autant qu’il le fait à l’amélioration de notre qualité de vie. Nous ne comprenons pas totalement les raisons de ces pertes, mais leurs répercussions se font sentir dans tout le système du fait que les bénévoles qui restent doivent combler les lacunes.

Les consultations ont révélé que le secteur bénévole et communautaire pense que les communications sont importantes. De l’avis des personnes consultées, les communications devraient aider à attirer les gens à faire du bénévolat et aussi promouvoir et positionner le travail du secteur dans l’ensemble de la collectivité. Par contre, elles craignent que les communications suscitent une avalanche de bénévoles qui pourrait être difficile à gérer. En règle générale, le secteur bénévole et communautaire pense que les messages doivent parler de l’apport social, économique et communautaire du secteur à la société. Dans les discussions sur les groupes cibles, les personnes consultées ont trouvé qu’il était difficile de limiter la portée pour ne pas dépasser le budget. Ceci dit, tous semblaient unanimes pour dire que les communications avec le secteur proprement dit et avec les conseils d’administration en particulier étaient très importantes.

Considérations/défis

  • La publication Benchmarks for Excellence for the voluntary Sector reconnaît qu’une « bonne cause » ne suffit plus du point de vue des communications. Pour être reconnu comme l’un des trois piliers de notre société, le secteur doit montrer qu’il est sur le même pied d’égalité que les deux autres secteurs – les secteurs privé et public.
  • Pour arriver à positionner le secteur comme le souhaitent la Table sur la sensibilisation et le secteur, on ne peut se contenter de parler au secteur. Il faut beaucoup plus de communications. Le secteur public et le secteur privé devront accepter la notion que le secteur bénévole et communautaire est l’un des trois piliers pour qu’on puisse le positionner.
  • Pour repositionner le secteur, le leadership politique est essentiel. Les ministres et les membres du Parlement doivent être sensibilisés aux idées qui touchent le repositionnement du secteur et ils doivent avoir un rôle à jouer dans les communications.
  • Il faut tenir compte de certaines considérations fédérales/provinciales/territoriales et les provinces et les territoires devront être informés de la campagne de sensibilisation. De plus, il faudra personnaliser certains outils pour chaque province/territoire afin de répondre aux besoins de diverses collectivités.
  •  Les ressources sont limitées à 1,5 million de dollars cette année et 1,5 million de dollars pour les deux années suivantes, ce qui ne permet pas une stratégie de communications générale à plusieurs volets, incluant des éléments comme de la publicité à la télévision. Par exemple, un encart de 4 pages dans les journaux communautaires et ethniques coûterait environ 1 million de dollars. Pour deux millions de dollars, on peut à peine pénétrer le marché de la télévision une fois et il serait difficile d’avoir un message cohérent et structuré.   Et pour une annonce dans les quotidiens partout au Canada, on parle d’une dépense de 1,2 million de dollars. La campagne devra être dirigée, ciblée et sélective afin d’obtenir le maximum de visibilité dans les limites d’un budget restreint.
  • Plusieurs organismes du secteur, en particulier ceux de petite taille, ne disposent pas des ressources humaines/du personnel requis pour avoir une stratégie de communications complexe. Les outils devront être efficaces, efficients et explicites – avec un volet d’apprentissage/pratico-pratique – pour aider ces plus petites organisations dans leurs communications au sein de la collectivité.
  • Les consultations démontrent qu’il y a des synergies à explorer entre la Campagne de sensibilisation et l’Initiative canadienne sur le bénévolat (ICB).   L’ICB prévoit établir dix centres régionaux de ressources et ceux-ci pourraient être bien placés pour exercer le leadership dans la mise en œuvre de la Campagne de sensibilisation. Des synergies et des économies sont possibles, car certains outils tels que les listes dressées, etc. seront utiles à l’ICB et à la Campagne de sensibilisation. 
  • Le secteur bénévole et communautaire n’est pas un groupe homogène. Il est constitué de milliers d’organisations diversifiées, avec des mandats diversifiés et souvent complexes élaborés au fil des ans pour répondre aux besoins de la collectivité. Il sera extrêmement difficile de créer un message « unifié » ou une « voix » qui conviendra à toutes les organisations du secteur. Il faudra donc créer des outils et des messages qui font ressortir les synergies et les caractéristiques communes du secteur tout en permettant aux organisations de personnaliser le travail afin de tenir compte de leurs situations particulières.
  • Bien qu’il existe quelques statistiques économiques et sociales aux échelons fédéral et provincial, ces statistiques devront être ventilées par collectivité pour pouvoir être utilisées par les petits organismes. Cela est important si l’on veut que les petits organismes communautaires puissent participer à la Campagne de sensibilisation en utilisant le même genre de données concrètes que la campagne nationale. Il faudra peut-être recueillir quelques données génériques qui pourront être appliquées à l’échelon local en fonction de la population.
  •  Comme l’ICB s’attaque aux besoins des bénévoles, la Campagne de sensibilisation est conçue pour mettre l’accent sur le positionnement du secteur, et non sur la promotion du bénévolat ou sur des bénévoles en particulier. Il est également ressorti clairement des consultations que le secteur n’est pas en mesure d’accueillir un très grand nombre de nouveaux bénévoles. Cependant, démontrer que le bénévolat et les dons sont des formes d’engagement des citoyens, ce qui aidera à faire reconnaître la place du secteur, est l’un des résultats escomptés, de sorte que la collaboration avec l’ICB est essentielle. 
  • Il est important de souligner que les consultations du secteur sur la Campagne de sensibilisation ont été limitées – 9 consultations, avec moins de 20 participants chacune.   Il n’y a pratiquement pas eu de consultations avec le secteur public et le secteur privé bien que certains efforts aient été faits pour aller chercher les opinions d’entreprises à Calgary où le secteur est bien respecté. 

