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Rapport : Le financement, ça compte
La responsabilisation/ gestion financière (ressources)
Groupe de travail sur les investissements communautaires
Stages et bourses en élaboration de politiques
Un guide sur la participation à la politique fédérale
Participation du secteur à l'élaboration des politiques ministérielles
Modifier les méthodes de financement de la GI-TI
Portail du secteur bénévole et communautaire
Répertoire canadien des fondations et des entreprises
La réforme du cadre réglementaire
Déclaration de renseignements révisée (T3010)
L'examen de la Loi sur les corps. canadiennes
Guide à l'intention des administrateurs des sociétés à but non lucratif
Initiative pancanadienne d’apprentissage (IPA)
Ressources humaines dans le secteur bénévole et communautaire (RHSBC)
Initiative canadienne sur le bénévolat (ICB)
Enquête nationale sur les organismes bénévoles et sans but lucratif (ENOB)
Enquête nationale sur le don, le bénévolat et la participation (ENDBP)
Projet d’étude comparative de Johns Hopkins
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Au-delà de lécran - Une réflexion stratégique sur le financement de la technologie dans le secteur bénévole et communautaire au Canada
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Niveau |
Répercussions |
Exemple |
Besoins |
| Accès | Capacité de participer | Participer avec des organismes de même vocation à une liste de diffusion pancanadienne. | Connaissances de base en informatique; fonds pour les ordinateurs et le branchement à Internet. |
| Compétences de base | Accroissement de lefficacité | Économiser temps et argent en répondant en ligne aux demandes courantes de renseignements. | Connaissances de base relatives aux logiciels de bureautique, de comptabilité et de mise à jour des sites Web; consacrer des heures de travail à des tâches comme la gestion du site Web et la comptabilité informatisée. |
| Utilisation stratégique | Amélioration des résultats | Accroissement du nombre de bénévoles en cas dappel à laide urgent et diminution du temps de réponse. | Les cadres supérieurs comprennent les choix quoffre la technologie; la technologie est intégrée à la planification stratégique; fonds destinés aux projets et aux outils de pointe. |
Les organismes bénévoles et communautaires ainsi que les bailleurs de fonds doivent reconnaître que linformatique et laccès à Internet sont des ressources essentielles, au même titre que le téléphone et le télécopieur. Ce ne sont pas que de simples instruments accessoires; ils sont dorénavant essentiels à toute participation au sein de la société et les frais quils entraînent doivent être considérés comme une charge dexploitation nécessaire à la survie des organismes. Qui plus est, nous devons accepter que les outils technologiques ne constituent que des éléments de base et augmenter les investissements en matière de compétences et de stratégies pour en accroître au maximum lutilité.
Le plus grand obstacle que nous avons à surmonter à lheure actuelle réside dans la conception que nous avons de ces ressources. En effet, il faut abandonner lidée selon laquelle la technologie se résume à une panoplie de boîtes, de câbles et de logiciels et la considérer plutôt comme un ensemble doutils, de compétences et de stratégies multiniveaux à établir et à financer pour que les organismes puissent continuer à exercer une influence sur les communautés et la société en 2004 et au-delà.
« On devrait considérer la technologie comme un outil stratégique pour renforcer linfluence et lefficacité de nos bénéficiaires. Voilà le type de demandes que nous comptons appuyer en matière de technologie. » James Stauch , Fondation Walter and Duncan Gordon
« Nous désirons mettre sur pied des organismes solides et performants, pour lesquels mission et technologie ne font quun. » Luna Ramkhalawansingh, Fondation Maytree
Les recherches menées pour le compte de lInitiative sur le secteur bénévole et communautaire démontrent quen matière de technologie, le problème le plus important qui se pose pour les organismes au Canada est le manque de financement.iii Parallèlement, un nombre sans cesse croissant de bailleurs de fonds appuient la technologie dans le cadre de leurs investissements pour les projets et les programmes de base. Toutefois, quelques fondations ont indiqué que les fonds quils affectaient au financement de la technologie nétaient pas toujours dépensés. Comment expliquer un tel écart? Que faire pour le combler et inciter les organismes à exploiter le potentiel stratégique de la technologie?
