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Renforcer la capacité du secteur bénévole et communautaire au moyen de la technologieRapport de la Table conjointe sur la gestion de l'information et les technologies de l'information de l'Initiative sur le secteur bénévole et communautaireSeptembre 2002
Message des membres de la Table conjointe GI-TIÀ titre de membres de la Table conjointe sur la gestion de l'information et les technologies de l'information (Table conjointe GI-TI), nous sommes heureux de soumettre le présent rapport au Comité de coordination conjoint de l'Initiative sur le secteur bénévole et communautaire (ISBC) et au ministre de l'Industrie, qui est responsable de la mise en œuvre de cette initiative. Lorsque le secteur bénévole et communautaire et le gouvernement du Canada ont lancé l'ISBC à l'été 2000, un de leurs principaux objectifs était de mieux servir les Canadiens en renforçant la capacité de ce secteur. Ils ont alors convenu que le fait d'aider les organismes bénévoles et communautaires à utiliser la technologie avec plus d'efficience et d'efficacité pour accomplir leur mission était une bonne façon de contribuer à la réalisation de cet objectif. Comme membres de la Table conjointe GI-TI, nous avions pour rôle de recommander la façon de procéder. Le présent rapport décrit la stratégie que nous recommandons. Nous nous sommes efforcés de déterminer ce dont les organismes bénévoles et communautaires avaient le plus besoin pour être mieux en mesure de réaliser leur mission, puis nous avons élaboré une stratégie permettant de répondre aux besoins ainsi recensés grâce à l'utilisation efficace de la gestion de l'information et des technologies de l'information. Nous avons commandé des enquêtes sur la situation courante ainsi que sur les besoins et les pratiques exemplaires. Nous avons examiné de la documentation et les résultats des consultations menées par l'ISBC auprès de bénévoles et d'organismes bénévoles et communautaires à la grandeur du pays; nous avons collaboré avec d'autres tables conjointes de l'ISBC; nous avons consulté des spécialistes du Canada et d'autres pays; et nous avons tiré parti de l'expérience et de l'expertise des membres de la Table conjointe. Nous avons également parlé à de nombreuses personnes connaissant bien la technologie et le secteur bénévole et communautaire, afin de mettre nos idées à l'épreuve à mesure que nous les concevions. Le défi que représentait l'élaboration d'une stratégie capable de répondre aux besoins prioritaires d'un secteur regroupant des organismes aussi diversifiés nous a beaucoup impressionnés. D'une part, notre stratégie devait être utile aux organismes de l'ensemble du secteur et du pays; d'autre part, il ne pouvait s'agir d'une formule « universelle ». Nous avons également été impressionnés par les fondements nécessaires pour relever ce défi. Ces fondements sont notamment la détermination des organismes bénévoles et communautaires dans l'accomplissement de leur mission; la créativité des nombreux organismes bénévoles et communautaires et réseaux du pays qui utilisent déjà la technologie ainsi que l'infrastructure et les programmes existants d'une manière innovatrice; la volonté du gouvernement du Canada, des fondations et des partenaires du secteur privé de collaborer au renforcement de la capacité technologique du secteur bénévole et communautaire; et le fait qu'on reconnaît de plus en plus partout au Canada que les organismes bénévoles et communautaires sont essentiels à notre bien-être collectif.
