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Initiative sur le secteur bénévole - Table conjointe sur les moyens d'action

Réunion des 2 et 3 avril 2001

Participants

Coprésidents

Liz Rootham, Développement des ressources humaines Canada (DRHC)

Membres

Chantale Blais, Centre d'Action Bénévole de Sept-Îles Inc
Roger Boe, Cabinet du Solliciteur général du Canada
Paddy Bowen, Bénévoles Canada
Jackie Claxton, Condition féminine Canada (mardi)
Adriana Davies, Heritage Community Foundation
Joan Katz, Patrimoine canadien
Mary-Jane Lipkin, Santé Canada
James Page, Commission de la fonction publique
Barry Schmidl, Prince Edward Island Council of the Disabled
Guy Tanguay, Association canadienne pour la santé, l'éducation physique, le loisir et la danse
Bill Tholl, Fondation des maladies du cœur
Cathy Wright, Saint John Development Council

Membres de droit

Michael Hall, Centre canadien de philanthropie, ENDBP
Susan Lewis, Centraide de Winnipeg
John Walker, Bureau de projet du secteur bénévole - SCT

Observateurs

Susan Carter, Secrétariat des initiatives du secteur bénévole
Barry McKillop, Groupe de travail du secteur bénévole

Invités

Marcel Lauzière, Conseil canadien de développement social (lundi)
Alti Rodal, Conseils et Vérification Canada (mardi)
Greg Spencer, Conseils et Vérification Canada (lundi)
Hiep Vovan, Conseils et Vérification Canada

Secrétariat

Roberta Bustard, DRHC
Hélène Buteau, DRHC
Brenda E. Cameron-Couch, Secrétariat des initiatives du secteur bénévole
Huguette Leclerc, DRHC
Debbie Pike, Secrétariat des initiatives du secteur bénévole
Lucille Béland, DRHCFrancine Varin, DRHC (mardi)

Absent

Sol Kasimer, DG, YMCA Canada
Karen Wilson, Statistique Canada
Maryanne Murphy, Industrie Canada
Sange De Silva, Statistique Canada, ENDBP

Les membres passent en revue le compte rendu de la réunion du 31 janvier - 1er février et l'adoptent moyennant quelques modifications mineures.

1. Le point sur l'Initiative sur le secteur bénévole

Des porte-parole désignés font le point au sujet des activités suivantes :
  • Le Comité de coordination conjoint (CCC) a passé en revue et a adopté avec quelques légères modifications les recommandations de la Table conjointe sur les moyens d'action (TCMA) concernant le processus de Participation sectorielle à l'élaboration des politiques ministérielles (PSEPM).

  • Enquête nationale sur le don, le bénévolat et la participation (ENDBP) - On a recueilli des données et on prépare un rapport sur les points saillants pour août 2001. La TCMA devra élaborer une stratégie visant à analyser et à diffuser les données.

  • GTI sur l'Étude sur le financement du gouvernement fédéral - Il élabore un plan d'action en collaboration avec les ministères et met en œuvre des changements en vue d'éliminer les obstacles. Les consultations au sujet du Code de pratique doivent commencer sous peu.

  • Groupe de travail sur le financement - Il élabore un plan d'action en vue d'aborder les questions préoccupantes. Ce plan d'action aura une incidence sur le travail que la TCMA doit effectuer dans le domaine de la capacité financière.

  • Site Web de l'ISB - Une section est réservée à la Table conjointe sur les moyens d'action et on a invité les membres à soumettre à Brenda Cameron-Couch leurs idées sur les façons d'exploiter le site au profit du travail de la TCMA. Les membres disposeront de l'extranet afin de communiquer entre les réunions.

  • Définition du secteur bénévole - Le CCC met au point une définition commune du secteur bénévole pour l'ISB. Les membres de la TCMA expriment leur point de vue sur la définition proposée (ci-jointe).