Même si certains bailleurs de fonds consacrent des fonds à la technologie au profit des organismes bénévoles et communautaires, dautres tardent à comprendre le rôle essentiel que joue le financement de la technologie dans la tâche dassurer le bon fonctionnement et la viabilité des organismes.iv En conséquence, même les moyens technologiques de base ne sont pas financés de façon uniforme dans tout le secteur. Et le soutien accordé aux activités stratégiques axées sur la mission est encore plus inégal.
Une partie du problème réside dans le fait que le terme « technologie » désigne différentes choses pour différentes personnes, tant chez les bailleurs de fonds quau sein des organismes bénévoles et communautaires. Pour la plupart dentre nous, le terme évoque léquipement (les ordinateurs et les réseaux) et le branchement de base (le prix dune ligne téléphonique dédiée à Internet); dautres penseront surtout aux communications (aux moyens de joindre des groupes cibles). Rares sont ceux et celles qui envisagent la technologie « au-delà de lécran », cest-à-dire comme un investissement susceptible dappuyer la mission de chaque organisme et dassurer le succès du secteur bénévole et communautaire dans son ensemble.
« Les fondations ont investi de manière substantielle et rentable dans lutilisation stratégique de la technologie dans le secteur à but non lucratif. Malgré cela, le choix et lintégration stratégique de la technologie ny sont pas encore très répandus. » Rapport livré à la TechFunders Collaborativ
Lutilisation stratégique dInternet constitue le principal atout dont peut tirer profit le secteur, mais dabord et avant tout, il faut que les organismes disposent dune base solide, réunissant les outils technologiques nécessaires pour être en mesure de communiquer et de collaborer avec les bailleurs de fonds, les autres organismes et les communautés quils servent.
Lun des plus grands problèmes est celui de déterminer quels sont ces outils essentiels et qui en est responsable. On sentend de plus en plus sur le fait quils englobent non seulement des ordinateurs et des logiciels récents et le branchement Internet, mais aussi le soutien technique et la formation voulue pour les personnes qui sen servent. Les charges dexploitation que ces moyens entraînent constituent le strict nécessaire pour les organismes bénévoles et communautaires.
Les bailleurs de fonds reconnaissent que les frais généraux comme le loyer et le téléphone sont légitimes et nécessaires. Ils doivent adopter la même position à légard de la capacité technologique de base. Ils doivent sengager à financer, du moins en partie, non seulement les dépenses initiales relatives à lachat dordinateurs, mais aussi laccès à Internet, la formation, le soutien, lentretien et les mises à niveau. Ces frais représentent le « coût global lié à la propriété », cest-à-dire le coût de base mensuel ou annuel par utilisateur. En règle générale, dans le secteur bénévole et communautaire, ils atteignent mensuellement environ 250 $ par utilisateur.v
Les bailleurs de fonds peuvent sassurer que les organismes quils financent disposent des outils de base en posant quelques questions. Comment détermine-t-on les sommes affectées à la technologie dans le budget? À quelle fréquence fait-on des copies de sauvegarde? Qui est responsable de la planification en matière de technologie? Quel est léchéancier de remplacement de léquipement? Envisage-t-on de faire des mises à niveau des logiciels? Quelles sommes a-t-on prévues pour la formation sur lutilisation de la technologie dans le budget? Consacre-t-on du temps au perfectionnement professionnel relativement à lutilisation des nouvelles technologies? Enfin, les bailleurs de fonds pourraient aussi prévoir des fonds pour les outils technologiques de base dans leurs politiques de financement respectives.
1er atout Créer une capacité de
base
Les bailleurs de fonds peuvent soutenir la capacité des organismes
en finançant les coûts dentretien des outils technologiques
de base. Pour la plupart des organismes, ce ne sont pas là des éléments
accessoires, bien au contraire. Il ne sagit pas non plus dun investissement
ponctuel, car il en coûte 250 $ environ par mois et par poste de travail
pour assurer leur fonctionnement. Cette somme couvre principalement le soutien
technique, la formation et le branchement. Léquipement ne représente
quune faible partie du coût total.
