Projet pilote pancanadien Rapport final
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"Une grande flamme naît d’une petite étincelle. – Dante
Voilà quel est mon sentiment à l’égard
du Leadership Réseau. Cela peut paraître comme pas grand-chose, mais le fait d’avoir
ouvert mon esprit à ces idées et à ces concepts a changé ma vie.
Je fais les premiers pas d’un voyage qui durera ma vie entière. Un voyage qui m’aidera
et qui touchera la vie de beaucoup d’autres gens. Un cours comme celui-ci peut changer
la vie d’une personne!"
- 2004 Participant en Leadership Connext Niagara
Rédigé par:
Beverly Suderman, Gestionnaire du projet de l'IP, avec la collaboration
de Alison Burgoyne, Brenda Herchmer, Don Babey, Francine Charland, Glory Ressler, Grant MacDonald,
Lyn Russo, Lyne Michaud et les participants de 2004 de Leadership Réseau / Leadership
Connext
Résumé
Introduction
Le programme du Leadership Réseau
/ Leadership Connext
Les raisons de notre réussite
Différences régionales
Retombées pour la communauté
Ce que nous avons appris
Ce que nous ferions différemment
Recommandations
Prochaines étapes
Annexe 1 : Comparaison sommaire
Résumé
Le projet pilote de l'Initiative pancanadienne d'apprentissage (IPA)
reposait sur la collaboration de trois établissements d'enseignement avec des partenaires
du secteur bénévole en vue d'établir une école de leadership pour
le secteur bénévole dans quatre communautés canadiennes différentes
et éloignées les unes des autres : à Yellowknife (T.N.-O.), à Niagara-on-the-Lake
et à Ottawa (Ontario) et au Centre Tatamagouche en Nouvelle-Écosse, pour la région
des Maritimes.
Ces écoles de leadership avaient pour objet de renforcer les
capacités de leadership au sein du secteur bénévole, en fonction des compétences
de leadership définies par l'IPA.
Le programme offert consistait en un mélange d'ateliers et de
méthodes de télé-enseignement, avec un stage en résidence au début
du programme, suivi de travaux et de soutien en ligne et complété par un deuxième
stage en résidence à la fin du programme. Le premier stage en résidence
s'est tenu au printemps et au début de l'été de 2004 et le second, à
l'automne de 2004.
Le projet pilote pancanadien s'inscrivait dans le cadre plus large de
l'IPA, financée par le gouvernement du Canada par l'entremise de l'Initiative sur le
secteur bénévole et communautaire.
La philosophie du perfectionnement en leadership qui a guidé
le projet pilote pancanadien reposait sur la supposition que tous (personnel, bénévoles,
dirigeants, parties prenantes) ont à la fois la capacité et la responsabilité
de leadership autonome et que le leadership vient de l'intérieur; il s'agit d'une approche
transformationnelle du leadership. De plus, la facilitation du perfectionnement en leadership
exige impérativement une discipline de réflexion, de compréhension et d'action.
Se fondant sur cette philosophie, le groupe de travail du projet pilote pancanadien a formulé
14 principes devant orienter l'offre de stages de formation de perfectionnement en leadership
pour le secteur bénévole (voir le texte intégral du rapport).
Il était envisagé à l'origine que le projet pilote
pancanadien prendrait la forme d'un programme d'études normalisé offert en quatre
endroits, modifié éventuellement en fonction des les besoins du groupe. Le retrait
de l'une des partenaires et l'ajout ultérieur de La Cité collégiale parmi
les établissements d'enseignement où se déroulerait le projet ont fait
voir que des arrangements administratifs différents seraient nécessaires. En réponse
à cette évolution de la situation, la gestionnaire du projet de l'IPA a assumé
une fonction de coordination entre les lieux de mise en œuvre du projet et a travaillé
individuellement avec trois établissements d'enseignement distincts.
Ces changements ont eu des répercussions sur les aspects financiers
du projet ainsi que sur la charge de travail. À l'origine, le coût prévu
du projet était de 133 405 $, avec des contributions en nature de 38 063 $, soit 171
468 $1 au total. Son coût final, y compris les
contributions en nature et les frais de scolarité, s'est élevé à
305 103 $.
Ce que nous avons appris
Au sujet de l'inclusion sociale :
- Vu l'expérience de Yellowknife, nous soulevons la question
de la réconciliation comme condition préalable nécessaire à l'inclusion
sociale of Autochtones à la suite de leur longue colonisation.
- Sans des services d'approche particuliers à l'intention des
segments du secteur bénévole œuvrant auprès des gens marginalisés
de la société canadienne, il ne sera pas possible de répondre à
leurs besoins particuliers.
- Étant donné les pressions conjuguées d'une
forte demande et d'une limitation de ressources qui pèsent sur les organismes œuvrant
auprès des gens marginalisés2 , des défis
particuliers se posent lorsqu'il s'agit de promouvoir des programmes de perfectionnement en
leadership comme celui-ci et d'en justifier la pertinence, et donc l'utilité d'y consacrer
temps et argent.
- La participation à un stage d'apprentissage comme celui-ci
présente des difficultés à certains participants, notamment ceux ayant
une maladie chronique.
- La tenue de stages de perfectionnement en leadership dans les localités
rurales et éloignées exige le soutien d'organismes ayant une forte capacité
d'élaboration, de facilitation et de prestation de programmes. La participation d'un
partenaire externe, sensible à la dynamique des communautés éloignées
ou rurales, est d'importance capitale.
Au sujet des besoins du secteur bénévole :
- Le secteur bénévole a une diversité de besoins
sur le plan du perfectionnement en leadership, notamment :
o de renforcer le groupe actuel de leaders du secteur bénévole;
o de former le prochain groupe de leaders du secteur bénévole;
o d'établir des relations mutuellement bénéfiques entre les générations.
- Le taux élevé du roulement du personnel dans le secteur
bénévole a une incidence sur l'aptitude des gens à participer à
des programmes de ce genre.
- Le secteur bénévole est désireux de bénéficier
de programmes de formation répondant expressément à ses besoins.
- Le programme d'études initial élaboré pour le
Leadership Réseau / Leadership Connext apporte un avantage considérable
au secteur bénévole. Toutefois, compte tenu des contraintes financières,
des moyens viables d'offrir le programme restent à trouver.
Au sujet du perfectionnement en leadership :
- Les participants du secteur bénévole ont indiqué
une préférence marquée pour des stages de formation basés sur
des principes d'apprentissage des adultes.
- L'apprentissage étant une activité qui comporte une
prise de risques, il vaut mieux que certains aspects du perfectionnement en leadership se
déroulent en dehors du milieu de travail.
- Les participants ont tiré un plus grand profit de l'étude
approfondie de quelques sujets que d'un survol rapide de nombreux sujets.
Au sujet de la collaboration :
- La collaboration entre les établissements d'enseignement
et le secteur bénévole exige du temps, de la patience et une ouverture aux nouvelles
idées. Ce processus, destiné à susciter la confiance parmi les participants,
suppose l'élaboration d'un cadre commun de travail conjoint.
- L'existence de relations antérieures entre le secteur bénévole
et les établissements d'enseignement aide à faire connaître au secteur
les occasions de formation.
Au sujet de la mise en œuvre :
- Les programmes comportant ce degré de complexité doivent
être soutenus par des organismes ayant des compétences, une expérience
et une infrastructure de haut niveau ainsi que la capacité d'accorder beaucoup d'attention
aux détails.
- Des facilitateurs passionnés, dévoués et compétents
sont essentiels à une mise en œuvre réussie.
Prochaines étapes
- À Niagara : Le Centre pour le leadership communautaire a
reçu un financement pour organiser une école de leadership à l'intention
des jeunes du secteur bénévole en 2005.
- À Ottawa : Des plans sont en préparation pour répéter
en 2005 le Leadership Réseau et concrétiser sa réussite.
- À Yellowknife : Des négociations sont en cours pour
la tenue d'un atelier de suivi sur les besoins définis par le groupe. De plus, des
participants se sont inscrits à la formation d'animateur offerte par le portail du
secteur bénévole afin de faciliter le recours à la technologie.
- En Nouvelle-Écosse : Des efforts de financement sont en cours
en vue d'assurer un large accès à un programme de suivi, éventuellement
à l'intention d'un groupe sous-sectoriel. Les deux organismes sont en train d'intégrer
le perfectionnement en leadership pour le secteur bénévole dans leur planification
stratégique et d'appliquer l'expérience acquise à la conception de nouveaux
ateliers et cours.
Introduction
Le projet pilote de l'Initiative pancanadienne d'apprentissage (IPA)
reposait sur la collaboration de trois établissements d'enseignement avec leurs comités
consultatifs du secteur bénévole en vue d'offrir un programme de perfectionnement
en leadership pour le secteur bénévole dans quatre communautés canadiennes
différentes et éloignées les unes des autres :
- le Centre pour le leadership communautaire (CLC) du Collège
Niagara a offert le Leadership Réseau à Niagara-on-the-Lake et à
Yellowknife, en collaboration avec le YWCA de Yellowknife;
- La Cité collégiale a offert le Leadership Réseau
à Ottawa à l'intention des francophones de l'Est de l'Ontario;
- le Collège Henson de l'Université Dalhousie a offert,
conjointement avec le Centre Tatamagouche, le Leadership Réseau en Nouvelle-Écosse
à l'intention de du secteur bénévole des Maritimes.
Le leadership réparti3
au sein du projet pilote pancanadien
L'atmosphère créée du cours du pilot projet a fait
que chacun se sentait libre de formuler et de partager de nouvelles idées. La coopération
de tous était nécessaire pour mettre sur pied le projet pilote pancanadien, et
la réussite a couronné cet effort commun malgré les difficultés
qu'ont causées les changements de personnel au cours du projet.
Pendant l'étape d'élaboration du projet pilote pancanadien,
le leadership a été réparti comme suit :
- contribution au contenu par le comité consultatif du CLC du
Collège Niagara;
- préparation conjointe du programme d'études (par Lyn
Russo et Glory Ressler au CLC, Grant MacDonald et Wayne Edgar à Dalhousie / Centre
Tatamagouche);
- utilisation de la rétroaction des participants comme moyen
de modifier le contenu (d'après les besoins et le niveau des compétences du
groupe; rétroaction écrite et orale du début à la fin);
- formulation conjointe de la philosophie du leadership, de la présentation
du projet pilote et de la structure de rapports;
- large diffusion du programme d'études (en ligne pour les
participants et les responsables d'autres projets pilotes) et intention de l'élargir
davantage.
Durant l'étape de mise en œuvre, le leadership a été
réparti comme suit :
- nombreux facilitateurs;
- activités, coordination et exécution en collaboration
(CLC de Niagara et YWCA de Yellowknife; Collège Henson et Centre Tatamagouche);
- réponse aux besoins de multiples parties prenantes et intégration
de la rétroaction dans l'adaptation exercices d'apprentissage facilités.