Nous nous estimons privilégiés d'avoir eu l'occasion de contribuer au renforcement de la capacité du secteur bénévole et communautaire. Nous sommes reconnaissants
aux nombreux bénévoles, organismes bénévoles et communautaires
et partenaires des secteurs privé et public qui nous ont fait part de leurs idées
et accordé leur collaboration et qui nous ont ainsi aidés à façonner la stratégie
que nous recommandons. Table des matièresSommaireI. Introduction II. Méthode Évaluation de la situation courante afin d'établir une base solide pour la formulation des recommandations Manque de connaissances en GI-TI des administrateurs, du personnel et des bénévoles Obstacles à l'acquisition de produits et services de GI-TI Difficulté à obtenir du financement Insuffisance des moyens de communication et de réseautage des organismes Efforts continuels visant à assurer une utilisation efficace de la GI-TI V. Mise en œuvre VI. Résultats prévus VII. Conclusion Annexe I Résumé des recommandations Annexe II Définitions Annexe III Modèle conceptuel de portail Annexe IV Membres de la Table conjointe GI-TI SommaireL’un des grands objectifs de l’Initiative sur le secteur bénévole et communautaire (ISBC), qui a été lancée en juin 2000, consiste à renforcer la capacité du secteur bénévole et communautaire. L’ISBC reconnaît que la gestion de l’information et les technologies de l’information (GI-TI) peuvent grandement aider les organismes bénévoles et communautaires à remplir leur mission et le secteur à jouer, avec les secteurs privé et public, son rôle de pilier de la société canadienne.Reconnaissant que le secteur bénévole et communautaire a du retard sur les secteurs privé et public en ce qui concerne l’utilisation efficace de la GI-TI, l’ISBC a créé la Table conjointe sur la gestion de l’information et les technologies de l’information (Table conjointe GI-TI), afin qu’elle recommande des moyens de faire en sorte que les organismes bénévoles et communautaires et l’ensemble du secteur utilisent plus efficacement la GI-TI. La Table conjointe GI-TI a commandé des enquêtes, examiné de la documentation, consulté des spécialistes, passé en revue les résultats de consultations menées par l’ISBC à la grandeur du pays et tiré parti de l’expérience et de l’expertise de ses membres pour brosser un tableau fidèle de la situation courante en ce qui a trait à l’utilisation de la GI-TI par le secteur et des besoins connexes. La Table conjointe a cerné les six principaux obstacles que doivent surmonter les organismes bénévoles et communautaires et l’ensemble du secteur pour utiliser plus efficacement la GI-TI :
I. IntroductionLa gestion de l’information et les technologies de l’information (GI-TI)1 transforment les organismes des secteurs privé et public ainsi que du secteur bénévole et communautaire, en particulier depuis une dizaine d’années. Dans le cas de nombreux organismes, la technologie a entraîné de profonds changements qui ont transformé leurs activités, leurs communications et leurs structures, voire leur mission. Bien que la transformation puisse s’avérer difficile, la plupart des organismes jugent la technologie essentielle à la réalisation de leur mission.Selon le consensus qui se dégage des rapports dans le domaine et des commentaires des observateurs bien informés, le secteur bénévole et communautaire2 accuse un retard par rapport aux secteurs privé et public pour ce qui est de l’utilisation efficace de la GI-TI3. C’est d’ailleurs un motif de préoccupation. Les organismes bénévoles et communautaires nous font participer à la vie de nos collectivités, nous rassemblent, fournissent de nombreux services (y compris la plupart de nos services sociaux) et expriment des préoccupations communes. Ils sont essentiels à notre bien-être collectif. Or, une utilisation plus efficace de la technologie pourrait rendre plus précieuse encore la contribution des organismes bénévoles et communautaires et de l’ensemble du secteur. L’un des grands objectifs de l’Initiative sur le secteur bénévole et communautaire (ISBC), qui a été lancée à l’été 2000, consiste à renforcer la capacité du secteur bénévole et communautaire. L’ISBC reconnaît que la GI-TI constitue, avec les ressources humaines et financières, les compétences, le savoir et l’expérience, l’un des principaux facteurs de renforcement de cette « capacité ». Le présent rapport recommande l’adoption d’une stratégie pour aider les organismes bénévoles et communautaires et le secteur dans son ensemble à renforcer leur capacité d’utiliser la GI-TI avec efficience et efficacité pour réaliser leur mission. De façon plus précise, la stratégie a pour objet d’aider les organismes bénévoles et communautaires à utiliser la technologie afin de trouver des façons rentables de mener des activités essentielles, par exemple :
La Table conjointe GI-TI est l’une des six tables conjointes établies dans le cadre de l’ISBC. Elle a pour mandat d’élaborer et de réaliser des initiatives ayant pour but de renforcer les organismes bénévoles et communautaires en leur permettant d’acquérir les compétences techniques dont ils ont besoin pour réaliser leurs missions et leurs mandats respectifs. On trouvera l’énoncé complet du mandat et des principes directeurs de la Table conjointe ainsi qu’une description de son programme dans le site Web de l’ISBC (http://www.vsi-isbc.org/fr/joint_tables/im_it/terms_of_reference.cfm).