Exemple
Dans le cadre dun projet de deux ans, le financement dun employé
doit aussi tenir compte des charges liées à linformatique
: 250 $ x 24 mois = 6000 $.
« Lincertitude en matière de financement a augmenté considérablement et continue de compromettre lefficacité et la qualité des programmes organisationnels ainsi que leur viabilité à long terme. » Katherine Scott, Funding Matters
2e atout Appuyer lutilisation stratégique
de la technologie
Les bailleurs de fonds peuvent contribuer à améliorer lefficacité
des organismes du secteur bénévole et communautaire en aidant
ceux-ci à obtenir les outils et les compétences requises pour
utiliser stratégiquement la technologie de linformation, notamment
en ce qui concerne les collectes de fonds, les activités de rayonnement,
les campagnes de sensibilisation, le partage des ressources et de linformation.
Exemple
Un projet fait appel à des bénévoles virtuels pour offrir
des services de mentorat professionnel auprès des jeunes des communautés
éloignées du Nord. Ainsi, des perspectives de carrière
insoupçonnées souvrent aux jeunes participants.
Bien entendu, limplantation réussie de la technologie dans le secteur bénévole et communautaire exige beaucoup plus quun simple investissement dans léquipement et les logiciels. Il faut envisager lavenir « au-delà de lécran » et réfléchir à des approches et à des projets stratégiques devant permettre aux organismes de remplir leur mission et datteindre leurs objectifs.
Selon une étude financée par la W.K. Kellog Foundation, les dirigeants de la plupart des fondations ne saisissent pas en quoi la technologie peut effectivement améliorer les compétences et lefficacité des organismes quils financent. Même les bailleurs de fonds qui ont compris ce principe déplorent labsence dinformation fiable concernant lincidence de la technologie sur lavancement des objectifs relatifs aux programmes.vi
Loin de faire obstacle au financement de la technologie dans le secteur bénévole et communautaire, ces considérations devraient inciter à laction. Une occasion soffre à nous, celle de découvrir ce que les bailleurs de fonds canadiens peuvent faire pour favoriser lintégration de la technologie dans les activités liées à la mission.
Bien que nombre de bailleurs de fonds s'estiment incapables dévaluer de manière adéquate les demandes de subventions en matière de technologie, ils ont en fait à leur disposition 90 % des outils et des qualifications voulus pour le faire. En effet, ils sont en mesure de juger facilement si le plan proposé constitue un tout cohérent et si lusage qui est proposé de la technologie répondra aux besoins du groupe ciblé. Des lignes directrices claires et des consultations auprès de spécialistes en la matière sont des moyens utiles, dune part, pour évaluer si les outils faisant lobjet de la demande de subvention sont adéquats et si la vision densemble correspond bien aux objectifs du projet et, dautre part, pour déterminer quels sont les coûts acceptables pour ce type de proposition.
Cest en mettant en commun leurs expériences, leurs réussites et leurs échecs que les bailleurs de fonds parviendront à faire pencher la balance du bon côté, et à acquérir le savoir-faire nécessaire pour effectuer des investissements rentables en matière de technologie.
Une prise de conscience simpose : même sil sagit dune dimension importante, la réorientation des pratiques de financement dans l'intention de favoriser lutilisation accrue et stratégique de la technologie ne doit pas senvisager isolément. Par ailleurs, laugmentation du financement en cette matière ne se traduira pas forcément par une augmentation de lenveloppe totale. Les organismes font face actuellement à des défis considérables sur ce plan, dans un contexte où les bailleurs de fonds abandonnent progressivement le financement de base pour privilégier celui de projets spécifiques et où lÉtat délaisse la notion de subvention et de soutien global en faveur de celle dentente de financement. Tel que signalé dans un rapport récent intitulé Funding Mattersvii, les multiples compressions étouffent le secteur bénévole et communautaire à petit feu, car le financement quil reçoit se réduit de plus en plus à des projets spécifiques et complémentaires.