Dans la pratique, comment cela a-t-il fonctionné?
La gestionnaire du projet de l'IPA a facilité la planification
de l'élaboration et de la mise en œuvre du projet pilote pancanadien lors de trois
rencontres avec l'équipe : en novembre 2003 (discussions préparatoires sur le
processus), en mars 2004 (planification de la mise en œuvre) et en novembre 2004 (discussion
des apprentissages et planification du rapport final).
Le CLC a pris la direction de l'élaboration du programme d'études,
travaillant en étroite collaboration avec son comité consultatif du secteur bénévole
et s'inspirant largement des compétences de leadership de l'IPA. Ce programme de base
a ensuite été présenté, puis modifié à des degrés
variables, dans chacune des communautés où le projet pilote pancanadien devait
être offert.
En Nouvelle-Écosse, le comité consultatif souhaitait que
l'accent porte davantage sur la conscience de soi et moins sur les compétences organisationnelles.
Il souhaitait également que l'on accorde plus d'importance à la diversité
et aux habiletés de négociation et de coopération, ce qui a nécessité
la création de nouvelles unités de contenu.
À Ottawa, le programme d'études a été modifié
et traduit afin de répondre aux besoins de la communauté franco-ontarienne. À
Yellowknife, le programme a été modifié au cours de la tenue de l'atelier
en raison de la grande expérience des leaders du secteur bénévole qui composaient
le groupe participant.
La philosophie du Leadership
Réseau / Leadership Connext
En quoi le Leadership Réseau / Leadership Connext différait-il
d'autres écoles de leadership? La différence tenait, en partie, à l'étroite
collaboration entre le bénévole et les établissements d'enseignement qui
a présidé à l'élaboration du programme de l'école de leadership
et en partie au fait que le programme était basé sur des compétences de
leadership définies par et pour le secteur bénévole.
La différence essentielle, cependant, était que cette
école de leadership s'inspirait d'une philosophie de leadership transformationnel, tel
que formulée par les responsables du projet pilote pancanadien4.
Notre philosophie de leadership
Qualité essentielle à tout leader dans la communauté,
le leadership s'avère la courroie de transmission nécessaire
à la réussite de l'ensemble des fonctions de la gestion moderne.
Dans le secteur bénévole postmoderne, complexe et en évolution
rapide, le leadership est un travail tous azimuts. Cela signifie que les particuliers doivent
connaître et intégrer leur mode propre et leurs capacités de leadership
et chercher activement des occasions de perfectionnement (se diriger d'abord soi-même
pour pouvoir ensuite diriger les autres). Elle suppose que les leaders adoptent et façonnent
pour eux-mêmes une perspective d'apprentissage continu. Les leaders doivent incarner le
changement qu'ils souhaitent par des réponses éthiques, novatrices, participatives
et stratégiques à des conditions complexes, à leurs multiples responsabilités,
aux groupes d'intervenants et aux défis du ressourcement. Le succès des leaders
tient à leur habileté à définir une vision inspirante et à
mobiliser le soutien et l'action nécessaires à sa réalisation.
Le leadership est aussi important dans le sens que tous sont appelés
à jouer un rôle de leadership peu importe leur statut d'employé. Le leadership
est une façon d'être et d'agir au sein d'un organisme qui se veut une communauté
apprenante, telle que définie par Senge.
Notre approche à la facilitation du perfectionnement
en leadership dans le secteur bénévole
Notre philosophie de leadership suppose que tous (personnel, bénévoles,
leaders, parties prenantes) ont à la fois la capacité et la responsabilité
de leadership autonome. L'un des éléments clés de constitution de systèmes
sains est la reconnaissance, par chacun, de ses capacités et de sa responsabilité
et l'exercice d'un leadership autonome à l'appui des objectifs communs. Quand nous sommes
capables de diriger notre propre développement, notre propre transformation, au moyen
d'une vision et d'une action personnelles et professionnelles inspirées, nous sommes
alors prêts à acquérir et à appliquer les habiletés particulières
qui nous serviront à faciliter le leadership et le développement général
d'autres entités, qu'il s'agisse d'équipes, d'organismes, de communautés,
de nations ou de collectifs internationaux.
Les établissements d'enseignement doivent jouer un rôle
actif dans la promotion du perfectionnement en leadership communautaire, notamment par l'entremise
de leurs propres réseaux, tels que les comités consultatifs des programmes qui
forment des travailleurs communautaires, des étudiants qui travailleront à leur
tour dans la communauté, ainsi que par tout projet pouvant impliquer les agences et services
communautaires de la région.
Pour promouvoir et renforcer les capacités de leadership au sein
du secteur bénévole, il faut aller au-delà des fondements théoriques
et des principes. Il faut fournir aux employés et membres de conseil du secteur bénévole
l'occasion de pratiquer et de mettre en œuvre certains outils et modèles en utilisant
leurs propres expériences et situations réelles dans leur milieu de travail. Le
formateur joue un rôle d'expert-conseil, de facilitateur et de mentor pour appuyer les
intervenants dans la découverte d'eux-mêmes et de leur organisation.
Pour faciliter le perfectionnement en leadership, une discipline de
réflexion, de compréhension et d'action est essentielle.
Les principes qui ont
guidé notre approche des défis du perfectionnement holistique en leadership pour
le secteur bénévole
| Cette expérience unique en
son genre, novatrice et efficace de formation en leadership m’a permis de réévaluer
mes objectifs de leadership, tant personnels que sectoriels et m’a donné le
regain d’énergie qui m’amènera à les réaliser. |
Notre approche s'inspirait principalement des quatre domaines de leadership
de l'IPA : l’individu, l’organisme, la communauté et le monde. Nous avons
examiné le leadership dans une perspective transformationnelle plutôt que situationnelle,
ce qui supposait :
- une démarche qui appelle à se transformer soi-même
avant de transformer le monde;
- la discipline de l'auto-réflexion;
- l'acceptation de suspendre son jugement;
- l'acceptation de critiquer ses propres suppositions et prémisses,
notamment celles fondées sur le sexe, la race, l'habileté, l'orientation sexuelle
et d'autres motifs;
- un intérêt pour mieux comprendre ce que cela signifie
de vivre dans une société globale;
- l'ouverture à un changement de ses propres convictions et
à la persuasion;
- la capacité d'entretenir des vues conflictuelles;
- une tolérance pour l'ambiguïté;
- la curiosité
- l'alliance du cœur et de l'esprit dans l'agir.
| J’étais prêt à
m’engager dans cette direction, mais rien ne correspondait à ce que je voulais
vraiment. Ce programme m’a donné de l’information du niveau de complexité
qu’il me fallait. |
Les principes suivants, qui ont constitué la base de notre approche
à l'école de leadership, sont essentiels à un travail efficace dans tout
projet de renforcement des capacités du secteur bénévole :
- Les approches pour encourager le perfectionnement en leadership dans
le secteur bénévole passent par l'établissement d'un réseau
de communication efficace et proactif (bulletin, portail, conférence, formation,
etc.) et par la diffusion des histoires de réussite.
- Le contenu de tout programme ciblé de perfectionnement
en leadership doit répondre aux besoins des participants du secteur bénévole,
lesquels varieront selon la géographie, le profil démographique, l'expérience
de travail et la représentation sous-sectorielle au sein du groupe.
- Les facilitateurs doivent être hautement
qualifiés et chevronnés afin de pouvoir apporter sur-le-champ des changements
au contenu et aux activités de manière à donner une expérience
plus valable et pertinente aux groupes particuliers et aux apprenants individuels, c'est-à-dire
s'adapter aux besoins et à l'expérience du groupe.
- Au cours de l'élaboration du programme, il faut assurer un
équilibre entre :
- l'apprentissage et les activités cognitives (au moyen
d'exposés et de lectures);
- le perfectionnement des compétences (par des exercices
d'application des acquis);
- les activités autonomes (moments de loisir, réflexion,
temps d'arrêt);
afin de façonner un modèle de comportement professionnel et organisationnel
durable ET de montrer la valeur de la réflexion, de l'utilité de «
ralentir pour pouvoir accélérer », de « travailler mieux, plutôt
que plus fort ». Il est important que cela fasse partie intégrante de la
structure et de la prestation de la formation, puisque les leaders du secteur bénévole
devront adopter cette approche s'ils veulent réussir personnellement et professionnellement!
Elle soutient également le modèle apprentissage actif et l'adaptation des
compétences de base.
- Les exercices avec facilitation utilisés
pour aider l'assimilation des acquis doivent être variés, tant
par leur structure (individuels, en tandem, en petit groupe et en plénière)
que par leur nature (réflexion, extrapolation, création, physiques, visuels,
auditifs, etc.). L'enseignement traditionnel par exposé doit être évité
ou réduit au minimum; les principes d'apprentissage des adultes doivent sous-tendre
toutes les activités.
- Il faut faire bien attention de distinguer le leadership
de la gestion dans le secteur bénévole, tout en reconnaissant que le
leadership comprend la gestion parmi ses champs d'action5.
- La formation doit être structurée et donnée de
façon à favoriser l'établissement de relations et un
apprentissage entre pairs (p. ex., temps pour réseauter, variation de la composition
des tandems et petits groupes, connexions établies ou favorisées par les facilitateurs
en fonction des forces, des expériences et des besoins des particuliers dans le groupe).
- Il faut insister sur le fait que le perfectionnement en leadership
(comme l'apprentissage) est un cheminement qui dure la vie entière.
Cette approche aide les personnes à se donner une culture individuelle d'apprentissage
et à composer avec la complexité et l'ambiguïté.
- Les facilitateurs doivent être sensibles au contenu
et au processus et être habiles à poser les bonnes questions
et à apporter des expériences enrichissantes et exigeantes, plutôt
qu'à fournir des réponses. Il arrive souvent qu'il n'y ait pas de bonne réponse
dans certaines situations, bien qu'il puisse y avoir plusieurs choix qui sont meilleurs que
certaines « mauvaises » réponses.
- Au terme de la période d'apprentissage, les facilitateurs
doivent avoir transféré la responsabilité du perfectionnement
continu au groupe et avoir donné aux membres du groupe des occasions de pratiquer
et de démontrer leur leadership (p. ex., diriger le groupe ou faciliter les
exercices, prendre l'initiative d'une action indépendante relativement à des
projets, à une recherche, etc.).
- L'aspect spirituel du leadership doit être
abordé par le travail portant sur l'éthique, les valeurs, la vision et la mission
ou objet. Il peut également être abordé sous l'angle de l'art, de la musique
et d'autres moyens de création.
- Chacun des quatre aspects des compétences de leadership
(complexité, stratégies et gestion des ressources, vision et alignement et relations)
doit être examiné à chacun des niveaux d'entités
(l’individu, l’organisme, la communauté et le monde).