Objectif de la campagne

Positionner le secteur bénévole et communautaire dans la société canadienne, de façon à ce que sa contribution à la vie canadienne soit valorisée et soutenue par les particulier, les collectivités et les secteurs public et privé.

Vision stratégique (5 à 10 ans)

  •  Le secteur bénévole et communautaire est reconnu comme un intervenant clé dans la société canadienne.
  • Le secteur bénévole et communautaire aura une voix, participera pleinement et exercera de l’influence sur les principaux leaders d’opinion et la prise de décisions à tous les échelons politiques.
  • Les opinions du secteur seront valorisées et prises en compte dans toute la société canadienne.
  • Le secteur bénévole et communautaire sera reconnu comme l’un des trois piliers de la société canadienne, au même titre que les secteurs public et privé.
  • Les gouvernements, les entreprises, les syndicats et les Canadiens et Canadiennes reconnaîtront et apprécieront l’importance du secteur bénévole et communautaire.
  • Le secteur se verra comme un secteur homogène et interdépendant qui est valorisé et respecté par la société en général.

Objectifs des communications

  • Établir le profil du secteur de telle sorte qu’on reconnaisse son importante contribution à la vie canadienne.
  • Sensibiliser non seulement les gens du secteur, mais aussi à l’extérieur du secteur, au rôle que joue le secteur bénévole et communautaire dans la société canadienne.
  • Positionner le secteur comme étant un élément essentiel appuyant la démocratie du Canada et sa réputation comme société humanitaire.
  • Démontrer comment le secteur contribue, au plan économique et social, au bien-être des Canadiens et Canadiennes.

Approche stratégique

La première étape doit consister à entreprendre des recherches repères afin de guider la mise en place de tous les éléments de la stratégie. Sans ces données, il serait difficile de déterminer avec précision les messages et il serait impossible de mesurer les résultats.   Les recherches vont également aider à établir le consensus dans le secteur quant aux propos à illustrer.

Comme l’approche recommandée est une campagne auprès des leaders d’opinion, pour commencer les recherches repères pourraient se limiter à des recherches sur les points de vue des leaders d’opinion dans les secteurs privé, public et bénévole. Ces recherches sont essentielles à l’élaboration de la campagne et des messages.

On pourrait se servir des enquêtes nationales sur le don, le bénévolat et la participation (ENDBP) de 1997 et 2000 et de recherches qui ont été faites pour l’ISBC pour avoir une idée générale de l’opinion publique. Ceci dit, sans sondages précis d’opinion publique, il sera difficile de mesurer les effets/répercussions de la campagne. À noter qu’on n’a pas mesuré l’opinion publique sur les groupes d’intérêt en comparaison de l’opinion publique sur le secteur bénévole et communautaire.   Au fur et à mesure que nous avancerons avec le repositionnement, la distinction entre les deux deviendra probablement importante.

Le troisième type de recherches qui sera important sera la mise à l’essai des messages auprès de groupes cibles, lorsque la campagne sera créée.

La mesure des résultats vient compléter l’évaluation et cette étape pourrait être réalisée à la fin des deux années de la campagne afin de déterminer ce qui a été accompli et ce qu’il reste à faire et nécessite d’autres fonds.

La campagne doit sensibiliser, changer les opinions et susciter des actions. Cela exige du temps et une activité soutenue. Pour changer les points de vue et repositionner le secteur, cela prendra probablement entre 5 et 7 ans. Avec un milieu aussi diversifié que le secteur bénévole et communautaire, cette tâche est tout un défi. Cependant, en fournissant aux organisations des trousses de référence – trousse pour les communications – les messages peuvent être dirigés et ciblés. Les organisations devront avoir accès à des mises à jour de la trousse au cours de chaque phase de la campagne.  