Quels que soient le dossier, le secteur ou la région concernés, tous les bailleurs de fonds doivent prendre conscience que financer des projets spécifiques sans tenir compte des charges dexploitation et des frais généraux, ni de la technologie, entraîne des conséquences. Sans fondations solides, jamais les organismes ne parviendront à remplir leur mission ni même à survivre et les objectifs du secteur ne pourront être atteints.
Les défis exposés ci-dessus peuvent être relevés; ils offrent, à bien des égards, des possibilités considérables pour les bailleurs de fonds canadiens, cest-à-dire loccasion daccroître la portée sociale des organismes en liant leur capacité technologique aux tâches quils doivent accomplir pour remplir leur mission.
Le meilleur moyen de relever efficacement ces défis est de favoriser le dialogue entre les bailleurs de fonds et de fournir quelques outils de base susceptibles de les guider dans les prises de décision touchant le financement de la technologie. Par ailleurs, dans le cadre des discussions prévues, les bailleurs de fonds auront loccasion de communiquer leurs expériences respectives dans ce domaine, quelles aient été concluantes ou non. Ensemble, ils ont accumulé une somme de connaissances qui, si elles sont mises en commun, ne pourront que bénéficier le secteur bénévole et communautaire.
Parallèlement, il faudra sattarder à répertorier les méthodes éprouvées de financement en technologie. À la base, celles-ci devraient comprendre les outils servant à lévaluation des demandes de subvention, des modèles de politiques et de lignes directrices en cette matière et une liste dorganismes compétents capables de prêter main-forte au moment détudier les demandes. Il serait également possible détendre cette approche à certaines pratiques comme le financement conjoint et les stratégies dévaluation, dans loptique de promouvoir lutilisation stratégique de la technologie.
En définitive, loccasion est donnée aux bailleurs de fonds de réorienter le dialogue et de donner lexemple en recourant stratégiquement à la technologie dans leurs propres activités, ce qui offrira au secteur bénévole et communautaire un modèle riche en enseignements. Une fois que les bailleurs de fonds auront compris le potentiel de transformation véhiculé par lutilisation stratégique de la technologie, ils seront en mesure de complémenter le soutien financier quils procurent à leurs bénéficiaires par du soutien de nature technique.
Lun des objectifs du projet Modifier les méthodes de financement de la GI-TI dans le secteur bénévole et communautaire vise à soutenir ce modèle dapprentissage et de collaboration entre les bailleurs de fonds. Des détails précis concernant les activités à cet effet prévues au cours des prochains mois dans le cadre du projet figurent dans la quatrième section de ce rapport, intitulée Amorcer le dialogue.
3e atout Libérer des ressources dans le
but doffrir des services hautement personnalisés
Automatiser les tâches répétitives et augmenter lefficience
des systèmes administratifs font éventuellement baisser les
coûts, libérant ainsi des ressources que lorganisme peut
réinvestir dans des services de première ligne hautement personnalisés
et dans laccomplissement de sa mission. Les bailleurs de fonds peuvent
aider les organismes à automatiser des tâches comme le traitement
des opérations, la comptabilité, les demandes dinformation
courantes et le suivi des dossiers afin daffecter des ressources humaines
à dautres tâches.
Exemple
Les dons mensuels par carte de crédit sont traités automatiquement
à laide dun système de dons en ligne, permettant
ainsi aux membres du personnel de semployer à la prospection
et à lélaboration de nouvelles campagnes de financement.