- Un modèle d'apprentissage actif doit sous-tendre l'événement
de formation. Une partie de la programmation était basée sur le modèle
Generon, selon lequel la qualité de nos conversations et la qualité des relations
dans une situation influent sur la qualité du « produit », c'est-à-dire
que plus la qualité des conversations et des relations est élevée, plus
la qualité des résultats finals le seront. En Nouvelle-Écosse, c'est
le modèle « théorie-action-réflexion » qui a servi de fondement.
- L'établissement d'objectifs individuels (personnels
et organisationnels) doit servir à souligner le caractère permanent du perfectionnement
en leadership et fournir un cadre pour y réfléchir. L'exigence de partager avec
le groupe les objectifs individuels renforce cette démarche.
| Le Leadership Réseau est un moyen
magnifique de déterminer ses forces et ses faiblesses et de s'encourager à vivre une vie
honnête. |
Le programme du Leadership Réseau
/ Leadership Connext
Le programme était envisagé comme un mélange d'ateliers
et de méthodes de télé-enseignement, basé sur une philosophie de
leadership transformationnel, avec un stage en résidence au début du programme,
suivi de travaux et de soutien en ligne6 et complété
par un deuxième stage en résidence à la fin du programme. Le programme
s'est déroulé comme suit :
| Lieu |
1er stage |
2e stage |
Nombre
de participants (début / fin) |
Niagara-on-
the-Lake |
3-5 mai 2004 |
16-18 août 2004 |
27 / 22 |
| Ottawa |
5-7 mai 2004 |
23-25 août 2004 |
10 / 10 |
| Nouvelle-Écosse |
9-11 juillet 2004 |
8-10 septembre 2004 |
20 / 14 |
| Yellowknife |
9-11 juin 2004 |
6-8 octobre 2004 |
16 / 12 |
Le projet a éprouvé des difficultés du fait de
changements de personnel, de calendriers serrés et d'un manque de financement qui aurait
permis des rencontres face-à-face plus fréquentes. De plus, la responsabilité
fiduciaire pour le projet est passée, à mi-parcours, du Regroupement des organisations
nationales bénévoles aux Fondations communautaires du Canada, ce qui a accru le
temps d'administration consacré à la renégociation du protocole d'entente
entre chaque collège et le nouveau fiduciaire.
Social Inclusion :
NOTE 1 : Une information détaillée sur les participants
d'Ottawa n'est pas disponible.
NOTE 2 : Les participants ont été invités à cocher toutes les cases
qui s'appliquaient à eux, de telle sorte que les totaux dépassent le nombre de
participants.
NOTE 3 : Les données ont été recueillies à la fin du deuxième
stage résidentiel de trois jours, de telle sorte qu'il y a une sous-représentation
importante des participants ayant une maladie chronique.
| Vocation
organisationnelle |
|
|
Auto-identification
personnelle |
| Sans-abri |
16 |
1 |
Sans-abri |
| Réfugiés |
6 |
4 |
Immigrants |
| Immigrants |
12 |
4 |
Minorités visibles |
| Minorités visibles |
15 |
2 |
Autochtones |
| Autochtones |
18 |
12 |
Jeunes |
| Jeunes |
33 |
9 |
Régions rurales et nordiques |
| Régions rurales et nordiques |
22 |
11 |
Francophones hors Québec |
| Francophones hors Québec |
14 |
3 |
Malades chroniques |
| Malades chroniques |
14 |
3 |
Personnes en pauvreté |
| Personnes en pauvreté |
22 |
4 |
Personnes handicapées |
| Personnes handicapées |
22 |
4 |
Chômeurs |
| Chômeurs |
24 |
2 |
Gais / lesbiennes / bisexuels / transgenderistes |
| Questions d'orientation sexuelle |
7 |
|
|
| Autres |
7 |
4 |
Autres |
Coûts du projet :
Il était envisagé à l'origine que le projet pilote
pancanadien prendrait la forme d'un programme d'études normalisé offert en quatre
endroits, modifié éventuellement en fonction des les besoins du groupe. Le retrait
de l'une des partenaires et l'ajout ultérieur de La Cité collégiale parmi
les établissements d'enseignement où se déroulerait le projet ont fait
voir que des arrangements administratifs différents seraient nécessaires.
En réponse à cette évolution de la situation, la
gestionnaire du projet de l'IPA a assumé une fonction de coordination entre les lieux
de mise en œuvre du projet et a travaillé individuellement avec trois établissements
d'enseignement distincts. Ces changements se sont répercutés lourdement sur la
charge de travail de la gestionnaire du projet, tant pour le temps accru consacré à
l'administration que pour le temps imprévu de coordination, ainsi que sur le coût
imputé au budget de l'IPA pour des rencontres directes avec des membres du groupe pan-canadien
(novembre 2003, mars 2004 et novembre 2004).
À l'origine, le coût prévu du projet était
de 133 405 $, avec des contributions en nature de 38 063 $, soit 171 468 $7
au total. En raison des changements intervenus au sein de l'équipe du projet, tout particulièrement
le retrait d'un collège de langue anglaise et l'ajout d'un collège de langue française,
des coûts supplémentaires de traduction et d'adaptation ont dû être
supportés. L'une des conséquences imprévues de ces changements, exacerbés
par le départ de membres clés du personnel à certains endroits au cours
du projet, a été l'augmentation du temps exigé des concepteurs du programme
d'études, qui s'est traduite par des contributions en nature énormes de la part
de particuliers, bien au-delà de celles engagées par les établissements
d'enseignement.
| Mes attentes ont été
dépassées et de loin. Beaucoup de participants et de facilitateurs extraordinaires,
des cours admirables et toute une panoplie d’outils à rapporter. |
Les dépenses imputées au projet (à l'exclusion
du temps et des contributions en nature de la gestionnaire du projet) ont été
de 144 756 $, plus des frais de 5 252 $ au titre des réunions supplémentaires.
Les frais de scolarité ont atteint 16 800 $ et les contributions en nature, 138 295 $.
Le coût final du projet, y compris les contributions en nature et les frais de
scolarité, s'est élevé à 305 103 $8.
Voir l'annexe pour une ventilation détaillée.
Défis :
Les défis clés de la mise en œuvre du projet peuvent
être regroupés comme suit :
- Les interactions entre le comité consultatif du secteur bénévole,
les concepteurs du programme d'études et le CLC ont pris plus de temps que prévu,
bien que le produit final ait justifié le temps consacré. Cependant, ce temps
de planification avait été sous-estimé à l'origine, ce qui s'est
répercuté sur toutes les autres dimensions de la mise en œuvre du projet,
parce que la planification se déroulait en même temps que les efforts de promotion.
Étant donné les activités de collaboration et les communications connexes
plus étendues qui ont été nécessaires pour élaborer le
programme d'études, les contraintes de temps ont été aggravées.
- Il y a eu confusion quant au moment où les produits du programme
d'études seraient prêts, ce qui a entraîné des délais extrêmement
serrés pour la traduction et la préparation de la formation en langue française.
Le personnel de La Cité collégiale a déployé des efforts surhumains
pour respecter les délais imposés en raison des retards d'envoi des documents
du Collège Niagara. (Comme les activités de promotion étaient déjà
en cours, il était impossible de repousser les dates pour disposer de plus de temps.)
- Vu la complexité des arrangements administratifs, alliée
au besoin de coordination du pilot projet, la structure de rapports entre les établissements
d'enseignement individuels et l'IPA a été élaborée conjointement
en réponse à la nature changeante du projet et à l'intérieur du
cadre fixé par les accords de contribution Agreements et les protocoles d'entente initiaux.
Cependant, des changements du personnel de gestion dans deux des trois établissements
d'enseignement ont suscité d'énormes difficultés pour tous, lesquelles
ont été aggravées par un changement de fiduciaire à mi-parcours
et l'arrivée d'un nouvel agent de projet, tous deux avec des attentes différentes
de leurs prédécesseurs. Il serait juste de penser que les organismes ou établissements
souhaitant se lancer dans un projet de ce genre seraient bien avisés de ne pas reprendre
les mêmes arrangements administratifs.
- Bien que le portail se soit avéré extrêmement
utile comme source centralisée où obtenir de l'information sur le Leadership
Réseau, dans ce cas également la mise en marche a pris beaucoup plus de temps
que prévu. Les principaux problèmes tenaient aux retards à établir
les comptes des participants pour leur apprentissage en ligne et à rendre la documentation
disponible avant le début de la formation.
| Notre organisme commence à prendre
conscience de l'intérêt d'investir dans la formation du personnel grâce à l'information
sur le Leadership Réseau que j'ai rapportée. |
Pour les rapports particuliers des différents lieux de mise en
œuvre du projet, veuillez consulter les annexes pertinentes.
Les raisons de notre réussite
Les facteurs clés de la réussite du projet pilote du Leadership
Réseau / Leadership Connext sont les suivants :
- Tous les organismes partenaires avaient l'enthousiasme, l'infrastructure et les compétences
nécessaires pour mettre sur pied un projet de ce genre et de cette complexité
malgré les budgets et les délais serrés. Ils étaient également
prêts à se risquer avec un projet qui n'avait pas fait ses preuves, avec des
arrangements administratifs nouveaux ainsi qu'avec des partenaires inconnus! En outre, il
y avait à chaque endroit une équipe chargée de la logistique, ce qui
a permis aux facilitateurs et aux participants de concentrer toute leur attention sur le programme
lui-même.
- Les facilitateurs de haut niveau, qui ont aussi travaillé
comme concepteurs ou adaptateurs du programme d'études, ont été essentiels
à la réussite du projet. Le mode et la matière de la facilitation ont
suscité un climat d'apprentissage dans lequel les participants se sentaient à
l'aise d'y aller de leur contribution et d'être mis au défi, d'inspirer et de
se laisser inspirer et de réfléchir à leurs habiletés et d'en
essayer de nouvelles. La grande qualité de la facilitation a permis aux participants
d'entreprendre un cheminement de leadership qui durera toute leur vie. La passion et le dévouement
que les facilitateurs ont apportés au projet ont été une réelle
inspiration!
- Les comités consultatifs du projet à Niagara et à
Halifax ont joué un rôle important dans la détermination du contenu du
programme d'études, s'assurant qu'il était directement pertinent au secteur
bénévole et aidant aux activités de promotion et de recrutement de participants.
À Niagara, les membres du comité consultatif ont également joué
un rôle concret au cours des ateliers eux-mêmes.
- Le modèle des compétences de leadership de l'IPA,
en tant que fondement du programme d'études qui a été élaboré,
a donné aux participants l'occasion d'explorer les diverses dimensions du leadership
dans le secteur bénévole, notamment sur le plan de l'individu, de l'organisme
et de la communauté dans son ensemble.