Pour obtenir le genre de changements dans les perceptions décrit dans les objectifs ci-dessus, il faut un dialogue public. Vous trouverez dans la liste des activités et outils proposés quelques idées pour susciter le genre de débat qui est nécessaire.

L’approche recommandée est une campagne à deux niveaux comprenant une composante nationale qui ciblera les leaders d’opinion nationaux et régionaux, les membres du Parlement et les principaux médias, et une composante communautaire pilotée par les organisations du secteur bénévole et communautaire, qui fera appel à des outils adaptés à partir de ceux qui auront été créés pour la campagne nationale. Les documents/outils qui sont recommandés pourront être utilisés dans les deux campagnes et être adaptés pour répondre aux besoins d’organisations particulières. Ces deux composantes fonctionnent en tandem; en fait, l’utilisation de versions adaptées du même matériel rend cette approche rentable et appropriée sur le plan tactique. Des organisations du secteur vont probablement prendre les devants en positionnant le secteur auprès des leaders nationaux et communautaires. Les outils seraient synergiques et donneraient l’élan nécessaire pour favoriser un débat national sur le rôle du secteur bénévole et communautaire dans la société canadienne. 

La campagne nationale engagera le débat public pour donner l’impulsion nécessaire au changement, et la campagne communautaire fournira aux organisations du secteur bénévole et communautaire les outils nécessaires pour qu’elles puissent « exposer les mêmes faits » aux leaders d’opinion et à leurs collectivités. Ces deux volets fonctionneront ensemble afin d’engager le débat public nécessaire pour susciter les changements requis afin d’atteindre les objectifs.

Les ressources limitées dont on dispose écartent la possibilité d’une campagne de publicité à l’échelle nationale. La campagne utilisera des outils qui pourront être utilisés par les organisations locales, régionales et nationales et suscitera des activités aux trois échelons. Pour renforcer la capacité de mener la campagne au niveau local, nous proposons de pressentir l’ICB pour qu’il y ait un professionnel en communications au sein du personnel des centres régionaux qui pourra servir de personne-ressource pour les organisations locales. 

Bien que certaines consultations avec le secteur donnent à penser que la campagne devrait se concentrer principalement sur le secteur proprement dit, cela ne permettra pas de repositionner le secteur comme le veut ce dernier et comme il en a besoin. Par conséquent, cette stratégie recommande que les conseils d’administration du secteur bénévole et communautaire soient l’un des groupes de leaders d’opinion qui sera ciblé.  

Il est impératif que la campagne donne certains résultats visibles rapidement – les efforts nationaux peuvent être dirigés et gérés, et les efforts communautaires apparaîtront quand l’impulsion sera donnée, en particulier si des outils sont fournis. Donner l’élan à la masse critique doit être une priorité comme le démontre le projet « Notre millénaire »      

Une approche ciblée, dirigée et soutenue atteindra les objectifs à la longue. C’est l’ensemble des activités nationales, régionales et locales qui donnera le genre d’impulsion nécessaire pour positionner le secteur comme l’un des trois piliers de la société. La campagne situera le secteur d’une manière qui aidera à renforcer l’Accord et complètera les autres initiatives mises en œuvre dans le cadre de l’Initiative sur le secteur bénévole et communautaire.

Groupes cibles

  • Les médias
  • Les leaders d’opinion, notamment :
    • Les membres des conseils d’administration des organisations du secteur bénévole et communautaire
    • La gent politique à tous les échelons
    • Les dirigeants communautaires, y compris les conseils municipaux, les conseils et commissions scolaires, les communautés d’intérêt, etc.
    • Les chefs d’entreprises et les dirigeants syndicaux 
  • Les bureaucraties gouvernementales
    • Les décideurs des échelons supérieurs
    • Les cadres intermédiaires

 

L’histoire

Le secteur bénévole et communautaire est indispensable

  • Le secteur est indispensable à la durabilité des collectivités et à la vie canadienne. Pensez à ce que serait la vie, si le secteur bénévole et communautaire disparaissait.