En mars 2003, lorganisme américain Summit Collaborative publiait une étude exhaustive dans le but dexpliquer la façon dont les bailleurs de fonds conçoivent et soutiennent lintégration réussie de la technologie dans le secteur bénévole et communautaire. Ce rapport, intitulé From Obstacles to Opportunities : Six Interlocking Elements of Strategic Technology Grantmaking, expose les principes de base que doivent suivre les bailleurs de fonds pour accroître lincidence des subventions quils accordent en cette matière. La section ci-dessous est extraite directement de ce rapport.viii
« Comment encourager les bénéficiaires à examiner sérieusement leurs besoins stratégiques en technologie avant quils se présentent chez nous? Il nous faut un cadre ou un outil dautoévaluation pour nous aider dans cette tâche. » Patricia Else, Fondation Trillium de lOntario
Direction ferme Une vision de lavenir et le courage de favoriser, en matière de technologie, un usage ancré dans la mission de lorganisme, judicieux et innovateur.
Le soutien stratégique des activités relevant de la technologie exige une direction ferme, tant au sein des organismes subventionnés que des fondations qui leur accordent une aide. Il faut former et soutenir des décideurs qui font un usage stratégique de la technologie et du financement de manière à ce quils puissent servir de modèles inspirants.
Apprentissage concret Des modes dévaluation qui stimulent le financement, lutilisation et le soutien de la technologie.
Le domaine du financement en matière de technologie évolue si rapidement quil faut impérativement investir dans des activités qui permettront de tirer des enseignements des échecs aussi bien que des succès. Les investissements de ce type favoriseront une culture dapprentissage au sein des organismes sans but lucratif et des fondations, en incitant ceux-ci à accepter les risques, à innover et à retenir les expériences fructueuses. Si on ne consacre pas assez de temps et de ressources à cet objectif, les organismes répéteront inévitablement leurs erreurs et les investissements en technologie pourraient être mal dirigés ou même gaspillés.
Collaboration dynamique Une relation permettant aux organismes sans but lucratif, aux intermédiaires et aux bailleurs de fonds de miser sur lexpérience acquise et les ressources.
Sans volonté de collaboration, la plupart des outils technologiques que nous utilisons, y compris Internet, nauraient pas vu le jour. La collaboration est essentielle si nous voulons assurer que la technologie livrera ses promesses au secteur bénévole et communautaire. Elle peut prendre plusieurs formes et se produire à différents niveaux. Elle se fonde essentiellement sur le partage de linformation et une volonté dadopter des pratiques qui exploitent les ressources dune communauté. Quoique complexes et difficiles à entreprendre, à cultiver et à maintenir, les rapports de collaboration engendrent des retombées importantes à un coût moindre, pour tous les participants et leurs bénéficiaires.
Utilisation stratégique de la technologie Un usage judicieux des outils technologiques, ancré dans la mission de lorganisme.
Pour que la technologie soit enracinée avec succès dans le programme des activités sans but lucratif, elle doit lêtre aussi dans les programmes de financement. À cette fin, on devra accorder une attention particulière à la planification stratégique dans le but de définir les moyens par lesquels la technologie peut améliorer le rendement du secteur sans but lucratif. Lun des objectifs prioritaires devrait être de délaisser le financement orienté vers léquipement et dappuyer lutilisation stratégique de la technologie. La valeur potentielle de cette dernière dépasse largement le simple besoin daméliorer lefficacité. Il faudra aussi vaincre les obstacles qui entravent la planification stratégique et inciter les organismes à devenir des usagers pleinement conscients du potentiel mobilisateur de la technologie au regard de leur mission, plutôt que de simples utilisateurs occasionnels.
Infrastructure globale Des serveurs, des processeurs, des logiciels et des réseaux SANS OUBLIER les compétences nécessaires pour les faire fonctionner.
Lélaboration et la mise en uvre dune infrastructure exigent davantage que lachat dordinateurs et de logiciels récents. Elles demandent une appréciation des méthodes de travail propres au secteur des organismes sans but lucratif, pour comprendre en quoi elles contribuent à laccomplissement de leur mission et sintègrent à leur fonctionnement. Ce nest quaprès avoir envisagé ces questions que lon peut procéder à létude des besoins dun groupe précis en matière de technologie. Les solutions les plus efficaces sont celles qui sont guidées par les besoins du « client » lorganisation sans but lucratif plutôt que par la technologie elle-même; ce principe sapplique aussi bien à un organisme donné quà tout un ensemble de groupes.