- Les lieux de résidence retenus pour l'atelier ont eu une
grande importance quant au climat général qui s'est créé pendant
le Leadership Réseau. Toutes les installations résidentielles étaient
simples, sans luxe, mais situées dans un environnement naturel dont la beauté
inspirait l'esprit et reposait le corps et l'âme. Plus important encore, toutes les
installations étaient assez spacieuses et polyvalentes pour accommoder les diverses
activités prévues dans le programme d'études, bien que dans certains
cas il ait fallu faire preuve de créativité. À Niagara par exemple, l'atelier
sur le processus du forum ouvert était bondé de 25 participants. L'exiguïté
du laboratoire d'informatique à Yellowknife, conçu pour huit stagiaires, a nécessité
de scinder le groupe en deux, et même là, les participants étaient à
l'étroit.
- L'énergie, la passion et l'engagement des participants eux-mêmes,
qui ont grandi, se sont épanouis, se sont laissés inspirer et qui sont repartis
de leur nouveau savoir, y ont été pour beaucoup. Leur intérêt profond
et passionné pour le perfectionnement en leadership et le changement social a été
un ingrédient essentiel du climat qui s'est instauré pendant le Leadership
Réseau / Leadership Connext. Le nombre idéal de participants est de 10
à 20 par groupe.
- Le Leadership Réseau / Leadership Connext répondait
à un besoin reconnu au sein de la communauté pour un apprentissage d'un leadership
propre au secteur bénévole9.
- Le cahier de documentation remis aux participants, basé sur
le programme d'études, répondait à leurs besoins et constituait une excellente
ressource pour consultation future. La documentation préparée se prête
d'ailleurs à la modularisation ou à d'autres adaptations en fonction de divers
besoins de formation du secteur bénévole.
- La conception du programme d'études reposait sur des principes
d'apprentissage des adultes, selon une approche holistique de la personne; les diverses activités
ont permis d'utiliser différents modes d'apprentissage.
- Ce genre de programme n'aurait pas été possible sans
des subventions considérables, qui, dans ce cas, ont été accordées
par le gouvernement du Canada. Fait d'importance capitale, le financement prévoyait
l'élaboration du programme d'études, le subventionnement des frais de participation
et – luxe inouï pour beaucoup d'établissements d'enseignement ces jours-ci
– la publicité dans les journaux.
Différences régionales
dans la prestation du programme
Partenariats :
- En Nouvelle-Écosse, le Collège Henson d'éducation
permanente de l'Université Dalhousie et le Centre Tatamagouche se sont associés
pour offrir le Leadership Réseau. Même si les deux partenaires partageaient une
philosophie éducationnelle commune, chacun a apporté au projet des compétences
complémentaires. C'était, pour le Collège Henson, une orientation marquée
pour le contenu et la théorie, en particulier dans les domaines de la communication
interpersonnelle, de la résolution des conflits et de la négociation, de même
qu'une solide expérience des questionnaires d'auto-évaluation et des techniques
de simulation de rôle. Outre les locaux, les forces du Centre Tatamagouche résidaient
dans les domaines de l'apprentissage réflexif, de la dynamique de groupe, de la sensibilisation
au racisme et à la diversité et de la justice sociale. Les deux établissements
ont fait d'importantes contributions en nature de ressources professionnelles et, dans le
cas de Dalhousie, de ressources institutionnelles. Le programme n'aurait pas été
possible sans un intérêt personnel et organisationnel pour le perfectionnement
dans le secteur bénévole, un enthousiasme pour de nouvelles méthodes
de facilitation de l'apprentissage et l'attente de se faire davantage reconnaître, grâce
aux résultats du projet, comme une ressource éducationnelle pour le secteur
bénévole.
| Grand merci d'avoir offert aux jeunes
gens l'occasion d'être visionnaires et des bases pour réaliser leurs visions. |
Demandes et sélection des participants :
- En Nouvelle-Écosse, le processus de sélection des participants
exigeait que chaque candidat présente un énoncé personnel et une lettre
de soutien d'un organisme bénévole. Les organisateurs étaient d'avis
que ce processus augmentait considérablement l'engagement et l'estime de soi des participants,
ainsi que la compréhension qu'aurait le facilitateur des besoins, des attentes et des
points forts de chaque personne admise dans le groupe.
- À Yellowknife, l'organisme hôte, le YWCA, a envoyé
une invitation personnelle aux participants éventuels en se basant sur sa connaissance
du secteur bénévole dans cette communauté relativement petite. Il n'y
avait pas de processus de présentation de demande. Le groupe ainsi constitué
était diversifié à bien des égards, mais homogène en ce
sens que presque tous les participants occupaient un poste supérieur au sein de leur
organisme, ce qui est peut-être caractéristique des organismes du Nord, dont
les effectifs sont très restreints.
- À Niagara-on-the-Lake, les candidats devaient présenter
une demande, mais le nombre prévu de demandes a été surestimé,
si bien que tous les candidats ont été admis, en fin de compte. Les facilitateurs
n'ont pas vu les demandes avant l'atelier, ce qui explique qu'il y a eu au moins un cas problématique
attribuable à l'état de santé mentale du participant.
Modèle d'enseignement appliqué à la planification
et à la prestation du programme :
- En Nouvelle-Écosse, le modèle d'enseignement appliqué
à la planification et à la prestation du programme était d'importance
critique. Le programme d'études s'articulait autour de l'application du modèle
d'apprentissage « théorie-action-réflexion », qui est le fondement
de l'approche de Tatamagouche dans la conception de programmes et qui sous-tend ou oriente
le travail en éducation permanente à l'Université Dalhousie.
- À Yellowknife et à Niagara-on-the-Lake, c'est le modèle
Generon qui a servi pour la planification et la prestation du programme; dans ce modèle,
la qualité de nos résultats dépend de la qualité de notre pensée,
de nos conversations et de nos relations.
Facilitation :
- En Nouvelle-Écosse, l'équipe de facilitation était
composée facilitateurs supérieurs et « subalternes ». Grant MacDonald,
du Collège Henson d'éducation permanente de l'Université Dalhousie, et
Wayne Edgar, du Centre Tatamagouche, qui est aussi le concepteur du programme d'études
utilisé en Nouvelle-Écosse, ont agi comme facilitateurs supérieurs tout
au long du programme. La présence de deux facilitateurs « subalternes »
dans l'équipe de facilitation visait à favoriser l'objectif de former la prochaine
génération de leaders et à atténuer l'écart d'âge
entre les membres de l'équipe et les participants plus jeunes.
- À Yellowknife, la composition de l'équipe de facilitation
a varié grandement. Pendant les trois premiers jours, Glory Ressler, l'un des conceptrices
du programme d'études, a été la facilitatrice principale, assistée
de deux facilitatrices volontaires, Bev Suderman et Carol Pupo, en partie parce qu'un conflit
d'horaire empêchait Lyn Russo d'y être. Ken Balmer y est aussi allé d'une
participation spéciale à cette occasion. En octobre, Glory Ressler et Lyn Russo,
conceptrices du programme d'études et facilitatrices à Niagara, ont facilité
conjointement le deuxième stage de trois jours.
- À Niagara-on-the-Lake, Glory Ressler et Lyn Russo, conceptrices
du programme, ont facilité conjointement les deux stages. Elles ont bénéficié
de la participation spéciale de Janice Wismer, vice-présidente principale aux
ressources humaines, Canadian Tire, et de Ken Balmer, futuriste, qui a posé des défis
au groupe sur les enjeux qu'indiquent les tendances observées dans le secteur bénévole.
- À Ottawa, c'est Francine Charland qui s'est chargée,
à elle seule, d'adapter le programme d'études à un auditoire franco-ontarien
et de faciliter l'atelier, sauf pour une participation spéciale de Lynne Toupin et
de Ken Balmer.
Horaire :
- À Ottawa, les participants ont trouvé que l'exigence
de résider sur place et les longues journées nuisaient à leur apprentissage.
L'exigence de résidence posait des difficultés et, exception faite des participants
de l'extérieur d'Ottawa, ils ne l'ont pas trouvée utile. De plus, les participants
étaient d'avis que les activités se déroulant en soirée, après
une longue journée en atelier, étaient excessives.
- À Niagara-on-the-Lake et en Nouvelle-Écosse, les participants
ont réellement apprécié l'exigence de résider sur place, bien
que certains d'entre eux aient trouvé difficile de prendre les arrangements voulus,
notamment dans les cas où il fallait faire garder de jeunes enfants. Ils ont constaté10
que l'exigence de résidence introduisait une pause de leur surmenage quotidien et leur
permettait de se concentrer sur le travail à accomplir et de se ressourcer –
une bonne illustration que « le changement vaut le repos ». Il n'y a eu aucune
plainte concernant les activités en soirée.
- À Yellowknife, un certain nombre de participants ont choisi
de faire la navette chaque jour jusqu'au centre de retraite, accommodement que la YWCA a permis
à condition que leur absence ne se fasse par remarquer, c'est-à-dire que les
navetteurs soient sur place pour tous les repas et qu'ils ne partent pas avant la fin des
activités en soirée. Vu la proximité du centre de retraite et le peu
de participants qui se sont prévalus de cette possibilité, la dynamique de groupe
n'en a pas souffert et les besoins de toutes les parties ont trouvé satisfaction.
Ressources :
- En Nouvelle-Écosse, des ressources du projet ont été
affectées à l'achat de divers outils d'auto-évaluation (p. ex., Learning
Style Inventory et FIRO-B). Bien que dispendieux, ils ont été, de l'avis des
participants, très utiles dans leur apprentissage.
- À Yellowknife et à Niagara-on-the-Lake, l'accent a
été mis sur les outils d'auto-évaluation disponibles gratuitement sur
l'Internet ou d'autres sources. Quoique les participants les aient utilisés, ils ont
trouvé que les résultats donnés étaient plutôt superficiels
et pas très utiles; cependant pas ces outils avaient l'avantage d'être facilement
disponibles pour le travail en cours dans leurs organismes.
- À Ottawa, l'exercice de rédaction d'un journal quotidien,
dans un cahier fourni par le programme, a été signalé de façon
particulière pour son utilité en tant qu'outil d'aide à l'apprentissage.
Recours à l'apprentissage en ligne et à d'autres technologies
- Le branchement à l'Internet pour avoir accès aux facilitateurs
et envoyer ses travaux a été très bien accueilli à Yellowknife.
Malgré les difficultés de mise en œuvre, les participants étaient
très enthousiastes devant les possibilités qu'offre cette technologie pour se
relier entre eux et avec le reste du monde.
- Les problèmes de mise en œuvre du portail du secteur
bénévole en tant que moyen de soutien du projet pilote pancanadien se sont avérés
un obstacle à Ottawa, tant sur le plan technologique qu'en raison de l'absence de soutiens
offerts en français.
- Les participants en Nouvelle-Écosse, notamment les plus jeunes,
ont utilisé un babillard électronique au cours de l'été et y ont
affiché une centaine de messages. Ils ont signalé combien ce moyen était
utile pour maintenir les liens entre eux.