II. MéthodeDétermination des principes directeurs pour la formulation des recommandationsLa Table conjointe GI-TI a attaché une grande importance à l’établissement des principes et des processus destinés à orienter son travail. Les éléments énumérés ci-dessous constituent les principes directeurs qu’elle a adoptés pour formuler des recommandations pratiques visant à répondre aux besoins prioritaires des organismes bénévoles et communautaires et de l’ensemble du secteur. Ces principes directeurs, assortis d’un bref commentaire (en italique), sont : a) Travailler de concert avec d’autres secteurs (p. ex. le secteur privé); partager la responsabilité.
Évaluation de la situation courante afin d’établir une base solide pour la formulation des recommandations La Table conjointe s’est efforcée de brosser un tableau aussi fidèle que possible de la situation courante pour pouvoir formuler ses recommandations. En plus de se fonder sur la documentation pertinente, les travaux et les consultations d’autres tables conjointes de l’ISBC, l’opinion de spécialistes ainsi que l’expérience et l’expertise de ses propres membres, elle a commandé deux enquêtes. Le premier rapport d’enquête publié par PRA Inc. le 31 mars 2001 et intitulé La gestion de l’information, la technologie de l’information et le secteur bénévole — Analyse du contexte6, analyse le contexte et la documentation sur la GI-TI. Il indique les tendances générales, les possibilités et les lacunes dans le domaine des technologies de l’information en ce qui concerne les organismes bénévoles et communautaires. Le deuxième rapport d’enquête publié par RealWorld Systems le 29 janvier 2002 et intitulé Les besoins en technologie du secteur bénévole et communautaire canadien7, cerne les besoins du secteur bénévole et communautaire, principalement au moyen d’entrevues menées auprès du personnel et des cadres d’organismes bénévoles et communautaires. Les conclusions de ces deux enquêtes correspondent à celles de nombreuses autres évaluations de la situation courante et des besoins des organismes bénévoles et communautaires8. Ces évaluations se reflètent dans les résultats des consultations sur l’Accord et l’Initiative nationale sur le bénévolat (devenue l’Initiative canadienne sur le bénévolat [ICB]), le point de vue de spécialistes recueilli par la Table conjointe, y compris des membres d’autres tables conjointes et du Comité de coordination conjoint de l’ISBC, ainsi que le point de vue et l’expérience des membres de la Table conjointe GI-TI eux-mêmes. L’un des aspects importants de la situation courante est le fait que les administrations publiques, les organismes bénévoles et communautaires et le secteur privé ont travaillé à l’élaboration de politiques, de programmes, de partenariats, d’infrastructures, de réseaux et d’initiatives pouvant aider le secteur bénévole et communautaire à renforcer sa capacité technologique. Il s’agit d’investissements considérables sous forme de fonds, de matériel, de logiciels, de services de branchement et d’ingéniosité propres à renforcer la capacité technologique du secteur bénévole et communautaire. Au palier fédéral, un exemple bien connu est le programme VolNet, qui, à la fin de mars 2002, avait rempli son mandat consistant à offrir à des organismes bénévoles et communautaires le branchement à Internet, de même que du matériel informatique, de nouvelles technologies de l’information, du soutien de réseau et la possibilité d’acquérir des compétences Internet. Parmi les autres exemples, on compte le Programme d’accès communautaire et le programme Collectivités ingénieuses d’Industrie Canada, ainsi que l’initiative Réseaux d’apprentissage communautaires, qui relève du Bureau des technologies d’apprentissage de Développement des ressources humaines Canada9. Certaines administrations provinciales ont aussi fait d’importants investissements dans des programmes visant à renforcer la capacité technologique des organismes bénévoles et communautaires, investissements qui ont donné lieu à des initiatives intéressantes10. Depuis