Intermédiaires efficaces Des gens, des organismes et des services convaincus de lutilité de la technologie pour le secteur des organismes sans but lucratif.
Les intermédiaires sont des acteurs essentiels pour les bailleurs de fonds désireux dinciter leurs bénéficiaires à utiliser la technologie à bon escient. Leurs connaissances sont indispensables et il y a beaucoup à apprendre de leur expérience. Les sommes investies dans les services quils offrent sont très fructueuses puisquelles bénéficient de nombreux organismes à la fois. Toutefois, il faut envisager ce soutien en tenant compte des cinq autres principes de financement en matière de technologie. Sinon, les bailleurs de fonds risquent non seulement de mener les institutions quils soutiennent à léchec, mais aussi de favoriser malgré eux des activités incompatibles avec les besoins essentiels des utilisateurs du secteur sans but lucratif. Des sommes substantielles devront être investies dans la mise sur pied de systèmes durables de collaboration entre les intermédiaires et dinformation sur leurs activités. Loctroi dune subvention modeste destinée à létablissement dun réseau dentraide pourrait être très bénéfique au secteur des intermédiaires dans son ensemble.
4e atout Exploiter la technologie pour favoriser
la collaboration
Les bailleurs de fonds peuvent contribuer à encourager les méthodes
de travail inédites et améliorer lefficacité des
organismes bénévoles et communautaires en investissant dans
les projets en ligne menés en collaboration. La collaboration en ligne
permet de forger de nouvelles méthodes de travail et une conception
nouvelle de la démocratie.
Exemple
Un projet de création dun réseau dinformation reliant
les sites Web de dix organismes travaillant sur une question liée à
la salubrité de lenvironnement. Ce projet permet de donner accès
à des bases de données pour mettre en commun les connaissances
à ce sujet et développer les compétences des organismes
participants en matière de collaboration.
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Élaboration de stratégies :
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diagnostic, planification, et évaluation. | |
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Fonctionnement général :
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équipement, connectivité, formation et soutien technique. | |
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Élaboration de logiciels :
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pour chaque organisme ou tout le secteur. | |
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Mise en uvre des programmes :
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promotion et prestation des services. | |
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Communications :
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édition électronique, campagnes, recrutement, financement. | |
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Intermédiaires spécialisés :
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conception, livraison et reproduction des services. | |
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Transfert des connaissances/soutienn mutuel :
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réseaux dapprentissage, portails Web. | |
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Développement du secteur :
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évaluation des enjeux, congrès, collaborations. |
Le rapport entre technologie et financement est un domaine détude relativement nouveau; seuls quelques projets de recherche détaillés ont été entrepris au cours des deux dernières années sur ce thème. Nous avons beaucoup appris grâce à ces études et à nos conversations avec les bailleurs de fonds impliqués dans ce dossier. Il reste maintenant à étendre ces consultations à léchelle du Canada. Cest précisément là le travail que doit accomplir le projet Modifier les méthodes de financement de la GI-TI dans le secteur bénévole et communautaire.
Les consultations prévues porteront principalement sur le rôle que jouent, dans un contexte en pleine évolution, les technologies de réseau au regard des activités du secteur bénévole et communautaire et sur les défis que devront relever les bailleurs de fonds pour sajuster aux changements. Elles nont pas comme but de promouvoir le financement de la technologie en tant que tel, mais, plus exactement, de mener, en collaboration avec les bailleurs de fonds désireux de relever le pari, vers la conception doutils pratiques et souples qui leur permettront dévaluer de façon stratégique les besoins du secteur bénévole et communautaire au Canada et les demandes de financement.
Nous invitons tous les bailleurs de fonds à sengager dans cette démarche et à donner leur point de vue, en participant à lune ou à plusieurs des activités prévues dans le cadre de cette démarche.