- Les discussions sur le Web sont un complément utile à
l'expérience directe du perfectionnement en leadership, mais sa valeur sera variable
d'après les caractéristiques propres au group, en supposant qu'il n'y ait pas
d'obstacles actifs à son utilisation.
Retombées pour la communauté
À Yellowknife :
D'après les évaluations des participants et la rétroaction orale du groupe,
de même que les travaux qu'ils ont remis, on peut à juste titre affirmer que le
Leadership Réseau a été une réussite dans les Territoires du Nord-Ouest
et que les participants en ont tiré une énergie, des habiletés et une compréhension,
à un niveau notable.
| Je suis d'avis qu'il s'agit d'une
expérience des plus valables, qui m'a apporté beaucoup de l'information dont j'ai besoin
pour devenir un dirigeant efficace et visionnaire. |
Les participants de Yellowknife, comme groupe, avaient des compétences
de leadership bien développées et, par conséquent, avaient besoin d'une
facilitation et d'un content de très haut niveau. Ils étaient désireux
d'entreprendre des activités pratiques et d'avoir du temps pour discuter et d'explorer
les idées et concepts et pour élaborer collectivement des solutions aux défis
locaux.
Les principaux développements et défis du Leadership Réseau
de Yellowknife, définis par le groupe, sont les suivants :
- Le groupe a décidé d'entreprendre des efforts pour
former une coalition du secteur bénévole dans les T.N.-O., bien que les termes
« secteur bénévole » et « coalition » paraissent problématiques
au groupe. Les participants préfèrent l'expression « organisations non
gouvernementales » (ONG) à « secteur bénévole » (SB)
et sont réticents devant le terme « coalition » en raison de l'échec
d'efforts antérieurs en ce sens. Leur point de mire initial, qui est ressorti d'une
discussion sur inclusion, est « Bâtir des communautés saines ». Les
membres du groupe se sont engager à prendre des contacts personnels avec d'autres leaders
du secteur bénévole des T.N.-O. pour déterminer s'il y a des besoins
supplémentaires auxquels un groupe plus large pourrait répondre. Les participants
au Leadership Réseau ont prévu tenir le 16 novembre 2004 une réunion,
avec l'option de téléconférence, pour faire le point sur leurs conversations
et éventuellement planifier un processus quelconque de consultation communauté
et une stratégie pour le financement d'une telle réunion (surtout pour ce qui
est des frais de déplacement). Le groupe prévoit également utiliser la
technologie pour soutenir leurs efforts de coopération futurs. À cette fin,
des personnes se sont proposées pour s'inscrire à la formation d'animateurs
offerte en ligne par le portail.
- Le groupe a aussi exprimé l'espoir que le Leadership Réseau
soit répété dans les T.N.-O. et a demandé s'il était probable
que les facilitateurs reviennent. Ils ont indiqué que le projet avait suscité
un intérêt appréciable dans la communauté. Le processus d'évaluation
du projet pilote a été résumé et les questions de viabilité
ont été soulevées. Aucune garantie n'a été donnée,
ni pour l'école, ni quant à la présence de tel ou tel facilitateur. Deux
personnes se sont montrées intéressées à travailler à un
autre stage et même à y jouer un rôle de facilitation. Tout le groupe souhaite
être tenu au courant de cette question.
- Le film « The Corporation » est devenu un élément
charnière pour ce groupe. En raison de circonstances imprévues, le film a dû
être visionné en trois temps, ce qui s'est avéré heureux puisque
les membres du groupe ont pu ainsi disposer de plus de temps pour en assimiler les concepts
et formuler leur propre réponse d'apprentissage. À leurs yeux, le leadership
signifie : donner suite à ses passions personnelles et les relier aux questions et
aux enjeux plus larges dans leur communauté, les Territoires, le pays et le monde.
Leur discussion s'est articulée autour de la notion du secteur bénévole
comme étant le seul secteur dont le but premier est le bien commun, le seul qui peut
forger de vastes réseaux de relations et celui où on trouve la possibilité
d'approfondir l'engagement civique et le processus démocratique à l'intérieur
des communautés. Ils ont été stimulés par la notion de l'engagement
civique et ont évalué d'un œil critique combien loin ils seraient prêts
à aller dans la poursuite du bien commun (discussion qui a été rattachée
à la section sur l'éthique du programme d'études).
- Paradoxalement, la souffrance illustrée dans le film (combinée
au un récent drame dans la communauté) a renforcé l'idée que la
vision et les relations sont des ingrédients capitaux du leadership dans le secteur
bénévole. Celles-ci ont été assimilées à un besoin
humain universel, particulièrement dans les moments de crise et de changement. Pour
le groupe, l'impératif de sensibilisation et d'éducation (diffuser leurs histoires
visionnaires et entendre celles d'autres groupes et leaders) est devenu l'enseignement clé.
Ils se sont penchés sur certaines des barrières qui entravent actuellement la
coopération avec les instances gouvernementales et les leaders et groupes autochtones
et ils ont relevé les changements qu'eux-mêmes auront à s'imposer pour
améliorer ces relations (p. ex., questionner les gens, ne pas supposer que nous sommes
en meilleure santé ou moralement supérieurs ou que nous avons les bonnes réponses,
être sensibles à l'expérience et aux défis d'autres groupes, être
ouverts à ce qu'ils peuvent nous apprendre, songer que nous avons besoin d'eux plus
qu'ils ont besoin de nous – explorer cette idée, exprimer notre vérité,
etc.). En outre, le groupe en est venu à prendre conscience du fait que le travail
à partir d'histoires est un point de convergence naturel avec les particuliers et les
groupes autochtones – et que nous avons beaucoup à apprendre d'eux à cet
égard.
L'un des grands moments « Ah! Ha! » est survenu quand un des participants s'est
rendu compte qu'ils (le groupe du Leadership Réseau) ont besoin de la communauté
autochtone bien plus que la communauté autochtone a besoin d'eux. Le ton et l'axe de
la discussion se sont alors infléchis et il s'agissait désormais de créer
des occasions pour écouter ce que les citoyens autochtones ont à dire.
- En dernier lieu, le groupe a trouvé des plus utiles la section
sur les arguments en faveur du soutien. Des préparatifs sont en cours pour utiliser
les techniques présentées en vue d'obtenir à la fois du financement et
un soutien général pour une coalition.
À Niagara-on-the-Lake :
La rétroaction des participants et des facilitateurs, provenant des résultats
d'évaluation, d'anecdotes personnelles et de conversations de suivi, a montré
que le Leadership Réseau de Niagara à été une expérience
des plus positives. Le niveau d'enthousiasme et de participation à été
élevé. Dans l'ensemble, les participants ont affirmé qu'ils attendaient
cette formation depuis longtemps et qu'elle comblait un besoin criant de formation de haut niveau.
Les principaux développements et défis relevés sont les suivants :
| J'exerce un rôle de leadership mais
sans avoir une bonne connaissance de ce rôle. Ce programme m'a donné la confiance en moi
dont j'ai besoin pour devenir un meilleur dirigeant et gestionnaire. |
- Dynamique de groupe – La proportion de jeunes participants
par rapport aux leaders d'expérience a été beaucoup plus élevée
que prévu, ce qui a posé au défi aux facilitateurs dans leurs efforts
de cibler et d'engager deux groupes dont les niveaux d'expérience et de besoins différaient
considérablement. De ce fait, le contenu s'est avéré moins intéressant
pour les participants plus chevronnés. L'un des résultats heureux de cette situation
a été la relation de mentorat qui s'est établie entre les deux groupes
d'âge. Cette relation a permis aux jeunes de bénéficier d'une orientation
dont ils ont grand besoin, tandis que les mentors ont été appelés à
exercer un rôle stimulant.
- Les participants ont indiqué que les éléments
les plus bénéfiques de leur l'apprentissage étaient les sections sur
la constitution d'un organisme solide, la schématisation conceptuelle, la planification
stratégique et les arguments en faveur du soutien. Un participant qui, à son
arrivée au stage de formation, peinait à faire valoir le besoin de soutien,
a lancé depuis plusieurs propositions de financement d'envergure. Une autre participante,
à son retour au sein de son organisme, a appliqué ce qu'elle a appris sur la
planification stratégique pour entreprendre un réexamen de la vision, la mission
et toute l'orientation future de l'organisme.
- L'un des plus grands avantages du Leadership Réseau dans
son ensemble était l'interaction personnelle et les liens qui se sont établis
parmi les participants. À la faveur des apprentissages et des activités de groupe,
ainsi que du partage de projets personnels, les participants ont eu l'occasion de réseauter,
d'examiner d'éventuels partenariats et, de façon générale, d'apprendre
les uns des autres. Selon toute attente, certaines de ces relations se pérenniseront
et apporteront un soutien aux leaders du secteur bénévole.
- Le Leadership Réseau a suscité chez les participants
un intérêt pour la future formation. À cet égard, ils ont cité
la gouvernance, les campagnes de financement, la gestion des ressources humaines, la résolution
de conflits, la création de fonds, la planification de la relève et les compétences
de négociation parmi les sujets qui les intéressent en particulier.
- Il est devenu apparent au cours du Leadership Réseau, que
les participants auraient souhaité avoir l'occasion d'entretenir les liens qu'ils avaient
noués au moyen d'activités à l'intention des anciens du Leadership Réseau.
À cette fin, les facilitateurs étudient la possibilité d'organiser un
dîner des anciens sous forme d'un World Café dans l'espoir qu'il continuera de
favoriser la création de liens, le réseautage et le soutien, et aussi d'offrir
l'occasion d'étudier les possibilités de partenariat.
- Contrairement à ceux de Yellowknife, les participants Niagara
ont surtout choisi de poursuivre de projets individuels dans le cadre de leur cheminement
de leadership. Depuis le Leadership Réseau de Niagara, une jeune participante a décroché
son premier poste dans le secteur bénévole en tant que spécialiste des
services d'approche et des relations publiques au Fair Housing Council of Central New York.
De plus, ayant entrepris de réaliser son objectif de Leadership Réseau, elle
a non seulement obtenu la constitution en société de Gifted Spirit Foundation,
mais a aussi demandé le statut d'organisme de bienfaisance et trouvé un donateur
d'importance!
En Nouvelle-Écosse :
Le processus d'apprentissage retenu pour le groupe de la Nouvelle-Écosse
ciblait la personne dans son intégralité et il a permis aux participants et aux
facilitateurs d'explorer avec profit le concept du leadership dans le secteur bénévole,
pour chaque personne individuellement et pour notre monde en mutation. Le programme a été
d'une grande valeur pour ce qui est de renforcer le sentiment d'identité des participants,
de favoriser une approche d'apprentissage plus réflexive et d'acquérir des compétences
particulières.