quelques années, les administrations fédérale et provinciales et de nombreuses municipalités ont entrepris d’importantes initiatives en ligne, afin de faciliter l’établissement de « relations électroniques » efficaces avec des organisations, y compris des organismes bénévoles et communautaires, et avec des particuliers de tout le Canada. Plus ces initiatives sont complexes, plus elles sont utiles aux organismes bénévoles et communautaires qui ont su intégrer la GI-TI à leurs plans et à leurs activités. Au Canada, on trouve de nombreux réseaux communautaires11, dont la plupart ont fait preuve d’une grande créativité dans l’élaboration de l’infrastructure électronique et l’acquisition des compétences nécessaires aux organismes locaux, y compris les organismes bénévoles et communautaires, pour utiliser la technologie avec efficience et efficacité. Ces réseaux comptent souvent sur le financement, les installations et les programmes de diverses sources gouvernementales et non gouvernementales pour établir l’infrastructure électronique requise et offrir les services de formation et de soutien technique dont ont besoin les organismes bénévoles et publics locaux pour remplir leur mission.
III. DéfisLa plupart des enquêtes et évaluations relatives à la situation courante évoquées précédemment ont cerné des obstacles pouvant limiter le renforcement de la capacité technologique du secteur bénévole et communautaire. Voici les plus importants de ces obstacles.Diversité du secteur bénévole et communautaire La grande diversité du secteur bénévole et communautaire constitue un obstacle pour toute stratégie sur la technologie appelée à avoir une importante incidence sur l’ensemble du secteur. Par exemple, les grandes différences entre, d’une part, les vastes organismes urbains tels que les universités, les hôpitaux, les organismes cadres nationaux et les grandes fondations et, d’autre part, les dizaines de milliers de petits organismes bénévoles et communautaires, y compris ceux qui sont établis en milieu rural ou en région éloignée, réduisent grandement la capacité d’utiliser la technologie avec efficacité. Les grands organismes ont généralement les ressources, le personnel technique et l’accès à l’infrastructure de communication nécessaires pour utiliser largement la GI-TI. Par contre, les petits organismes ne disposent habituellement que de maigres ressources et d’un accès très limité aux compétences techniques voulues. Les organismes établis en milieu rural ou en région éloignée ne disposent généralement d’aucune infrastructure de communication, comme les services Internet haute vitesse. Dans certains cas, ils n’ont même pas de service Internet de base. Ceci ne veut pas nécessairement dire que tous les grands organismes disposent de ressources adéquates ou utilisent la technologie avec efficience et efficacité, ni que l’inverse est vrai dans le cas des petits organismes. Toutefois, lorsqu’il s’agit de rentabiliser l’utilisation de la technologie, les petits organismes sont généralement défavorisés. De nombreux éléments autres que ceux mentionnés précédemment expliquent la diversité des organismes bénévoles et communautaires, notamment les objectifs, le mode de gestion, les activités menées, les types de services offerts, la « clientèle », la proportion de bénévoles et d’employés rémunérés ainsi que la langue de travail. La diversité des organismes pose donc un défi particulier aux dirigeants du secteur, en particulier pour ce qui est de leur capacité de communiquer entre eux et avec les organisations de l’extérieur du secteur. Le grand défi consistera à favoriser dans tous les organismes bénévoles et communautaires, peu importe leur taille, l’endroit où ils sont établis ou d’autres particularités, l’établissement d’une capacité technologique convenant à leurs missions respectives. Il nécessitera la réduction de l’écart technologique (fossé numérique) entre les organismes bénévoles et communautaires ainsi que le renforcement de la capacité du secteur à jouer son rôle en tant que l’un des trois