Le projet vise à explorer les tendances actuelles en matière de financement de la technologie et à les résumer. Trois types de ressources découlent de cette démarche :
Toute cette documentation met laccent sur deux éléments
: le rôle des outils technologiques de base dans le secteur bénévole
et communautaire et la nécessité de plus en plus pressante de
privilégier un usage de la technologie ancré dans la mission
des organismes et orienté « au-delà de lécran
».
Sinspirant des pratiques actuelles et de nos entretiens avec des bailleurs de fonds et des dirigeants du secteur, le projet vise principalement à encourager des discussions qui permettront de saisir en quoi les besoins en matière de technologie influencent les pratiques de financement au Canada. Il mettra en uvre une variété dapproches :
Comme nous lavons déjà mentionné,
ces consultations ne visent pas à promouvoir le financement de la technologie
en tant que tel, mais plutôt à renforcer, en cette ère
de multiplication des réseaux de communication, la capacité
des bailleurs de fonds canadiens au moment de traiter avec le secteur bénévole
et communautaire. À cette occasion, des bailleurs de fonds, des dirigeants
du secteur bénévole et communautaire et des analystes expérimentés
et avertis serviront de modérateurs.
Remarque à lintention des lecteurs : les volets décrits ci-dessous sont présentés comme de possibles « activités futures »; ils ne sont pas financés dans le cadre du présent projet. Advenant la possibilité dun financement supplémentaire, nous les intégrerons au projet principal.
Pour quelle soit efficace, la démarche expliquée précédemment doit se poursuivre au-delà des entretiens prévus dans le cadre du projet Modifier les méthodes de financement de la GI-TI dans le secteur bénévole et communautaire. Par conséquent, léquipe du projet compte entreprendre un certain nombre dactivités qui serviront à créer des réseaux durables de personnes et dorganismes sintéressant à ces questions. Il sagira principalement détablir des liens de collaboration avec Tech Funders Collaborative (www.techfunders.org), un réseau international dentraide et de renforcement des capacités qui regroupe des organismes tels que la Ford Foundation, lOpen Society Institute, la Muttart Foundation et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI).
On se fondera sur les listes denvoi et les activités complémentaires inspirées par les ateliers sur le financement de la technologie pour favoriser létablissement dun réseau dentraide.
« Comment sy prendre pour encourager nos bénéficiaires à définir des besoins quils nont pas encore exprimés? Il faut parler à dautres bailleurs de fonds pour sinformer de leurs expériences. » Patricia Else, Fondation Trillium de lOntario
« Nous devons entamer des discussions sur lensemble des pratiques de financement et sur la technologie en tant quoutil de renforcement de la capacité des organismes bénévoles et communautaires. » Monica Patten, présidente, Forum du secteur bénévole et communautaire
Voici une liste de documents utiles pour tous ceux et celles qui sintéressent à la question du financement en matière de technologie.
Ouvrages recommandés
From Obstacles to Opportunities: Six Interlocking
Elements of Strategic Technology Grantmaking. Ce rapport, financé
par la W.K. Kellog Foundation, est la seule étude exhaustive sur la
question des pratiques de financement en matière de technologie. Il
repose sur des entretiens en profondeur menés auprès de bailleurs
de fonds américains et de conseillers en soutien technologique. Il
présente une solide analyse des enjeux et un cadre pratique destiné
à renforcer la capacité des bailleurs de fonds au moment dévaluer
les demandes de financement en matière de technologie. Rédigé
par Marc Osten, Jillaine Smith et Rob Stuart
Affiché en ligne à ladresse http://www.techfunders.org/summit03_materials.html
Renforcer la capacité du secteur bénévole
et communautaire au moyen de la technologie. Le rapport final de la
Table conjointe GI-TI de lISBC présente un survol détaillé
des besoins du secteur bénévole et communautaire canadien en
matière de technologie. Il comprend un résumé des résultats
des recherches menés par la Table et des recommandations relatives
aux mesures daction. Lune des recommandations contenues dans ce
rapport visait la création du projet. Modifier les méthodes
de financement de la GI-TI dans le secteur bénévole et communautaire.