Des statistiques qui en disent long :

  • 80 000 organismes de charité enregistrés
  • 100 000 organismes sans but lucratif
  • 1,3 million d’employés dans le secteur
  • 6,5 millions de bénévoles
  • 1 milliard d’heures travaillées par des bénévoles chaque année (à peu près ce que fait l’ensemble de la main-d’œuvre du Manitoba)

Le secteur contribue à l’économie du Canada :

  • 90 milliards de dollars en revenus annuels
  • 109 milliards de dollars d’actif
  • 22 millions de personnes qui font des dons en nature ou financiers
«Le secteur bénévole et communautaire est l’essence du tissu de la vie canadienne
  • Le secteur bénévole et communautaire contribue à la vie canadienne : au plan social, culturel, économique et environnemental. C’est l’un des trois piliers de notre société – le secteur bénévole, le secteur privé et le secteur public. Il reflète une forte démocratie et une société civile homogène.
  • Le secteur bénévole et communautaire permet aux gens de participer véritablement, comme citoyens, au processus démocratique et contribue à la qualité de vie et au bien-être des personnes et des collectivités. Il accroît la justice sociale et contribue à la responsabilité collective.
  • Le secteur bénévole et communautaire fait entendre les voix des collectivités aux tables de décision. Elles méritent d’être entendues.
«Que serions-nous sans les bénévoles?
  • Le Canada est très fier de sa réputation de société humanitaire. Sans le secteur bénévole et communautaire, il n’aurait peut-être pas cette réputation.
  • Le secteur bénévole et communautaire est présent dans les milieux de la santé, les milieux socio-culturels, l’environnement, les sports, les arts, les musées, les groupes confessionnels, les groupes de défense des citoyens, à l’échelle internationale … Ses répercussions se font sentir dans toutes les facettes de la vie canadienne. Il répond à une foule de besoins communautaires.
  • Entre 1997 et 2000, le nombre de bénévoles au service des collectivités par le biais des organisations du secteur bénévole et communautaire a chuté d’un million de personnes. Si cela ne diminue pas, nous pourrions nous retrouver avec une société qui n’a pas de secteur bénévole et communautaire.
Le thème – Où serions-nous sans les bénévoles – pourrait être utilisé pour mobiliser la gent politique et le secteur privé.

Activités et outils recommandés

(Voir les détails et les coûts de la mise en œuvre dans la deuxième partie)

Une composante nationale et une composante communautaire sont incluses dans les activités et les outils recommandés. La campagne est établie autour d’un groupe de base de produits pouvant être modifiés et personnalisés afin de répondre aux besoins d’une situation donnée. Le matériel de la campagne nationale peut donc être personnalisé afin de cibler des situations locales précises et une foule de leaders d’opinion. Il est recommandé que le Centre national de l’ICB et les centres régionaux de l’ICB aient un rôle de coordination important.

Les produits de la campagne visent à compléter d’autres activités de l’ISBC et à susciter des approches proactives à tous les échelons du secteur bénévole et communautaire et de la société canadienne. Les outils seraient créés pour la composante nationale, mais pourraient être adaptés afin de répondre aux besoins des régions et des collectivités. Les activités nationales donnent le ton aux activités régionales et locales et servent de catalyseur du changement dans tout le pays.

1.    Campagne nationale

Recherches – comme première étape critique, des recherches auprès des leaders d’opinion sont nécessaires pour connaître les opinions des groupes qui seront ciblés dans la campagne. Les recherches repères devraient normalement inclure des sondages d’opinion publique, mais en l’absence de telles données, on pourrait se servir des résultats de l’ENDBP. Les recherches auprès des leaders d’opinion sont essentielles pour pouvoir élaborer les messages et outils précis nécessaires afin de rejoindre ce groupe. Les sondages d’opinion publique seront importants plus tard, lorsque le dialogue commencera à imprégner le milieu. Si nous voulons mobiliser l’opinion dans ce débat et ce repositionnement, nous devons savoir comment ils perçoivent actuellement le secteur et quel doit être le rôle du secteur dans notre société à leur avis. 

Messages – des messages seront préparés et mis à l’essai après les recherches préliminaires. Il sera important de mettre à l’essai les messages auprès de leaders d’opinion dans les secteurs public, bénévole et privé. Limiter les essais au secteur seulement biaisera les résultats.

Logo/identificateur – comme le secteur est diversifié et à bien des égards ne se considère pas lui-même comme un secteur, un identificateur ou logo commun serait un outil utile qui pourrait être utilisé par toutes les organisations du secteur dans leurs activités de promotion. Un logo/identificateur pourrait aider à démontrer au public et aux organisations du secteur combien le secteur est vaste et diversifié. Avant de créer un logo/identificateur, peut-être voudrez-vous explorer comment cela a été reçu dans d’autres initiatives sectorielles telles que la campagne d’imagerie. 

La création du logo/de l’identificateur pourrait se faire en même que les recherches. Il faudra toutefois s’assurer que cet identificateur est compatible avec tous les principaux logiciels pour qu’il puisse être utilisé facilement par les organisations du secteur. 