piliers de la société canadienne. Manque de connaissances en GI-TI des administrateurs, du personnel et des bénévoles Selon plusieurs enquêtes, y compris celle de PRA Inc. mentionnée plus haut, et de l’avis général des spécialistes, le personnel et les dirigeants de tous les niveaux, y compris les cadres supérieurs et les administrateurs, manquent de connaissances en GI-TI. Sans expérience directe de la technologie, les dirigeants et les employés ne saisissent pas toujours sa valeur potentielle ainsi que les ressources et les efforts requis pour l’utiliser avec efficience et efficacité. En outre, de nombreux organismes ayant choisi de se doter de la technologie n’ont ni les connaissances ni les compétences voulues pour planifier son adoption ou son expansion et sa viabilité à long terme de même que pour assurer la formation et le soutien technique du personnel ou des dirigeants. La plupart des organismes bénévoles et communautaires du Canada sont branchés à Internet et utilisent couramment le courriel12. Certains possèdent leur propre site Web. Toutefois, peu d’entre eux ont intégré la GI-TI à leurs activités au point de l’utiliser stratégiquement pour remplir leur mission. Comme on pouvait s’y attendre, les grands organismes bénévoles et communautaires se servent beaucoup plus de la technologie que nombre d’organismes de petite ou moyenne taille et ils en font une utilisation beaucoup plus pointue. Créé à partir d’un rapport sur l’utilisation de la technologie dans le secteur bénévole et communautaire des États-Unis13, le tableau ci-dessous présente certains obstacles à l’adoption de la technologie qui ont trait aux attitudes envers celle-ci. La majorité des organismes bénévoles et communautaires sondés pour la production de ce rapport appartiennent aux catégories 1 et 2. Étant donné que le Canada et les États-Unis ont adopté la technologie dans une mesure à peu près semblable, on peut déduire que les organismes bénévoles et communautaires du Canada appartiennent aux mêmes catégories que leurs pendants américains.
Les organismes qui se rapprochent des catégories 3 et 4 sont plus nombreux dans les secteurs privé et public que dans le secteur bénévole et communautaire. Il en résulte que, pour jouer son rôle de pilier de la société canadienne avec les secteurs privé et public et être réellement un partenaire de ces secteurs, le secteur bénévole et communautaire devra se rapprocher des catégories 3 et 4. Le grand défi consistera à accroître les connaissances en GI-TI des administrateurs, des cadres, du personnel et des bénévoles. Obstacles à l’acquisition de produits et services de GI-TI L’un des obstacles à l’acquisition de la technologie que mentionnent souvent les organismes bénévoles et communautaires tient au fait que certains ministères et certaines fondations limitent la possibilité pour ces organismes d’affecter à l’acquisition de la technologie les fonds qu’ils leur accordent. Le grand défi consistera à abaisser cet obstacle de taille en persuadant les bailleurs de fonds qu’il y va de leur propre intérêt et à les amener à consacrer des fonds à l’acquisition de la technologie. Il s’agira aussi d’obtenir une aide pour que l’acquisition de la technologie soit abordable. Difficulté à obtenir du financement Bien que presque tous les organismes puissent prétendre manquer de temps et de fonds pour remplir pleinement leur mission, les organismes bénévoles et communautaires souffrent particulièrement de ce problème. La majorité de ceux-ci signalent consacrer beaucoup de temps aux demandes d’aide et à la production de rapports associées à la collecte de fonds, alors qu’ils n’arrivent pas à faire tout le travail requis pour s’acquitter de leur mission. Nombre d’organismes reconnaissent que la collecte de fonds est une activité stratégique permanente. Il s’agit notamment de répondre aux besoins réels de la collectivité et de faire comprendre aux bailleurs de fonds potentiels le travail accompli et la nécessité de ressources adéquates. Cependant, on signale fréquemment une certaine frustration quant