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L'aventure continue : Le deuxième rapport à l'intention des Canadiens
et des Canadiennes sur la mise en œuvre de l'Accord entre le gouvernement
du Canada et le secteur bénévole et communautaire
Rapport connexe : Mise en œuvre au sein du secteur bénévole et communautaire
B. Progrès accomplis en regard des priorités
Les progrès de l’an dernier ont été accomplis
sous le signe d’un nouveau défi : le transfert de la responsabilité
du secteur bénévole et communautaire de Patrimoine canadien
à Développement social Canada. Avec ses partenaires gouvernementaux
et à titre individuel, le Forum a réussi à faire
avancer les choses dans les domaines prioritaires établis l’année
précédente et exposés dans le premier Rapport aux
Canadiens et aux Canadiennes. Une brève description de ces réalisations
est donnée ci?dessous et accompagnée d’encadrés
[« On nous a dit… »] citant des commentaires et des
suggestions d’organismes qui ont répondu à l’enquête
de l’été 2004.
- PRIORITÉ no 1 : Continuer
de s’engager dans le cadre d’un partenariat conjoint entre
le secteur bénévole et communautaire et le gouvernement
du Canada
Selon le libellé de l’Accord, le secteur bénévole
et communautaire et le gouvernement du Canada se sont engagés
à : agir d'une manière compatible avec les valeurs
et les principes énoncés dans l’Accord; élaborer
les mécanismes et les processus nécessaires à
la mise en œuvre de l'Accord; travailler ensemble, au besoin,
pour atteindre des buts et des objectifs communs; promouvoir une
prise de conscience et une compréhension de la contribution
apportée par chacun à la société canadienne.
Pour remplir cet engagement, le secteur bénévole
et communautaire a mené diverses activités au cours
de l’année écoulée.
On nous
a dit…
Notre organisme est au courant de
l’Accord et de ce qu’il signifie. De plus en plus,
nous reconnaissons qu’il est possible d’offrir des
meilleurs programmes et services à la collectivité
lorsque nous travaillons en partenariat. (Habitat faunique
Canada)
Le gouvernement nous consulte sur
des questions ayant un impact sur nos jeunes et sur les politiques
et les pratiques qui pourraient nous aider. Des fonctionnaires
travaillent bénévolement au sein de notre organisme
(Big Brothers Big Sisters – Edmonton et région)
[Enquête 2004 auprès
du secteur bénévole et communautaire]
- Bâtir la relation
Comme au cours des années précédentes, une
des grandes priorités du Forum était d’entretenir
et d’améliorer ses relations avec le gouvernement
fédéral. À cette fin, le Forum a tenu en
mai 2004 un atelier avec des représentants de 25 organismes
nationaux, sous le thème de Bâtir la relation
entre le gouvernement du Canada et le secteur bénévole
et communautaire. Les participants ont déterminé
ensemble les caractéristiques d’une relation idéale
à partir des sous?thèmes suivants : 1) bâtir/maintenir
une solide relation qui fonctionne et 2) mettre en application
les Codes de bonnes pratiques dans le milieu de travail.
Les deux secteurs reconnaissent l’importance d’un
dialogue permanent à haut niveau. Toutefois, l’année
dernière fut une année de transition pour le gouvernement
fédéral. De nombreux ministres du Cabinet se sont
vus confier de nouveaux portefeuilles et la responsabilité
du secteur bénévole et communautaire est passée
de Patrimoine canadien à Développement social
Canada. La réunion prévue entre le comité
consultatif ministériel et les dirigeants du secteur
bénévole et communautaire a donc été
annulée. Le Forum travaillera à faire en sorte
que cette rencontre ait lieu au cours de l’année
qui vient.
- Collaboration en matière
de formation
Un des plus gros défis que nous devons relever est celui
d’encourager les 160 000 organismes du secteur bénévole
et communautaire à se servir de l’Accord et des Codes.
L’an dernier, le personnel du Forum en partenariat avec
le gouvernement fédéral a organisé des séances
de formation visant à doter les formateurs locaux des compétences
et des ressources dont ils ont besoin pour mieux « faire
passer le message » partout au pays. Ces séances
ont été données à l’aide de
nombreux outils mis au point par les deux secteurs au cours de
l’année précédente, notamment un cahier
d’exercices en langage simple sur l’application des
Codes de bonnes pratiques dans la vie de tous les jours et des
modules de « formation du formateur » sur la mise
en pratique des Codes.