Pour être efficace, le logo/l’identificateur devra être « vendu » aux organisations du secteur de manière coordonnée. Comme première étape, le logo pourrait être présenté par le biais d’un bulletin d’information aux 8 000 organisations figurant sur la liste d’envoi de l’ISBC leur demandant de diffuser largement l’information. Cependant, il sera important de dresser une liste plus complète dans le cadre du processus d’élaboration de la campagne. Il faudrait encourager les leaders du secteur à le présenter aux organisations locales de leurs régions.     

Dresser une liste exhaustive des conseils d’administration du secteur bénévole et communautaire – Il se peut que cela soit impossible à faire – mais il faudrait essayer de dresser une liste de distribution exhaustive afin de rejoindre les conseils d’administration puisque le secteur a semblé dire dans les consultations que c’était un groupe clé à qui il fallait diffuser le message. Cette liste pourrait être dressée en même temps que les recherches. 

Deux fois par année, une trousse devrait être transmise à ces principaux intervenants. La trousse devrait aussi être accessible par le portail du Web dès que le site Web sera créé. Elle devrait contenir le matériel de base de la campagne au fur et à mesure qu’il sera créé et inclure un court bulletin d’information décrivant les progrès de la campagne. Elle devrait également aller chercher des commentaires et des rétroactions pour la mise en œuvre des étapes suivantes. 

Dresser une liste des chefs d’entreprises et des dirigeants syndicaux qui devront être rejoints et mobilisés. Cette liste pourrait être utilisée pour livrer des messages communs et pour mobiliser les chefs d’entreprises et les dirigeants syndicaux dans le débat – trois piliers. Plusieurs d’entre eux devront être pressentis individuellement pour participer au repositionnement du secteur.

Matériel de base de la campagne – à inclure :

  • Logo/identificateur
  • Principaux messages/propos à illustrer
  • Feuillets d’information sur la contribution du secteur, etc., (pour cela, il faut des données qui sont pertinentes pour les collectivités/régions)
  • Points à faire valoir
  • Questions et réponses
  • Publicité imprimée de base – matériel qui pourra être utilisé par les organisations locales/régionales
  • Communiqués d’intérêt public pour la radio et la télévision
  • Affiches qui intègrent chacune des organisations à l’ensemble du secteur (pouvant être personnalisées)
  • Vidéo portant sur le secteur – doit montrer l’étendue et la profondeur du secteur et doit faire connaître les faits
  • Présentation générique en Power Point
  • Des modèles pour les Semaines de sensibilisation qui intègrent chacune des organisations à l’ensemble du secteur
  • Des expositions mobiles – qui pourraient être mises à la disposition des organisations, selon leurs besoins, par les centres régionaux de l’ICB
  • Un site Web sur la sensibilisation
  • Pour renforcer les capacités en matière de communications au sein du secteur, il est recommandé qu’une « Trousse pratico-pratique sur les communications » soit préparée comme outil d’apprentissage. Elle pourrait inclure des outils comme de la formation sur les relations avec les médias, des documents qui montrent comment cibler les leaders d’opinion, comment aborder les médias et comment organiser et tenir une conférence de presse, des lettres types, des allocutions génériques, donner de l’information sur la façon d’utiliser le logo/l’identificateur ou de diffuser l’histoire du secteur tout en faisant la promotion en même temps de sa propre organisation …

Visites des membres du comité de rédaction dans tout le Canada – certains membres du secteur bénévole et communautaire, le gouvernement du Canada et des chefs d’entreprises pourraient visiter les principaux comités de rédaction des médias afin de les sensibiliser à l’histoire du secteur bénévole et communautaire et de commencer le processus de repositionnement. Cela pourrait se faire dès que les faits à exposer seront établis et que les leaders se seront familiarisés avec le matériel.

Bureau des conférenciers – dresser une liste de personnes qui pourraient prendre la parole sur le rôle du secteur devant les organisations locales du secteur bénévole et communautaire, les associations d’entreprises telles que les chambres de commerce, les syndicats, des groupes de bureaucrates (p. ex. à la Conférence annuelle de l’APEX).

Liste des porte-parole – dresser une liste de porte-parole des groupes concernés que les médias pourront utiliser s’ils veulent obtenir « l’opinion » du secteur bénévole et communautaire sur des enjeux clés qui touchent la société canadienne. Cette liste devrait inclure des porte-parole nationaux, régionaux et locaux.