aux processus de demande de financement et de production de rapports que requièrent les bailleurs de fonds, en particulier ceux qui se trouvent à l’extérieur de la collectivité et qui ne peuvent se faire directement une idée de l’organisme demandant des fonds. En général, les exigences en matière de demande de financement et de production de rapports sont nombreuses, manquent de clarté et varient d’un bailleur de fonds à l’autre, y compris au sein des administrations publiques. Le grand défi consistera à simplifier et à uniformiser les processus de demande de financement et de production de rapports, et à les rendre, de façon générale, moins fastidieux et plus économiques. Insuffisance des moyens de communication et de réseautage des organismes Comme l’ont montré les secteurs privé et public, la communication et le réseautage sont des éléments clés du renforcement de la capacité. Le secteur bénévole et communautaire doit avoir davantage accès aux outils de communication et de réseautage utilisés par les autres secteurs. Les consultations menées par l’ISBC ont confirmé à quel point il est important de faciliter les communications et le réseautage entre les organismes bénévoles et communautaires. De nombreux participants ont signalé combien il leur était utile de se réunir avec des bénévoles et des employés de divers organismes de leur région. Le travail que le secteur bénévole et communautaire a effectué à ce jour dans le cadre de l’ISBC et celui de la Table ronde sur le secteur bénévole, qui a mené à la création de l’ISBC, ont nécessité de vastes communications à l’échelle du secteur. Le site Web de l’ISBC a illustré les avantages potentiels de la technologie qui peut aider le secteur bénévole et communautaire à jouer un plus grand rôle comme pilier de la société canadienne grâce à des communications efficientes et efficaces. Le grand défi consistera à créer un portail pour le secteur bénévole et communautaire qui, entre autres, aidera les organismes du secteur à obtenir l’information et les services dont ils ont besoin, à communiquer, à faire partie de réseaux et à renforcer la capacité du secteur de jouer son rôle comme pilier de la société canadienne. Efforts continuels visant à assurer une utilisation efficace de la GI-TI L’intégration de la GI-TI par la plupart des organismes est un processus à long terme qui soulève fréquemment de sérieuses questions quant aux importants investissements requis et au risque qu’ils ne rapportent rien. Pour intégrer la technologie, il ne suffit pas d’acquérir des ordinateurs, des services de branchement à Internet et des logiciels. On doit aussi planifier l’adoption ou l’expansion de la technologie de manière à aider l’organisme à remplir sa mission, ce qui oblige habituellement à modifier non seulement le budget, mais aussi les structures et les activités. Il faut en outre prendre des décisions sur des questions telles que la technologie précise à acquérir, les réseaux auxquels se brancher, la formation dont le personnel, les bénévoles, les administrateurs et les partenaires ont besoin pour se servir efficacement de la technologie et le soutien technique qui sera requis à long terme. Les besoins des organismes varieront en fonction des particularités mentionnées ci-dessus. Il est toutefois évident que le fait de répondre à un seul besoin, par exemple l’acquisition de matériel, est loin de constituer une intégration efficace de la technologie. De même, le fait de fournir ne serait-ce qu’un ordinateur de base à la majorité des organismes bénévoles et communautaires épuiserait à lui seul le budget de 94,6 millions de dollars sur cinq ans de l’ISBC, sans parler de celui de la Table conjointe GI-TI, qui est de 10 millions de dollars sur cinq ans. Le grand défi consistera à élaborer une stratégie qui fera en sorte que les dirigeants du secteur bénévole et communautaire comprennent les avantages de la GI-TI, qui lèvera les obstacles à son acquisition et qui fournira les outils permettant son intégration durable dans les plans et les activités des organismes