- Le programme a atteint son objectif d'encourager la participation
de « la prochaine génération de leaders du secteur bénévole
». Plus de la moitié des participants étaient âgés de moins
de 35 ans; la plupart d'entre eux n'occupaient pas des postes de direction au sein de leur
organisme bénévole.
- Le programme visait et a réussi à faciliter la création
d'une communauté d'apprentissage dans laquelle les participants pouvaient exprimer
sans réserves leurs pensées et leurs sentiments entre eux et devant tout le
groupe et prendre des risques.
- Les participants ont indiqué que les matières les plus
bénéfiques du programme étaient les séances sur la communication
interpersonnelle, la gestion des conflits, la diversité, la santé organisationnelle
et les négociations multilatérales.
|
Ce fut étonnant! Voilà une vraie
expérience d'apprentissage. |
- Tous les participants ont trouvé que les interactions personnelles
et les liens établis au cours du programme étaient d'une grande valeur; selon
toute attente, beaucoup de ces liens seront maintenus.
- Le Leadership Réseau a suscité chez les participants
un intérêt pour la future formation, pour leur organisme et pour eux-mêmes.
À cet égard, ils ont cité l'éducation des adultes, la facilitation
et la négociation parmi les sujets qui les intéressent en particulier.
- Les participants ont apprécié les outils d'auto-évaluation
et les exercices de simulation de rôle qui ont été utilisés. Les
évaluations des participants mentionnent que les méthodes d'apprentissage de
ce genre devraient être privilégiées à l'avenir.
- Le programme a mis à l'essai certaines approches créatives
de la communication, y compris des exercices de dessin, de peinture et de collage. Elles ont
remporté un franc succès pour ce qui est de stimuler la connaissance de soi
et du leadership.
Ce que nous avons appris
Au sujet de l'inclusion sociale :
- Le moment « Ah! Ha! » à Yellowknife concernant
les relations entre organismes bénévoles non autochtones et les personnes et
organismes autochtones : la prise de conscience que organismes non autochtones ont bien plus
besoin des Autochtones que l'inverse, ce qui soulève la question de la réconciliation
comme condition préalable nécessaire à l'inclusion sociale of Autochtones
à la suite de leur longue colonisation.
- Sans des services d'approche particuliers à l'intention des
segments du secteur bénévole œuvrant auprès des gens marginalisés
de la société canadienne, il ne sera pas possible de répondre à
leurs besoins particuliers.
- Étant donné les pressions conjuguées d'une
forte demande et d'une limitation de ressources qui pèsent sur les organismes œuvrant
auprès des gens marginalisés11, des défis
particuliers se posent lorsqu'il s'agit de promouvoir des programmes de perfectionnement en
leadership comme celui-ci et d'en justifier la pertinence, et donc l'utilité d'y consacrer
temps et argent.
- La participation à un stage d'apprentissage comme celui-ci
présente des difficultés à certains participants, notamment ceux ayant
une maladie chronique. Beaucoup de ces participants, ou de ceux travaillant au sein d'organismes
desservant les malades chroniques, ont été incapables d'assister au deuxième
stage du programme en raison de leur propre maladie ou de la maladie dans leur famille.
- La tenue de stages de perfectionnement en leadership dans les localités
rurales et éloignées exige, comme cela a été le cas pour le Leadership
Réseau de Yellowknife, le soutien d'organismes ayant une forte capacité d'élaboration,
de facilitation et de prestation de programmes. La participation d'un partenaire externe,
sensible à la dynamique des communautés éloignées ou rurales,
est d'importance capitale pour réussir la prestation du programme dans ces milieux.
Il aurait tout à fait
impossible à une localité rurale ou éloignée du Canada d'organiser un événement de ce
genre sans aide extérieure. |
Au sujet des besoins du secteur bénévole :
- Le secteur bénévole a une foule de besoins divers
et distincts sur le plan du perfectionnement en leadership, bien que des initiatives puissent
répondre à plusieurs d'entre eux à la fois pour peu que les concepteurs
et les facilitateurs de programmes aient des objectifs clairs. Ces besoins sont les suivants
:
o renforcer le groupe actuel de leaders du secteur bénévole en raison d'un environnement
en rapide évolution qui exige des compétences nouvelles (besoin ciblé
à Ottawa et à Yellowknife);
- former le prochain groupe de leaders du secteur
bénévole, à recruter parmi le personnel plus jeune et les bénévoles
du secteur (besoin ciblé en Nouvelle-Écosse)
- établir des relations mutuellement bénéfiques
entre les générations (besoin ciblé à Niagara).
- Le taux élevé du roulement du personnel dans le secteur
bénévole a une incidence sur les programmes comme celui-ci. de ce genre. Un
nombre important de participants n'ont pas assisté au deuxième stage résidentiel
du programme parce qu'ils avaient changé d'emploi et que leur nouvel employeur ne leur
a pas donné la permission de le terminer.
- Le secteur bénévole est désireux de bénéficier
de programmes de formation répondant expressément à ses besoins. Les
participants de Niagara et de Yellowknife, dans une proportion de 96 %, ont indiqué
dans leurs évaluations que le secteur bénévole avait grand besoin d'occasions
d'éducation et de formation de ce genre. Les participants de Yellowknife souhaitaient
que le programme soit répété à l'intention des membres de la communauté
qui n'ont pu participer à cette première prestation en raison d'un conflit d'horaire.
- Le programme d'études initial élaboré pour
le Leadership Réseau / Leadership Connext apporte un avantage considérable au
secteur bénévole. Toutefois, les coûts de la prestation ont été
plus élevés que prévu. compte tenu des contraintes financières,
des moyens viables d'offrir le programme restent à trouver. Ce sera un défi
permanent de trouver une solution du juste milieu où les établissements d'enseignement
pourront se permettre d'offrir le programme (sans dépasser le seuil de rentabilité)
et où les participants et les organismes du secteur bénévole le trouveront
abordable.
Notre organisme commence
à prendre conscience de l'intérêt d'investir dans la formation du personnel grâce à l'information
sur le Leadership Réseau que j'ai rapportée. |
Au sujet du perfectionnement en leadership :
- Bien que ce puisse être le cas des autres secteurs également,
les participants du secteur bénévole ont indiqué une préférence
marquée pour des stages de formation basés sur des principes d'apprentissage
des adultes :
- fondés sur les expériences des apprenants;
- permettant aux apprenants de fixer leurs tâches
d'apprentissage;
- prévoyant un mélange d'activités
d'apprentissage qui engagent la personne dans son intégralité (perfectionnement
des compétences, réflexion personnelle, créativité et action);
- en petit groupe (idéalement 15 à
20 participants);
- propices à l'apprentissage entre pairs,
ce qui suppose que le facilitateur et l'horaire laissent assez de temps pour que les relations
puissent s'établir.
- L'apprentissage étant une activité qui comporte une
prise de risques, il vaut mieux que les programmes de ce genre créent des contextes
dans lesquels les participants peuvent prendre des risques en toute sécuritaire (relative).
Il est donc indiqué que certains aspects du perfectionnement en leadership se déroulent
en dehors du milieu de travail.
- Même si les participants ont apprécié l'ampleur
de la documentation fournie à l'atelier (qualifiée par certains de « trousse
d'outils »), il est apparu clairement qu'ils ont tiré un plus grand profit de
l'étude approfondie de quelques sujets que d'un survol rapide de nombreux sujets.
Au sujet de la collaboration :
- La collaboration entre les établissements d'enseignement
et le secteur bénévole exige du temps, de la patience et une ouverture aux nouvelles
idées. En particulier, il est nécessaire que soient prévus un espace
et un contexte propices au dialogue12, que les suppositions
soient mises au rancart et que beaucoup de questions soient posées, de telle sorte
qu'un cadre commun de travail conjoint puisse être élaboré. Le processus
doit également susciter la confiance parmi les participants.
- L'existence de relations antérieures entre le secteur bénévole
et les établissements d'enseignement aide à faire connaître au secteur
les occasions de formation. La Cité collégiale a été confrontée
à des difficultés de recrutement du fait qu'elle avait interrompu depuis plusieurs
années ses programmes à l'intention du secteur bénévole.
Ce fut merveilleux
de rencontrer des gens dans la communauté qui sont emballés et motivés par les mêmes choses
que moi. L'équipe de planification, les facilitateurs et les conférenciers ont donné une
valeur et un sens des plus riches à cette expérience. Nous venons d'entreprendre de nouveaux
voyages vers les sommets, des voyages multiples, multidimensionnels, qui ne peuvent qu'aboutir
à un changement positif. |
Au sujet de la mise en œuvre :
- Les organismes ou établissements qui mettent sur pied un
programme comportant ce degré de complexité ont besoin de compétences,
d'une expérience et d'une infrastructure de haut niveau. Il est essentiel d'accorder
une grande attention aux détails, vu la myriade de tâches associées au
repas et à l'hébergement, aux déplacements, aux réservations de
chambres, à la préparation du matériel, etc.
- Des facilitateurs passionnés, dévoués et compétents
sont essentiels à une mise en œuvre réussie. Les facilitateurs doivent
apporter à l'expérience d'apprentissage des suffisamment de soins pour permettre
la prise de risques par les participants. Les facilitateurs doivent aussi être profondément
liés au secteur pour comprendre les points de vue exprimés par les participants
(et, au besoin, être en mesure de les contredire de manière crédible).
Ce que nous ferions différemment
Compte tenu des évaluations faites par les participants et les
facilitateurs, les changements suivants seraient envisagés avant d'offrir de nouveau
un programme de ce genre :
- Le programme aurait bénéficié d'un temps de
préparation plus long pour le recrutement des participants et la recherche de commandites
organisationnelles. L'étape de « l'engagement » (présentation des
demandes et sélection des participants) s'est bien déroulée, mais nécessitait
de plus de temps, à savoir au moins six mois entre l'annonce du programme et le premier
stage sur place. À l'avenir, c'est ce délai plus long qui s'appliquera pour
la planification et l'élaboration du programme. Le plan de promotion du programme doit
être amélioré pour élargir l'accès des francophones des
régions éloignées. Il faudra élaborer un plan de promotion formel
à l'intention de la communauté francophone dans les divers secteurs et régions
du Canada. Le déploiement de ce plan devra se faire au moins six mois avant l'offre
des modules comme tel, assorti de rappels en temps et lieux.
- Le moment choisi pour offrir le programme devrait être changé.
L'été n'est pas la meilleure saison pour imposer des travaux aux participants.
Leur propre temps, ainsi que le temps et les ressources dont disposent les organismes commanditaires
sont plus restreints à cette époque. Il serait indiqué également
d'éviter de tenir un stage en septembre puisque c'est un mois où les gens sont
passablement occupés et où ils peuvent plus difficilement se libérer13.
- Nous présenterions un « modèle de leadership
» dès le début du programme, plutôt que d'espérer que chacun
des participants formule le sien. Cela permettrait d'examiner plus à fond le sujet
du leadership.