Affiché en ligne à ladresse http://www.vsi-isbc.org/fr/imit/reports.cfm
Appropriating the Internet for Social Change: Towards
the Strategic Use of Networked Technologies by Transitional Civil Society
Organizations. Commandé par le Social Sciences Research Council
de New York, ce document explore la question de lutilisation stratégique
de la technologie au sein de la société civile. Il analyse globalement
les problèmes de fond en relation avec celles-ci et présente
également douze études de cas détaillées concernant
des organismes précurseurs en matière dutilisation dInternet.
Rédigé par Mark Surman et Katherine Reilly.
Affiché en ligne à ladresse http://www.ssrc.org/programs/itic/civ_soc_report
Ressources additionnelles
Les besoins en technologie du secteur bénévole
et communautaire canadien Rapport présenté par
Gillian Kerr à la Table conjointe GI-TI de lISBC.
Affiché en ligne à ladresse http://www.vsi-isbc.org/fr/imit/reports.cfm
From Access to Applications: How Ontario Non-Profits
Are Using the Internet Rapport rédigé par Mark
Surman pour le compte du ministère des Affaires civiques de lOntario.
Affiché en ligne à ladresse http://commonsgroup.com/docs/accesstoapps.pdf.
More Than Bit Players: How Information Technology
Will Change the Ways Nonprofits and Foundations Work and Thrive in the Information
Age Rapport présenté par Andrew Blau à
la Fondation Surdna.
Affiché en ligne à ladresse http://www.surdna.org/documents/morefinal.pdf.
e-Philantropy v.2.001 From Entrepreneurial Adventure to Online Community. Rapport rédigé par Stephanie J. Clohesy pour le compte de la W.K. Kellog Foundation. Affiché en ligne à ladresse http://www.actknowledgeworks.net/ephil/
Virtual Promise: Are Charities Making the Most of
the Internet Revolution? Rapport présenté au Third Sector
UK par Joe Saxton et Stephanie Game.
Affiché en ligne à ladresse http://www.virtualpromise.net
Pour atteindre lobjectif de « modifier les méthodes de financement de la technologie », il faut favoriser des échanges stimulants et fructueux entre les bailleurs de fonds, les responsables du secteur bénévole et communautaire et les conseillers techniques. Dans ce but, nous proposons damorcer un dialogue à léchelle nationale sur lutilisation stratégique de la technologie dans le secteur bénévole et communautaire, au moyen dune série de tables rondes, dentretiens en tête-à-tête et dateliers stratégiques, dans la perspective dappuyer la mission des bailleurs de fonds et des organismes concernés. Nous procédons actuellement au choix dun certain nombre de « défenseurs » de cette cause, qui seront appelés à jouer le rôle danimateurs au cours de cette démarche.
Nous invitons les bailleurs de fonds et les responsables de secteurs à se porter volontaires pour assumer ces fonctions. Nous leur fournirons, par lintermédiaire du présent projet, les documents de référence nécessaires, une trousse doutils interactifs destinés à évaluer les demandes de financement et un répertoire des principales pratiques de financement encourageant lutilisation stratégique de la technologie. De plus, ils seront appuyés par un modérateur issu de léquipe du projet et présent à la rencontre.
Nous sommes heureux de compter les membres du Groupe consultatif sur la modification des méthodes de financement parmi nos premiers bénévoles. Un certain nombre dassociations régionales de bailleurs de fonds ont répondu favorablement et la première table ronde se tiendra à Vancouver au début mars.
Remarque à lintention des lecteurs : Après avoir été étudié par Industrie Canada, le présent document de référence sera distribué aux bailleurs de fonds, aux associations de bailleurs de fonds, aux dirigeants du secteur bénévole et communautaire, aux conseillers techniques et aux intervenants qui font une utilisation stratégique de la technologie. Nous entrerons ensuite en contact avec ces derniers dans le but de désigner un animateur pour chacune des rencontres.
Notes en fin de texte
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| Dernière mise à jour le: 2012-02-07 | |