bénévoles et communautaires. IV. Recommandations – Adoption d'une stratégie en matière de technologie pour le secteur bénévole et communautaireCompte tenu des défis susmentionnés et des conclusions des rapports, enquêtes et évaluations dont ils s’inspirent, la Table conjointe s’est penchée sur les interventions qui seraient les plus utiles à l’ensemble des organismes bénévoles et communautaires et, en particulier, à ceux qui ont le plus besoin d’aide.L’intervention recommandée pour relever les défis susmentionnés consiste en une stratégie composée de cinq volets complémentaires. Recommandation no 1 Accroître les sommes dont les organismes bénévoles et communautaires disposeront pour investir dans la technologie en établissant un dialogue avec les bailleurs de fonds du secteur, afin de les inciter à modifier leurs politiques et leurs méthodes de financement pour englober les investissements dans la technologie. L’objectif visé consiste à modifier les politiques et les méthodes de financement des administrations publiques et des fondations qui empêchent ou compliquent l’octroi de fonds aux organismes bénévoles et communautaires pour la technologie, notamment pour le matériel, les logiciels, le branchement à Internet, les mises à niveau et la formation, ou qui en sous-estiment l’importance. Les discussions qui ont eu lieu avec des fondations et des organismes gouvernementaux finançant les organismes bénévoles et communautaires (bailleurs de fonds) sont encourageantes. Un grand nombre d’entre eux reconnaissent qu’il est logique de financer les investissements dans la technologie et que cette dernière peut aider les organismes bénévoles et communautaires à remplir leurs missions respectives, dont les bailleurs de fonds souhaitent faciliter la réalisation. Certaines fondations et certains organismes gouvernementaux travaillent à apporter les changements recommandés aux méthodes de financement, chose qu’ils ont déjà faite dans certains cas. Les mesures requises pour faire progresser cet élément de la stratégie sont au nombre de quatre :
Recommandation no 2 Aider les organismes bénévoles et communautaires à utiliser la technologie avec plus d’efficience et d’efficacité en reliant les réseaux communautaires existants, en établissant un point d’accès central à ces réseaux et en offrant des rabais sur les technologies de l’information par l’intermédiaire d’une cyberboutique. Ce volet vise à aider les organismes bénévoles et communautaires à planifier l’adoption ou l’expansion de la technologie dont ils ont besoin, à acquérir la technologie, à l’intégrer efficacement à leurs activités et à la maintenir — à un coût abordable. Les principales activités associées à l’utilisation efficace de la technologie doivent être bien coordonnées. Ces activités sont les suivantes :
L’objectif de ce volet de la stratégie serait poursuivi au moyen de trois démarches complémentaires, à savoir :
À l’issue d’un processus de sélection par voie de concours, on pourrait fournir des crédits aux réseaux communautaires existants pour leur permettre de mieux répondre aux organismes bénévoles et communautaires locaux qui demandent de l’aide pour planifier l’acquisition ou l’expansion de la technologie, des services de formation et du soutien technique. Les organismes bénévoles et communautaires auraient à verser un tarif horaire peu élevé pour les services fournis. L’acquisition du matériel, des logiciels, des services de branchement à Internet, etc., serait facilitée grâce à l’élargissement des dispositions avantageuses actuellement offertes par d’importants fournisseurs comme Apple, IBM, Hewlett-Packard et Compaq. À cette fin, une « cyberboutique » semblable à celles d’In Kind Canada14 et de l’organisme américain TechSoup15, mais conçue pour répondre aux besoins des Canadiens et des Canadiennes, constituerait un service clé, offert sur le portail, grâce auquel les organismes bénévoles et communautaires pourraient obtenir à peu de frais la technologie, les services de formation et le soutien technique dont ils ont besoin.