- Le nombre de fondements théoriques, outils et stratégies
à incorporer dans un programme d'une durée de six jours ne permet pas l'approfondissement
des connaissances et des compétences; il faudrait épurer le contenu et s'assurer
du lien entre chaque contenu. Nous limiterions le nombre d'objectifs d'apprentissage distincts
que nous avons relevés afin d'accorder plus d'attention un nombre moindre d'éléments
de contenu.
- Nous renforcerions la structure et l'orientation pour les projets
de leadership individuels ou collectifs réalisés durant la période entre
les deux stages en résidence. Quoique cette mesure ne s'impose pas dans le cas de tous
les participants, elle serait très utile pour certains.
- Nous formulerions de manière plus explicite les résultats
ou les objectifs de l'apprentissage tout au long du programme. En d'autres termes, nous veillerions
à rappeler constamment le lien entre les objectifs et les activités d'apprentissage.
- Dans le processus de recrutement, nous tâcherions d'établir
un meilleur équilibre entre les sexes et d'accroître la participation des minorités
visibles.
- Il faudrait accorder plus d'importance à l'inclusion dans
l'équipe de facilitation d'un éducateur issu d'une minorité visible.
- Un programme comme celui-ci exige d'excellentes ressources documentaires,
en particulier des ouvrages de fond sur les tendances qui influent sur le leadership dans
le secteur bénévole en tant qu'instrument de démocratie et de justice.
La présence d'invités pourrait permettre de varier les approches d'enseignement,
mais aussi d'apporter d'autres défis propres à ce milieu. Bien que le document
distribué par Ken Balmer ait quelque utilité, il ne concordait pas avec le modèle
de leadership transformationnel retenu pour le programme. Les participants ne pouvaient pas
s'inscrire eux-mêmes, ni leurs organismes, dans les tendances dont faisait état
le document en question.
- Lors de la conception du programme d'études, nous avons constaté
le besoin d'une expérimentation plus poussée de méthodes pour mieux prendre
conscience de ce que cela signifie, dans un contexte de mondialisation croissante, le leadership
dans le secteur bénévole.
- L'appui informatique et l'accès au portail doivent être
améliorés; cet aspect du programme n'a pas été géré
de façon adéquate et a été une réelle source de frustration
pour tous. Il se peut que le recours à l'Internet, étant donné son utilisation
variable selon les régions, doive être une question laissée à la
discrétion des régions, plutôt que d'être parmi les exigences du
programme.
Le Leadership
Réseau a dépassé mes attentes et m'a donné les outils et l'information dont je sens le
besoin à cette étape de ma vie pour m'améliorer en tant dirigeant. |

Recommandations relatives au perfectionnement
en leadership pour le secteur bénévole et à l'expansion of de l'Initiative
pancanadienne d'apprentissage
Un certain nombre de recommandations découlent de l'évaluation
du programme faite par les participants et les facilitateurs. Elles sont importantes pour ce
qui est des efforts qui seront consacrés à l'avenir pour favoriser l'apprentissage
du perfectionnement en leadership dans le secteur bénévole canadien. Ces recommandations
s'adressent tant aux organismes bénévoles, notamment nationaux, qu'aux collèges
et universités.
- Le processus d'apprentissage associé au perfectionnement
des compétences de leadership dans le secteur bénévole est complexe.
Il ne s'agit pas, au fond, d'un transfert d'information ou de l'acquisition d'habiletés,
mais plutôt d'une question de conscience de soi, de passion et de sentiment de finalité.
Pour créer l'alchimie nécessaire à l'apprentissage transformationnel,
il faut un ensemble complexe d'ingrédients. Une grande attention doit être accordée
aux processus d'apprentissage ainsi qu'au contenu, à l'engagement et à l'ouverture
des participants et des facilitateurs.
- Il y a de la place pour des programmes de perfectionnement en leadership
de haut niveau, comportant un processus de candidature et de sélection des participants.
Ces programmes devraient, idéalement, être envisagés à l'échelon
national, régional ou communautaire et être destinés à un vaste
éventail d'organismes sans but lucratif. De tels programmes pourraient stimuler un
intérêt pour le perfectionnement en leadership dans le secteur bénévole,
susciter l'intérêt du public et aider à attirer le soutien de sources
publiques et privées.
- Pour être efficace, le perfectionnement en leadership doit
poser des défis aux participants au programme, aux organismes bénévoles
et aux facilitateurs. En d'autres termes, tant le contenu que le processus d'apprentissage
doivent être exigeants et obliger les participants (et les organismes) à sortir
des domaines familiers où ils se sentent à l'aise.
- Le perfectionnement en leadership dans le secteur bénévole
exigera une affectation de ressources plus importante qu'on le suppose à l'heure actuelle.
Le coût financier de la formation n'en est qu'un des éléments. Il faudra
aussi que les organismes bénévoles prennent conscience de la nécessité
d'y consacrer du temps, de modifier la façon dont ils gèrent le travail14
et d'être ouverts à la prise de risques. Ils devront investir dans le perfectionnement
à long terme des ressources humaines, dans une optique sectorielle plutôt que
simplement organisationnelle. Les organismes du secteur devront faire du perfectionnement
professionnel en leadership une priorité et apporter les ajustements permettant à
leur personnel de bénéficier de ces occasions de formation. Les budgets étant
serrés, on pourrait prévoir des arrangements de partage des coûts exigeant
une contribution de l'employé et l'organisme employeur.
- Le perfectionnement en leadership suppose un cheminement personnel
qui comporte un développement tant intellectuel qu'affectif. Les organismes doivent
encourager le perfectionnement de compétences liées à des fonctions particulières
et la croissance personnelle requise pour un vrai leadership dans le secteur.
- Le milieu d'apprentissage doit être tel que les participants
se sentent suffisamment à l'aise pour exprimer leurs préoccupations et mettre
l'essai de nouvelles idées et habiletés. Ce constat laisse entendre que certains
aspects du perfectionnement en leadership pourraient difficilement être abordés
à l'intérieur même de l'organisme où travaille la personne concernée.
- Bien que l'Internet laisse présager que l'apprentissage deviendra
plus accessible, le secteur bénévole aurait avantage à mieux comprendre
les complexités qu'il comporte, notamment la complémentarité de l'apprentissage
sur place et du télé-apprentissage, et à déterminer plus précisément
la taille du marché réel, par opposition au marché supposé, des
services de télé-apprentissage destinés aux employés et aux bénévoles
du secteur.
- Utilisant le modèle des liens entre les établissements
d'enseignement et l'apprentissage pour le secteur bénévole, il est apparu clairement
que le succès de ce programme tient en grande partie au fait qu'il a mis à contribution,
au sein des établissements partenaires, les champions de programmes d'éducation
et de formation destinés au secteur bénévole. D'où cette conclusion
que ces programmes seront d'autant plus efficaces qu'ils auront réussi à lier
les intérêts et les passions des participants, de leurs organismes et des champions
de l'éducation et de la formation à l'intention de secteur bénévole
qui se trouvent à l'intérieur des établissements partenaires. En d'autres
termes, l'apprentissage est plus enrichissant lorsqu'il est confié à des éducateurs
qui enseignent dans un domaine où il sont spécialisés et qui les passionne,
plutôt qu'à des enseignants pour qui il s'agit d'une matière prescrite.
- L'une des recommandations de la Niagara Voluntary Sector Labour
Market Study était de prendre des mesures pour que les leaders et les gestionnaires
du secteur bénévole soient davantage connus et respectés professionnellement
(étudier des moyens de valoriser la profession, comme la certification, l'accréditation,
le perfectionnement des compétences et les postes-repères). Il était
aussi proposé que le secteur applique les recommandations qui se dégagent de
l'Initiative pancanadienne d'apprentissage, dont l'objet est d'élaborer un cadre national
de perfectionnement des compétences et d'apprentissage pour le secteur bénévole.
- Il importe d'explorer divers modes de prestation pour rendre le
programme plus accessible : cours sur l'Internet, vidéocassettes, divers lieux de mise
en œuvre, diverses durées (p. ex., trois stages de deux jours).
- Il serait indiqué de créer un programme avec reconnaissance
formelle des acquis par les collèges communautaires et l'appui formel des associations
et organismes provinciaux et nationaux du secteur bénévole à but non
lucratif. Il faudrait chercher l'appui et le parrainage des instances gouvernementales municipales,
provinciales et fédérales et faire en sorte que ce programme régisse
l'embauche et le plan de perfectionnement des leaders des secteurs bénévoles,
communautaires et à but non lucratif.
- Il importe de fournir des ressources en français pour les
leaders francophones, p. ex., rédiger et publier un guide à l'intention des
leaders communautaires et demander un financement à Patrimoine Canada pour cette initiative.
- Il faut renforcer la composante de soutien informatique du programme
: création d'un site Internet avec ressources dans les deux langues officielles, réseau
pour l'échange de pratiques exemplaires, d'articles et d'outils pratiques, forum d'analyse
continue des besoins, établissement de frais annuels d'accès au site Internet,
promotion des activités, offre de modules à divers sites, etc.
J'ai eu l'occasion
de rencontrer des gens, d'acquérir beaucoup de nouvelles compétences, de bénéficier d'un
répit plus que nécessaire de mon travail, d'accroître ma confiance en moi-même et de préparer
un nouveau plan d'action. |
Prochaines étapes
À Niagara :
Fort du succès du Leadership Réseau à Niagara, le Centre pour le leadership
communautaire a fait des démarches auprès d'une fondation locale pour qu'elle
parraine une école de leadership à l'intention des jeunes du secteur bénévole
en 2005 et a obtenu un financement de 59 000 $ à cette fin.
À Ottawa :
Des plans sont en préparation pour répéter en 2005 le Leadership Réseau
et concrétiser sa réussite. La planification des activités de promotion
est en cours. Les participants au projet pilote sont désireux d'agir comme mentors et
conseillers dans le projet et de trouver un moyen de travailler avec La Cité collégiale
en vue de poursuivre leur propre apprentissage.
À Yellowknife :
Des négociations sont en cours pour afin de déterminer si l'atelier « Caring
Across the Boundaries », mis sur pied par la First Nations Child & Family Caring Society
of Canada, serait utile pour répondre aux besoins définis par le groupe.
Des participants se sont inscrits à la formation d'animateur
offerte par le portail du secteur bénévole afin de faciliter le recours à
la technologie.
Quoique les participants aient exprimé le souhait que le Leadership
Réseau soit donné de nouveau dans leur communauté et qu'un certain
nombre d'entre se soient montrés intéressés à y jouer un rôle
de facilitation, aucune proposition n'a été reçu jusqu'ici.
En Nouvelle-Écosse :
L'Université Dalhousie et le Centre Tatamagouche poursuivront leur collaboration dans
leurs activités de perfectionnement en leadership pour le secteur bénévole
et espèrent offrir le programme de nouveau, éventuellement à l'intention
d'un groupe sous-sectoriel. Des efforts de financement sont en cours en vue d'assurer un large
accès à un tel programme.