  • Projet pilote des stages et bourses universitaires dans le domaine des politiques - On informe les membres au sujet de l'état d'avancement du projet et on prévoit présenter un rapport lors de la réunion de mai.
Au cours des discussions, les membres soulignent la nécessité de faire participer les provinces et les territoires à l'ISB et de les intégrer au processus de consultation afin d'aborder les problèmes communs. La TCMA demande aux représentants du Groupe de travail sur le secteur bénévole et du Secrétariat de l'Initiative sur le secteur bénévole de faire part au CCC de son désir de faire participer les provinces et les territoires à l'ISB.

2. Plan de travail de la TCMA

Des porte-parole désignés présentent le plan de travail de la TCMA et les membres donnent leurs impressions au sujet du plan et des prochaines étapes. Les membres conviennent que le plan de travail est complet, qu'il tient compte du travail antérieur des sous-comités de la TCMA et proposent des améliorations. On décide donc de restructurer le plan de travail comme suit :
  1. Réunir les activités de recherche, de consultation et de transfert de connaissances en une seule démarche appelée généralement " Établissement du profil du secteur ", y compris :

  2. La cueillette anticipée d'information concernant toutes les dimensions capacitaires (c.-à-d. recherche anticipée de données au moyen de recherches documentaires, d'analyses de besoins, d'outils et de pratiques exemplaires qui serviront à l'Enquête nationale sur les organisations bénévoles) et de fondement aux consultations à grande échelle.

  3. Des consultations en vue de contribuer à l'Enquête nationale sur les organisations bénévoles et de participer aux activités courantes des initiatives Stages et Bourses universitaires dans le domaine des politiques et Recrutement et Développement des compétences; l'établissement de liens avec les travaux des Tables concernant l'Enquête nationale sur les organismes bénévoles, surtout la Table conjointe GI-TI, Gouvernement en direct et le nouveau " Bureau de gestion du changement " qui relève du Secrétariat du Conseil du Trésor.

  4. Les résultats de la recherche et des consultations confirmeront la nécessité d'élaborer certains outils.

  5. Produire les résultats attendus indépendants ou " distincts " parallèlement à l'établissement du profil du secteur.

  6. Poursuivre les travaux sur les Stages et bourses universitaires dans le domaine des politiques et sur le Recrutement et Développement des compétences parallèlement à l'établissement du profil du secteur. Certaines activités de recherche détaillées décrites dans le plan de travail seront traitées dans les enquêtes ciblées subséquentes qui seront déterminées au terme de l'enquête de référence initiale.
On rappelle aux membres qu'il est nécessaire de lier les résultats attendus et l'échéancier aux processus gouvernementaux de prise de décisions de façon à ce l'information puisse servir à aviser les ministres. Ils demandent que le Secrétariat de la TCMA remanie le plan afin de fournir de l'information détaillée pour les deux premières années (principaux résultats attendus, processus courants, échéanciers, coûts etc.) et de l'information plus générique pour les années subséquentes.

3. Répartition théorique des ressources

Les membres conviennent d'établir le plan de travail de la TCMA en fonction des principales gammes de produits et de la répartition théorique des ressources, comme suit :

Gammes de produits Millions de dollars*
1. Stages et Bourses universitaires dans le domaine des politiques 1.275
2. Développement des compétences 1.275
3. Recherche (analyse documentaire, groupes d'étude (qualitatifs), enquêtes (quantitatives) - initiale, recherches ciblées*), consultation 5.5
4. Transfert de connaissances 1.5
5. ENDBP 1.7
6. Produits livrables uniques 0.600

*NOTA : On affecte 15 % des budgets à la gestion et à l 'exploitation de la Table conjointe sur les moyens d'action

4. Groupes de travail de la TCMA

Les groupes de travail de la TCMA ont été constitués comme suit :
  1. Sous-comité de l'établissement du profil du secteur - sera composé de membres suivants : Adriana Davies, Roger Boe, Barry Schmidl, Liz Rootham, Michael Hall et Paddy Bowen et de représentants d'autres Tables - à déterminer

  2. Sous-comité des Stages et bourses universitaires dans le domaine des politiques - membres de la TCMA : Mary Jane Lipkin, Bill Tholl, Cathy Wright
La TCMA continuera à travailler avec le Groupe des finances et à déterminer les fonctions courantes des membres.