Recommandation no 3
V. Mise en œuvreEn tant qu’équipe du ministère qui a parrainé la Table conjointe GI-TI, le Secrétariat de la GI-TI d’Industrie Canada supervisera la mise en œuvre des recommandations de la Table conjointe par les organismes qui se seront qualifiés par concours.VI. Résultats prévusLes recommandations énoncées précédemment visent à produire les résultats suivants :
VII. ConclusionLes cinq recommandations de la Table conjointe GI-TI reflètent une stratégie intégrée et cohérente visant à renforcer la capacité technologique du secteur bénévole et communautaire. En formulant ces recommandations, la Table conjointe a gardé à l’esprit les questions liées à la viabilité. Par conséquent, elle estime que la stratégie recommandée satisfait aux critères connexes. Ainsi, dans la mesure du possible, la stratégie s’appuiera sur les processus et les projets existants dans le secteur ou elle les améliorera.La Table conjointe GI-TI estime par ailleurs que la stratégie contribuera grandement à la réalisation de son mandat, qui consiste à accroître la capacité des organismes bénévoles et communautaires à remplir leurs missions et leurs mandats respectifs. Elle recommande qu’Industrie Canada s’assure que le secteur bénévole et communautaire devienne propriétaire et assume la responsabilité des produits et services découlant de ses recommandations lorsqu’ils seront totalement fonctionnels et que le travail sera terminé ou lorsque le Secrétariat de la GI-TI mettra fin à ses activités en mars 2005, si cette éventualité précède la première. Il est à noter que divers mécanismes de collaboration pourraient alors être en place pour faciliter la poursuite du travail dans le secteur. Les membres de la Table conjointe ont dit souhaiter maintenir leur participation pendant la phase de mise en œuvre en prodiguant des conseils au besoin afin d’assurer la continuité et d’aider à comprendre la raison d’être de la stratégie et la logique sur laquelle elle repose. Annexe I Résumé des recommandations
Annexe II DéfinitionsCapacité technologique : Élaboration, acquisition et utilisation productive d’outils technologiques (de gestion de l’information et des communications) et du contenu connexe pour remplir une mission ou un mandat.Gestion de l’information (GI) : Au moyen de la technologie, mise en commun et communication de renseignements afin d’accroître la capacité d’un organisme à faire de la planification et de la gestion (notamment en ce qui concerne le personnel, les finances, le marketing et les systèmes). Outils technologiques : Pour les besoins du présent rapport, non seulement le Web et les solutions fondées sur Internet, mais aussi toute la gamme des logiciels et du matériel de bureautique que l’on trouve couramment dans les organismes modernes. Technologie de l’information (TI) : Tout type d’outil électronique facilitant la gestion, le stockage, la manipulation, la transmission ou la réception de données (p. ex. courriel, Internet, site Web, centres de ressources en ligne et groupes de discussion en ligne). Technologie des communications : Moyen utilisé pour communiquer au sein d’un organisme ou avec l’extérieur (services postaux, téléphone, télécopieur, boîte vocale, courriel, téléconférence et vidéoconférence). Annexe III Modèle conceptuel de portail![]() Annexe IV Membres de la Table conjointe GI-TI 16Représentants du secteur bénévole et communautaireDon McCreesh (coprésident) Bénévole YMCA Canada Paul Dell’Aniello Titulaire Chaire Seagram en gestion des organismes sans but lucratif Université du Québec à Montréal Margaret Fietz Présidente et directrice générale Service à la famille — Canada Ian Kershaw Consultant Focus IT Solutions Inc. Philip King Vice-président du commerce électronique United Way of Greater Toronto Kathy Marshall Coordonnatrice nationale Réseau d’action des femmes handicapées du Canada Karen McGrath Directrice exécutive Santé et Services communautaires Région de St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador) Gary Birch (membre d’office) Président Comité consultatif sur les appareils et accessoires fonctionnels Marilyn Box (membre d’office) Agente de secrétariat Initiative sur le secteur bénévole et communautaire Josephine Sutton (membre d’office) Directrice Womenspace Représentants du gouvernement Lisanne Lacroix (coprésidente) Secrétaire générale Industrie Canada Donna Achimov Directrice générale Programmes d’accès public Communication Canada Bob Cumming Gestionnaire Coordination ministérielle Secrétariat rural Agriculture et Agroalimentaire Canada Réjean Gravel Directeur général Systèmes et informatique Services ministériels Environnement Canada Rodney Hagglund Directeur Initiative sur le secteur bénévole et communautaire Direction des organismes de bienfaisance Agence des douanes et du revenu du Canada Susan Margles Directrice administrative Réseau canadien de la santé Santé Canada Nancy Wildgoose (membre d’office) Groupe de travail sur le secteur bénévole Bureau du Conseil privé
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