Demander aux ministres de participer à des événements - ministres clés – Patrimoine, DRHC, Finances, Environnement, Santé, Agence des douanes et du revenu du Canada, Agriculture, Protection civile, Défense, vice-premier ministre, ministre du Conseil du Trésor, pour n’en nommer que quelques-uns – on devrait leur demander de présenter les discours-programmes sur le rôle du secteur bénévole et communautaire et sa contribution à la société canadienne. Les discours-programmes devraient être préparés pour les ministres de sorte que les messages de positionnement soient transmis et repris par les médias. Si un travail de coordination est possible, les ministres pourraient transmettre ces messages tous les mois pendant toute l’année.

Conférences/ateliers sur les communications dans tout le pays (5) - les organisations du secteur, en particulier celles de plus petites tailles, auront besoin d’aide pour les communications. Pour que la campagne débute sur un bon élan, il serait utile de tenir une série d’ateliers qui mettraient l’accent sur les communications et le matériel des deux trousses. Cela s’est fait au sein de groupes non gouvernementaux et a donné de très bons résultats.

Publier une série d’articles à faire paraître en regard de la page éditoriale sur le rôle et l’importance du secteur bénévole et communautaire, rédigés par des Canadiens et Canadiennes bien en vue, dans les journaux nationaux, les grands quotidiens et les revues tout au long de la première année. Ces articles seraient publiés régulièrement. Inviter les Canadiens et Canadiennes qui ont quelque chose à dire sur le sujet à faire avancer le débat.

Faire appel à Actualité Canada pour raconter l’histoire du secteur bénévole et communautaire du Canada. Il faudrait donc préparer une série d’histoires qu’Actualité Canada pourrait transmettre à tous les journaux participants. Le coût est très raisonnable et cela permet de diffuser le message dans les collectivités.

Mobiliser les membres du Parlement – préparer une trousse par année à l’intention des députés fédéraux. Fournir le matériel de cette trousse aux organisations locales/régionales pour qu’elles puissent préparer des trousses pour les dirigeants municipaux et les députés provinciaux/territoriaux. Ces trousses contiendraient les principaux messages/faits à illustrer, les points à faire valoir, des suggestions sur la façon de mobiliser le secteur et leurs membres dans le débat, du matériel pour des envois collectifs, une chronique pour les journaux communautaires, des communiqués d’intérêt public et les noms des porte-parole/personnes-ressources du secteur bénévole et communautaire dans leurs collectivités ainsi que la vidéo.

Mobiliser les dirigeants de la fonction publique – préparer une trousse pour les sous-ministres et les cadres supérieurs qui positionne le rôle du secteur bénévole et communautaire et sa contribution à la société canadienne. Cette trousse devrait également faire la promotion de l’ISBC, de l’Accord et du genre de partenariat que le GDC et le secteur tentent de mettre en place. Elle devrait être distribuée tout de suite après la fête du Travail chaque année. La trousse à l’intention des SM devrait contenir du matériel pour les cadres supérieurs ainsi qu’un article pour le bulletin d’information des employés.

Parrainer une conférence nationale sur le rôle du secteur bénévole et communautaire dans le renforcement de la démocratie. Cette conférence pourrait être parrainée par une organisation nationale de taille comme le Centre canadien de philanthropie et pourrait s’ajouter à sa réunion annuelle. Il sera toutefois important que les dirigeants syndicaux, les chefs d’entreprises et les dirigeants du gouvernement soient représentés pour que tous les points de vue puissent être discutés. Cette conférence nationale pourrait être appuyée par des relations avec les médias proactives afin de s’assurer que le message est transmis à l’échelle nationale, dans les régions et dans les collectivités. Certains fonds de la « Campagne de sensibilisation » devraient également servir à faire la promotion de cette conférence.

Supplément de MacLean/L’Actualité coïncidant avec la Conférence.  

Forums de discussion – tenter d’établir un partenariat avec l’un des grands conglomérats médiatiques afin de programmer le dialogue/débat au sujet du rôle et de l’importance du secteur bénévole et communautaire dans la société canadienne. S’assurer que tous les porte-parole clés préparent la voie aux discussions/au débat. Cela devrait avoir lieu vers la fin de la première année, quand il y aura eu quelques discussions sur le sujet, et devrait mettre à contribution un certain nombre de régions pour que le débat montre la diversité et la complexité du secteur.

2.   Campagne communautaire

«        La trousse pour les communications devrait inclure ce qui suit :

       Le matériel aura été préparé pour la campagne nationale, de sorte qu’il devra être adapté aux groupes communautaires visés et être personnalisé dans une certaine mesure par la région. Nous suggérons que cela soit fait par les centres de l’ICB ou d’autres groupes régionaux.