On rappelle également aux membres qu'il faut tenir compte des exigences en matière de responsabilité et trouver le moyen de les intégrer au plan de travail de la TCMA.

5. Mécanismes et processus de financement du gouvernement fédéral

On présente aux membres une vue d'ensemble des mécanismes et des processus de financement du gouvernement fédéral, y compris les subventions et contributions et les contrats de service. Ils examinent les principes et les règlements proposés pour toutes les Tables qui participent à l'ISB. Ils discutent du mode de fonctionnement éventuel du Secrétariat de la TCMA et demandent qu'on commence les travaux sur les principes en attendant que ceux-ci soient confirmés et approuvés.

6. Mot de la fin

La prochaine réunion de la TCMA est prévue pour les 31 mai et 1er juin prochains, en même temps que la réunion de toutes les Tables qui aura lieu en octobre 2001.

On fera parvenir aux membres l'ordre du jour, des détails administratifs et les autres documents concernant la réunion à une date ultérieure.

Appendice 1

DÉFINITION COMMUNE DU SECTEUR AUX FINS DE L'ISB (en date du 16 mars 2001)

La définition suivante sous-tend les travaux entrepris à l'échelle internationale et l'établissement d'un dossier relatif à un compte satellite. On propose que la définition suivante soit utilisée dans les dossiers des tables conjointes et des groupes de travail. Certains éléments de la présente définition pourraient être éliminés à certaines fins. On convient que le terme " secteur du bénévolat " peut, dans certaines situations exclure les municipalités, les universités, les écoles et les hôpitaux (cette interprétation peut s'appliquer lorsque cela est approprié). Néanmoins, il était clair, au moment d'établir la présente définition, que ces établissements constituent un sous-groupe s'inscrivant dans une définition plus large d'organismes sans but lucratif qui comprend les organismes qui sont :
  1. ORGANISÉS - qui ont une certaine structure

  2. NON GOUVERNMENTAUX - qui ne relèvent pas des gouvernements

  3. SANS BUT LUCRATIF - ne versent pas les profits générés à leurs propriétaires ou administrateurs

  4. AUTOGÉRÉS - indépendants et capables de contrôler leurs propres activités

  5. BÉNÉVOLES - tirent avantage d'une certaine contribution volontaire de temps ou d'argent

Le secteur canadien du bénévolat

Nous mettons l'accent sur les organismes autogérés qui dépendent, dans une certaine mesure, de bénévoles, au moins pour leur gestion, qui ne font pas partie du gouvernement ou d'une entreprise ni ne sont contrôlés directement par eux, et qui ne tentent pas de verser des profits à leurs propriétaires ou administrateurs. Certains sont des organismes de bienfaisance inscrits, d'autres ne le sont pas. Le secteur comprend une divers multitude d'organismes (du petit groupe communautaire, jusqu'à la grande organisation-cadre nationale) qui enrichissent la vie des collectivités de diverses façons, comme dispenser des services, promouvoir des causes communautaires, encourager l'auto-assistance, promouvoir la foi et la pratique religieuse, faciliter le développement économique communautaire et international, et fournir du soutien financier à d'autres organismes bénévoles. Nous avons choisi le terme " secteur du bénévolat " pour désigner les organismes auxquels nous nous attachons, reconnaissant que certains organismes se fient à des employés rémunérés pour exercer leurs fonctions, même si tous les organismes sont dotés d'un conseil d'administration bénévole qui assure leur gestion. Nous avons retenu ce terme parce qu'il reflète non pas la nature de la main-d'oeuvre que ce secteur utilise, mais bien son esprit, son essence. Même si les limites du secteur du bénévolat sont floues, nous nous intéressons davantage à son noyau.

Tirée de : la définition utilisée dans le Système de comptabilité nationale des Nations Unies et dans le Johns Hopkins Comparative Nonprofit Sector Project; Consolider nos acquis : pour une meilleure gestion et transparence au sein du secteur bénévole au Canada, préparé par la Table ronde sur la transparence et la saine gestion dans le secteur bénévole; aussi utilisée dans Travailler ensemble : Rapport des Tables conjointes.

