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Ressources pour la responsabilisation et la gestion financière dans le secteur bénévole et communautaire
Tendance vers la gestion financière et la responsabilisationDans le secteur bénévole et communautaire En général, le niveau de confiance du public dans le secteur bénévole et communautaire est incroyablement élevé. Près de 80 % des répondants à un sondage ont dit avoir confiance dans les employés des organismes de bienfaisance et 84 % étaient d'avis que ces organismes utilisaient généralement les dons avec honnêteté1. Les gens ont plus confiance dans ces organismes que dans les secteurs public et privé. Pour maintenir cette confiance, les organismes n'ont de cesse d'améliorer la prestation des services, l'efficience et la responsabilisation envers les intervenants. Les Canadiens semblent également avoir certaines préoccupations à l'égard du secteur bénévole et communautaire. Cela est peut-être en partie attribuable à un article paru dans le magazine Maclean dans lequel on critiquait la façon dont une vingtaine d'organismes de bienfaisance oeuvrant dans le secteur de la santé géraient leurs finances, en particulier le pourcentage de revenus apparemment affecté à l'administration et aux salaires. Les organismes sans but lucratif souhaitent pouvoir expliquer leurs dépenses et leurs résultats de manière à démontrer comment ils s'acquittent de leur mission. Par exemple, les personnes qui ne connaissent pas bien le secteur bénévole et communautaire peuvent penser que tout le travail est accompli par des bénévoles et croire que les salaires font partie de l'" administration ". C'est en expliquant le rôle important du personnel rémunéré dans l'atteinte des objectifs de l'organisme qu'on renforce à longue échéance la position de celui-ci. Cinq plus grands facteurs motivant le prochain don des personnes qui se sont déclarées « entrepreneurs » :
Cinq plus grands facteurs motivant les autres personnes :
Il existe en outre un nouveau courant vers l'« entrepreneuriat social » ou la « philanthropie d'entreprise ». Non satisfaits de signer des chèques et de croire que les fonds seront dépensés à bon escient, de grands donateurs s'attendent à une responsabilisation au sens large. L'absence de fraudes ne leur suffit pas : ils veulent aussi des garanties concrètes et la preuve que les sommes octroyées donneront des résultats. Ces donateurs peuvent être plus « interventionnistes », par exemple, en voulant participer activement aux activités de l'organisme ou en demandant que les dons soient versés dans un fonds en particulier. En fait, certaines fondations, publications ou programmes de formation destinés aux philanthropes d'entreprise renseignent les donateurs et investisseurs sur le « rendement social du capital ». Les organismes bénévoles qui comprennent cela et qui peuvent établir de bons rapports avec l'entrepreneur social peuvent tirer parti de ce nouveau courant. Dans une étude, on établissait une distinction entre les donateurs : les entrepreneurs et les autres. On leur demandait quels étaient les cinq plus grands facteurs qui motivaient leur prochain don (voir l'encadré). Dans les deux groupes, la responsabilisation de l'organisme se classait parmi les cinq plus grands facteurs de motivation avec des raisons plus classiques de choisir un organisme . Il est donc clair que les organismes sans but lucratif comptant sur le soutien financier du public doivent adopter des mécanismes de responsabilisation. Ces dix dernières années, en raison des tendances et des événements susmentionnés, les intervenants attendent davantage des organismes sans but lucratif : non seulement veulent-ils que leurs fonds soient utilisés de manière responsable, mais ils veulent des résultats concrets. Les organismes doivent répondre aux besoins plus grands et plus complexes des collectivités, de même qu'aux exigences plus grandes des bailleurs de fonds et aux nombreuses attentes plus élevées qui touchent la responsabilisation et l'administration. Les processus de reddition de comptes et administratifs sont moins compliqués si l'organisme2 dispose des outils fondamentaux, dont un code d'éthique et de valeurs, des pratiques de gouvernance, des contrôles financiers, des structures de rapport et des mécanismes d'évaluation. Dans le secteur privé Des scandales ont éclaboussé des entreprises et ont fait la une des journaux dans le monde entier. Les investisseurs se soucient de plus en plus de la façon dont les sociétés fonctionnent et déclarent leurs revenus. Pour regagner la confiance des clients et des investisseurs, des entreprises canadiennes et américaines ont créé des groupes de travail et des comités chargés de recommander des moyens de réduire les fraudes et d'améliorer la responsabilisation. Il a notamment été recommandé de constituer des comités de vérification qui sont indépendants et au sein desquels des directeurs ayant des compétences en gestion financière font équipe avec un vérificateur indépendant pour examiner les contrôles financiers et le rendement de l'entreprise. Un autre mouvement se dessine dans le secteur privé : celui de la responsabilité sociale de l'entreprise, c'est-à-dire la relation globale de l'entreprise avec tous ses intervenants, à savoir les clients, les employés, les collectivités, les propriétaires-investisseurs, le gouvernement, les fournisseurs et les concurrents. La responsabilité sociale de l'entreprise comporte plusieurs éléments : extension des services à la communauté, relations avec les employés, souci de l'environnement et plus grande responsabilité sur le plan du rendement financier.
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| Dernière mise à jour le: 2012-05-21 | |