De plus, les deux organismes sont activement en train d'intégrer
le perfectionnement en leadership pour le secteur bénévole dans leur planification
stratégique, dans l'intention de se faire reconnaître comme ressource nationale
d'apprentissage pour le secteur bénévole. Ils appliquent également l'expérience
acquise lors du projet pilote à la conception des ateliers et des cours existants et
en préparation.
Le programme était
à la fois inspirant et personnel, ce qui est la meilleure façon de vraiment susciter une
bonne participation et un bon apprentissage. |
Annexe A : Comparaison sommaire entre les
lieux de mise en œuvre du projet pilote pancanadien
| Comparaison
sommaire |
Lieux
de mise en œuvre du projet pilote pancanadien de l'IPA |
| |
Niagara-on-the-Lake, ON |
Yellowknife (T.N.-O) |
Ottawa (Ont.) |
Nouvelle-
Écosse |
| Organisme responsable |
Centre pour le leadership communautaire
(CLC) du Collège Niagara |
Centre pour le leadership communautaire
du Collège Niagara |
La Cité collégiale |
Université Dalhousie, Collège
Henson d'éducation permanente |
| Partenaire Communautaire |
Comité consultatif du CLC |
YWCA deYellowknife |
Sans objet |
Centre
Tatamagouche |
| Nombre de participants (début / fin) |
27/22 |
16/12 |
10/10 |
20/14 |
| Facilitateur(s) |
Glory Ressler
Lyn Russo |
Glory Ressler (I & II)
Bev Suderman (I)
Carol Pupo (I)
Lyn Russo (II) |
Francine Charland |
Wayne Edgar (I & II)Grant MacDonald (I &
II) |
| Conférencier(s) |
Ken Balmer
Janice Wismer |
Balmer Ken |
Balmer Ken |
Sans objet |
| Lieu de formation |
Campus et résidences Glendale du Collège Niagara
|
Trappers Lodge Retreat Centre, exploité par le
diocèse catholique romain |
Campus et résidences de La Cité collégiale |
Centre Tatamagouche
|
| Données d'inclusion sociale, en fonction de la
vocation de l'organisme |
Sans-abri: 7
Réfugiés: 4
Immigrants: 7
Minorités Visibles: 7
Autochtones: 6
Jeunes: 16
Régions rurale et nordiques: 7
Francophones hors Québec: 2
Maladies chroniques: 7
Personnes au pauvreté: 9
Personnes handicapées: 8
Chômeurs: 7
Questions d'orientation sexuelle: 1
Autres: 3
(International, environment et sous-emploi des professionels) |
Sans-abri: 6
Réfugiés:1
Immigrants: 3
Minorités Visibles: 6
Autochtones: 11
Jeunes: 8
Régions rurale et nordiques: 11
Francophones hors Québec: 2
Maladies chroniques: 5
Personnes au pauvreté: 7
Personnes handicapées: 9
Chômeurs: 9
Questions d'orientation sexuelle: 3
Autres: 1
(Jeunes à risque) |
Francophones hors Québec: 10
Information plus détaillée non disponible |
Sans-abri: 3
Réfugiés:1
Immigrants: 2
Minorités Visibles: 2
Autochtones: 1
Jeunes: 9
Régions rurale et nordiques: 4
Maladies chroniques: 2
Personnes au pauvreté: 6
Personnes handicapées: 5
Chômeurs: 8
Questions d'orientation sexuelle: 3
Autres: 3
(Faible scolarisation, ressources naturelles rurales) |
| Données d'inclusion sociale, en fonction des participants |
Immigrants: 1
Minorités Visibles: 2
Jeunes: 9
Régions rurale et nordiques: 2
Francophones hors Québec: 1
Personnes handicapées: 1
Chômeurs: 1
Gais / lesbiennes / bisexuels / transgenderistes : 1
Autres: 1 (Femmes) |
Sans-abri: 1
Immigrants: 2
Minorités Visibles: 1
Autochtones: 1
Jeunes: 1
Régions rurale et nordiques: 6
Maladies chroniques: 1
Personnes au pauvreté: 2
Personnes handicapées: 1
Chômeurs: 2
Gais / lesbiennes / bisexuels / transgenderistes : 1
Autres: 3
(Femmes surmenées, mères monoparentales) |
Francophones hors Québec: 10
Information plus détaillée non dispnible |
Immigrants: 1
Minorités Visibles: 1
Jeunes: 2
Régions rurale et nordiques: 1
Maladies chroniques: 2
Personnes au pauvreté: 1
Personnes handicapées: 2
Chômeurs: 1
|
| Stratégie de promotion |
Internet
Invitations personnelles
Télécopieur?
Dépliants |
Invitations personnelles |
Annonces dans les journaux |
Annonces dans les journaux |
| Stratégie de sélection |
Demande d'inscription |
Demande d'inscription |
Demande d'inscription |
Demande d'inscription
Énoncé personnel
Énoncé organisationnel
Sélection |
| Cadre / modèle théorique |
Generon |
Generon |
Generon |
Théorie-action-
réflexion |
| Montant du contrat du projet |
81 756 $ |
Partie du contrat du CLC |
36 000 $ |
27 000 $ |
| Montant des contributions en nature (projeté) |
38 063 $ |
Partie du contrat du CLC |
17 000 $ |
16 000 $ |
| In-kind contribution amount (actual) |
97 012 $ |
Sans objet |
14 558 $* |
26 725 $ |
| Tuition fees collected |
7 100 $ |
0 |
5 000 $ |
4 700 $ |
| Project cost |
185 868 $ |
Partie du contrat du CLC |
55 558 $ |
58 425 $ |
* Ce chiffre est probablement en deçà de la réalité, étant
donné les changements de personnel pendant le projet, alliés à une comptabilité
rigide ne permettant aucun écart par rapport aux montants prévus dans le budget
original.
1. NOTE à l'agent de projet :
Les coûts rapportés sont les coûts totaux du projet, quoique répartis
entre deux accords de contribution : (1) avec le RONB d'octobre 2003 à mars 2004; (2)
avec les FCC d'avril 2004 à mars 2005.
2.La plupart des organismes du secteur
bénévole se décriraient ainsi, mais il y néanmoins des degrés.
Les organismes desservant les Autochtones, les minorités visibles ou les personnes handicapées
ont souvent moins de ressources, eu égard à la demande, que les organismes plus
généraux du secteur bénévole.
3. Dans un contexte de leadership réparti,
chacun est responsable du leadership à l'intérieur de sa sphère de responsabilité.
Un but essentiel de cette approche est que chacun puisse réussir dans un climat de dessein
commun, de travail d'équipe et de respect, une atmosphère où les participants
peuvent offrir leur aide aux autres et se sentir libres de demander l'aide des autres. Les bonnes
idées peuvent venir de tout membre du groupe. Voici les principes du leadership réparti
(tirés de l'ouvrage de James Spillane) :
1. Le leadership réparti ne signifie pas la délégation, mais plutôt
la recherche de la meilleure voie en faisant appel aux compétences, aux idées
et aux efforts de tous.
2. Le leadership réparti permet de traiter les problèmes, les menaces et le changement
avec succès. Non seulement il encourage, mais il exige le partage des idées. De
bonnes idées peuvent éclore parce qu'une équipe est prête à
lancer le processus de concrétisation des concepts.
3. « La façon dont on a toujours fait les choses » n'est pas nécessairement
la meilleure. Grâce au leadership réparti, d'autres façons peuvent être
recherchées et mises à l'essai au moyen d'une prise de risques contrôlée
et raisonnée.
4. Dans le leadership réparti, les erreurs mènent souvent à la découverte
de nouvelles approches utiles.
5. Dans le leadership réparti, tous ne sont pas des décideurs, mais chacun est
un expert dont les connaissances contribuent au processus décisionnel.
6. Le leadership réparti n'est pas pour les individualistes et les francs-tireurs.
7. Le leadership réparti est une affaire de coopération et de confiance, non de
concurrence entre les organismes. La même mission est partagée, bien que chacun
puisse y contribuer à sa manière.
8. Le leadership réparti permet à chacun de rendre sa participation plus efficace,
plus valable, plus fructueuse.
9. Dans un contexte de leadership réparti, tout le monde compte.
4. Brenda Herchmer, Grant MacDonald,
Glory Ressler, Lyn Russo (?), Martine Cardinale et Francine Charland, avec la collaboration
de Bev Suderman.
5.La gestion porte sur les questions
de contrôle (efficience et efficacité), tandis que le leadership est nécessaire
dans tous les domaines à l'intérieur des organismes qui ne sont pas prévisibles
ou contrôlables. Les deux sont essentiels au bon fonctionnement des organismes bénévoles.
6.Fourni par le CLC par l'entremise du
portail du secteur bénévole.
7. NOTE à l'agent de projet :
Les coûts rapportés sont les coûts totaux du projet, quoique répartis
entre deux accords de contribution : (1) avec le RONB d'octobre 2003 à mars 2004; (2)
avec les FCC d'avril 2004 à mars 2005.
8.En supposant que le coût d'élaboration
du programme d'études était d'environ 100 000 $, le coût par participant
serait d'environ 2 808 $.
9. Plus de 96 % des participants ayant
répondu à cette question, tant à Niagara qu'à Yellowknife, ont indiqué
qu'il existait un grande besoin pour une formation de ce genre. Ce résultat est confirmé
par le document « Niagara Voluntary Sector Labour Market Study », qui révèle
que 77 % des organismes bénévoles basés à Niagara n'ont pas une
planification de la relève et que 50 % d'entre eux affirment que la rétention
de leur personnel, ainsi que son recrutement, seront un problème majeur.
10.En particulier les mères avec
de jeunes enfants à domicile.
11.La plupart des organismes du secteur
bénévole se décriraient ainsi, mais il y néanmoins des degrés.
Les organismes desservant les Autochtones, les minorités visibles ou les personnes handicapées
ont souvent moins de ressources, eu égard à la demande, que les organismes plus
généraux du secteur bénévole.
12. Le Centre pour le leadership communautaire
de Niagara a, depuis longtemps, un comité consultatif composé des leaders du secteur
bénévole et d'autres personnes qui s'y intéressent. Un sous-comité
a été créé, dont les membres ont été recrutés
du secteur bénévole, pour orienter l'élaboration du programme d'études.
L'Université Dalhousie a mis sur pied un comité consultatif expressément
pour ce projet.
13. Étant donné les retards
dans le financement et les contraintes du calendrier de financement, la mise en œuvre du
projet pilote a dû se faire en été.
14. Par exemple, si le travail était
géré de façon à ce qu'il y ait partage de responsabilités
au sein de l'organisme, il serait possible aux employés de prendre de brefs « congés
de formation » sans que cela nuise aux activités de l'organisme.