Justification

  1. On considère que l'établissement d'une définition a pour but d'indiquer à qui l'accord s'applique, et de veiller le plus possible à ce que tous les éléments du secteur puissent se retrouver dans la définition et, par conséquent, dans l'accord.

  2. La définition devrait être concise, porteuse de sens et utile dans le contexte de l'accord.

  3. Il est particulièrement indiqué d'utiliser la définition " internationale" (telle qu'énoncée par l'ONU et précisée dans le cadre du Johns Hopkins Comparative Noonprofit Sector Project) afin de maintenir l'uniformité avec les travaux internationaux. J'ai examiné un grand nombre de définitions, mais, ce faisant, j'ai acquis la ferme conviction qu'il est avantageux de s'inspirer de la définition internationale.

  4. L'expérience du groupe Broadbent a permis de mettre en lumière certains " points chauds " du secteur qui sont susceptibles de craindre d'être exclus, notamment les petits organismes qui exercent leurs activités à l'extérieur des grands centres, les groupes religieux, les groupes de revendication et les organismes de développement international. Certaines associations industrielles sans but lucratif sont susceptibles de s'inquiéter d'être incluses dans l'accord et, par conséquent, dans la définition. C'est pourquoi l'essentiel de la définition internationale est complétée au moyen d'exemples. À mon avis, il est préférable de s'attacher à nommer non pas des types particuliers d'organismes, comme dans la définition du groupe Broadbent, mais bien des activités.

  5. Le secteur doit s'assurer de ne pas être considéré uniquement comme un fournisseur de services; il est donc avantageux d'ajouter les fonctions de revendication et de développement communautaire/autoassistance.

  6. L'acceptation du terme " secteur du bénévolat " devrait être renforcée.
Ce qui est exclu

La définition " internationale " (celle de l'ONU et de Johns Hopkins) attribue cinq caractéristiques clés aux organismes de bénévolat : 1) organisés (c.-à-d. qu'il existe une certaine réalité institutionnelle); 2) privées (c.-à-d. qu'ils n'entretiennent aucun lien organisationnel avec les gouvernements [et j'ajouterais les entreprises]); 3) sans but lucratif (c.-à-d. que leurs activités ne sont pas de nature commerciale, et que les profits ne sont pas versés aux propriétaires ou administrateurs); 4) autogérés (capables de contrôler leurs propres activités et comptables au conseil d'administration); et 5) bénévoles (supposent la contribution volontaire de temps ou d'argent, et une adhésion libre).

La définition exclut nécessairement certaines caractéristiques et certains types de groupes du secteur. On tiendra compte des exclusions suivantes :

  1. Le bien public comme caractéristique clé (contrairement à la version initiale du groupe Broadbent), car il est impossible de s'entendre sur ce qui constitue le bien public, et comment on pourrait l'appliquer à l'échelle internationale. Le bien public, pris comme caractéristique de définition d'un organisme, devient particulièrement compliqué lorsqu'on y aborde la question des organismes religieux et des organismes de secours mutuel.

  2. Groupes occasionnels, temporaires et provisoires n'ayant aucune structure organisationnelle.

  3. Coopératives et groupes d'économie sociale (assorties de l'exigence de ne pas réaliser de profits).

  4. Syndicats fermés et associations professionnelles ou industrielles (p. ex. : Association des banquiers canadiens) où l'adhésion est obligatoire.

  5. Sociétés d'État ou organismes non seulement financés, mais complètement contrôlés par un gouvernement ou une entreprise.

Il faut noter que les types d'organismes suivants sont inclus dans la définition ou dans les exemples :

  1. Groupes qui ne dépendent du gouvernement que pour l'obtention de financement, dans la mesure où leur mandat et leurs activités ne sont pas pleinement contrôlés par un gouvernement (ou une entreprise) plutôt que par un conseil d'administration autonome.

  2. Organismes d'auto-assistance (dans la mesure où il s'agit d'organismes qui ne distribuent pas les profits) - un secteur croissant d'un grand nombre de collectivités et du domaine de l'action bénévole.

  3. Organismes philanthropiques, comme les fondations.

Appendice 2

 
 
      
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Dernière mise à jour le: 2012-05-21