  • Logo/identificateur en différentes tailles, couleurs, etc.
  • Principaux messages/propos à illustrer
  • Feuillets d’information sur la contribution du secteur, etc., (ils doivent contenir des données qui sont pertinentes pour les collectivités/régions)
  • Points à faire valoir
  • Questions et réponses
  • Publicité imprimée de base – matériel qui sera utilisé par les organisations locales/régionales
  • Communiqués d’intérêt public pour la radio et la télévision
  • Affiches qui intègrent chacune des organisations à l’ensemble du secteur
  • Vidéo portant sur le rôle et l’importance du secteur dans la société canadienne – doit montrer l’étendue et la profondeur du secteur et doit faire connaître les faits
  • Présentation générique en Power Point
  • Des modèles pour les Semaines de sensibilisation qui intègrent chacune des organisations à l’ensemble du secteur

Remarque : L’impression et la distribution de ce matériel coûteraient cher. Il est recommandé d’imprimer 50 trousses et de les distribuer à chaque centre de l’ICB ou à d’autres groupes importants pour que les organisations du secteur bénévole et communautaire les consultent. Tout le matériel doit être affiché sur le site Web avec des directives sur la façon de l’utiliser.

«        Professionnels en matière de communications comme personnes-ressources dans les centres de l’ICB

       Les consultations et les rapports démontrent clairement que plusieurs organisations du secteur n’ont pas les ressources ni les compétences nécessaires pour établir des relations efficaces avec les médias et les groupes concernés. Sans aide, plusieurs organisations ne seront pas capables d’utiliser les outils qui leur seront fournis.

       Il est recommandé que l’ICB soit pressentie pour voir s’il est possible d’avoir un professionnel en communications dans chaque centre comme personne-ressource qui pourra conseiller les organisations et avec qui ces dernières pourront discuter des pratiques exemplaires.

«  Conférences régionales sur les communications ou ateliers dans tout le Canada (5 au total) pour former les personnes sur la façon d’utiliser le matériel qui a été fourni. Les organisations de petite et moyenne taille ne disposent pas des ressources en communications pour mener le genre de campagne qui est envisagé. De la formation faciliterait le processus; des conférences ont été essayées avec d’autres groupes non gouvernementaux et se sont avérées efficaces pour donner l’élan pour la campagne (notamment le milieu de vie active)

  «Pour renforcer les capacités en communications au sein du secteur, il est recommandé de produire une « Trousse pratico-pratique pour les communications » comme outil d’apprentissage. Elle inclurait du matériel d’apprentissage autodirigé sur :

  • les relations avec les médias,
  • la façon de cibler les leaders d’opinion,
  • la façon d’aborder les médias,
  • la tenue d’une conférence de presse,
  • des lettres types,
  • des allocutions génériques,
  • l’utilisation du logo,
  • la diffusion de l’histoire du secteur tout en faisant la promotion de sa propre organisation et de son travail.

Remarque : L’impression et la distribution de ce matériel coûteraient cher. Il est recommandé d’imprimer 50 trousses et de les distribuer à chaque centre de l’ICB ou à d’autres groupes importants pour que les organisations du secteur bénévole et communautaire les consultent. Tout le matériel doit être affiché sur le site Web avec des directives sur la façon de l’utiliser.

Partie 2 : Recommandations pour la mise en œuvre

Les principaux éléments pourront être gérés par tranches

Cette Campagne de sensibilisation suppose la mise en place d’un certain nombre d’éléments. Cependant, le travail pourra être regroupé et fait en même temps, pour qu’il soit terminé le plus rapidement possible.

Première étape

Confier les recherches à une société. À notre avis, le mieux serait de passer par l’un des ministères faisant partie de la Table sur la sensibilisation. Ces recherches pourraient être faites en deux étapes. Il faut d’abord aller chercher les points de vue des leaders d’opinion. Après, vous pourriez vouloir faire un sondage d’opinion publique, mais cela peut attendre jusqu’à ce que la stratégie auprès des leaders d’opinion soit élaborée. Il est probable que deux recherches différentes seront nécessaires pour obtenir les données repères nécessaires

Une étude de surveillance devra être faite pour évaluer la campagne, avant d’obtenir de nouveaux pour la deuxième étape de la campagne.

Travaux simultanés

Création d’un logo/identificateur : 

Il est recommandé de faire appel à une entreprise en graphisme pour créer le logo ou l’identificateur, en consultation avec les représentants du secteur, afin d’offrir un logo/identificateur qui pourra être utilisé à la grandeur du secteur. Cet identificateur serait en fait un signe visible montrant que les diverses organisations qui composent le secteur sont en synergie et ont des choses en commun. Ce logo/cet identificateur devra être simple pour être utilisé conjointement avec les logos et identificateurs de milliers d’organisations du secteur bénévole et communautaire qui existent au Canada.

On devrait également confier à l’entreprise qui créera le logo/l’identificateur l’élaboration d’un cadre de mise en œuvre, d’un guide d’utilisation pour la trousse pratico-pratique et d’une trousse de présentation qui seront utilisés par les personnes qui « vendront » le logo/l’identificateur aux organisations du secteur.

Élaboration de listes exhaustives de distribution pour la campagne (leaders d’opinion dans les secteurs bénévole, public et privé)

Cette tâche pourrait être donnée à contrat à une entreprise qui dressera les listes requises, ou à une organisation du secteur bénévole et communautaire ayant l’expertise dans ce domaine. Dans un cas comme dans l’autre, il faudra prévoir une façon de mettre à jour les listes au fur et à mesure que la campagne avancera. On pourrait confier aux centres de l’ICB ce rôle de centre de coordination.

Élaboration de la liste des chefs d’entreprises et des dirigeants syndicaux à cibler (cette liste devrait être courte pour commencer)

Création du Bureau des conférenciers

Élaboration de la liste des porte-parole

Ces tâches pourraient probablement être assumées par des organisations du secteur telles que le Centre canadien de philanthropie ou encore le Secrétariat du secteur bénévole et communautaire. Encore une fois, la clé du succès consiste à avoir un mécanisme pour mettre régulièrement à jour les listes. 

Deuxième étape– Création du matériel de base de la campagne

Il serait préférable que tous ces éléments soient gérés par un seul professionnel en communications pour que tous les éléments soient cohérents et aient un même thème.

  • Principaux messages/propos à illustrer
  • Feuillets d’information sur la contribution du secteur, etc., (ils devront contenir des données qui sont pertinentes pour les collectivités/régions)
  • Points à faire valoir
  • Questions et réponses
  • Publicité imprimée de base – matériel qui sera utilisé par les organisations locales/régionales
  • Des modèles pour les Semaines de sensibilisation qui intègrent chacune des organisations à l’ensemble du secteur
  • Affiches qui intègrent chacune des organisations à l’ensemble du secteur
  • Présentation générique en Power Point
  • Communiqués d’intérêt public pour la radio et la télévision
  • Vidéo portant sur le rôle et l’importance du secteur dans la société canadienne – doit montrer l’étendue et la profondeur du secteur et faire connaître les faits
  • Un site Web sur la sensibilisation – ce site Web serait le dépôt de données de tout le matériel de la campagne pour que toutes les organisations du secteur y aient accès par Internet. Il pourra également servir pour de la formation autodidactique en matière de communications.   

Ces documents pourront être gérés par un coordonnateur et divers éléments pourront être achetés auprès d’une ou de plusieurs entreprises. Des agences de publicité pourront s’occuper de l’ensemble des travaux, mais leurs tarifs sont beaucoup plus élevés que ceux de spécialistes indépendants. Pour assurer l’uniformité, il est recommandé de prévoir une ou deux personnes qui agiront en qualité de coordonnateurs du projet pour s’assurer que le travail est fait.

Troisième étape : Élaboration de la « trousse pratico-pratique »

La préparation de cette trousse exige diverses compétences : en formation et en communications. Il est recommandé d’embaucher une entreprise ou une organisation qui possède les compétences et l’expertise requises afin de s’assurer que ces trousses seront faciles à utiliser pour les organisations locales. Ce genre de trousses est habituellement fourni aux organisations sous forme de relieur à feuilles mobiles pouvant être utilisé par diverses personnes dans une multitude de cadres. Cependant, compte tenu du nombre d’organisations du secteur bénévole et communautaire, cela coûterait très cher (environ 30 $ par relieur).

Il est recommandé d’imprimer un nombre limité de trousses qui pourront être consultées dans les centres de l’ICB et d’afficher tout le matériel sur le Web.

Quatrième étape : Impression et distribution de la « trousse pour les communications » et des « trousses pratico-pratiques » et affichage du matériel sur le Web

Imprimer 50 exemplaires de chaque trousse pour chacun des 10 centres de l’ICB. Afficher également le matériel sur Internet et promouvoir son accessibilité par le biais des réseaux sectoriels.

Cinquième étape : Élaboration d’une trousse à l’intention des députés et de trousses à l’intention des SM et des cadres supérieurs

Sixième étape : Mettre en place les parties qui restent de la première année de la Campagne

  • Tournée des comités de rédaction dans tout le Canada;
  • Ateliers sur les communications dans tout le Canada (5 en tout)
  • Préparer des documents pour Actualité Canada et les diffuser
  • Trousse annuelle à l’intention des députés
  • Dresser et établir un calendrier pour les allocutions des ministres (10 allocutions)
  • Conférences nationales
  • Supplément de MacLean/L’Actualité

 

 
 
      
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Dernière mise à jour le: 2012-02-07