On nous
a dit…
En raison des coupures, des ressources et du temps qui
étaient autrefois donnés gratuitement se font
maintenant plus rares. Néanmoins, nous avons encore
un excellent taux de partage de l’information et de
participation intersectorielle. (Tsolum River Restoration
Society)
Nous avons déposé des exemplaires dans
notre centre de ressources et expliqué au personnel
la relation entre le FSBC et nos projets. (Habitat faunique
Canada)
Je crois qu’il est plus important que l’Accord
et les Codes soient bien compris et appliqués par les
fonctionnaires fédéraux à tous les niveaux.
(Services à la famille Canada)
Nous devons adopter une approche proactive de rayonnement
par l’entremise de groupes de coordination. (Association
des Centres d’emploi Jeunesse de l’Ontario)
[Enquête 2004
auprès du secteur bénévole et communautaire]
À partir des résultats des séances pilotes
de formation tenues en septembre 2003 au Nouveau-Brunswick,
les deux secteurs ont remanié la méthodologie
et l’ont adaptée sous neuf différents modules
pour répondre aux besoins des formateurs et des apprenants.
Ces nouveaux modules ont été testés à
Calgary, Edmonton et Ottawa et ont très bien fonctionné.
Des formateurs sont maintenant bien établis au Nouveau?Brunswick,
en Alberta, dans les Territoires du Nord-Ouest et en Ontario.
- Renforcer la sensibilisation
et susciter l’adoption de pratiques exemplaires
Au cours de l’année écoulée, le Forum
a peaufiné sa stratégie de sensibilisation et s’est
employé à faire connaître l’Accord et
les Codes aux milliers d’organismes bénévoles
et communautaires de tout le pays.
La présentation d’exposés est un des moyens
par lesquels le Forum diffuse de l’information. L’an
dernier, les membres et le personnel du Forum ont pris part
à une cinquantaine d’ateliers et de conférences
qui ont rejoint près d’un millier de personnes
aux niveaux national, provincial/territorial, local et international.
Nous avons notamment rencontré une délégation
de l’Estonie en juillet 2004 et examiné avec elle
le processus de mise en œuvre de l’Accord et des
Codes.
Le Forum a en outre distribué des exemplaires de l’Accord
et des Codes et d’autres documents d’information
aux organismes du secteur. Ainsi, entre le mois d’octobre
2003 et le mois de septembre 2004, le Forum a distribué
:
- 1 453 trousses comportant des exemplaires
de l'Accord et des Codes
- 2 102 exemplaires de l’Accord
- 2 286 exemplaires du Code de bonnes
pratiques pour le dialogue sur les politiques
- 1 512 exemplaires du Code de bonnes
pratiques sur le financement
- 75 exemplaires d’une vidéo
expliquant le contexte de l’Accord et des Codes
- 204 exemplaires d’un cédérom
comprenant l’Accord, les Codes et de la documentation
connexe
En mars 2004, le secteur a en outre
diffusé une circulaire de deux pages donnant des conseils
aux organismes sur la façon d’utiliser l’Accord
et les Codes.
Pour que l’Accord et les Codes
fonctionnent bien dans les deux secteurs, le Forum recherche
et diffuse des exemples de pratiques exemplaires. La Base
de connaissances sur les pratiques efficaces d'application de
l'Accord et des Codes est une collection en ligne croissante
d'études de cas qui montrent les pratiques d'organismes
bénévoles et communautaires canadiens qui ont
utilisé l'Accord et les Codes avec succès dans
leurs relations d’affaires avec le gouvernement du Canada.
La Base de connaissances est une source d'exemples pratiques
et créatifs montrant comment des organismes bénévoles
et communautaires utilisent l'Accord et les Codes de bonnes
pratiques et les résultats obtenus grâce à
ces différentes stratégies (voir le site www.vsf-fsbc.ca
).
- Progrès accomplis
à l’égard du règlement des différends
Une des priorités du Forum consiste à déterminer
des options pour le règlement des différends relatifs
à l’Accord et aux Codes de bonnes pratiques. L’an
dernier, le Forum a commandé un document de discussion
sur différents mécanismes – notamment la négociation
informelle, la médiation, l’arbitrage et le recours
aux tribunaux – et sur des exemples de processus utilisés
au Canada et à l’étranger. Le document a été
largement diffusé au sein du gouvernement fédéral
et du secteur bénévole et communautaire. Au cours
de l’année à venir, nous prévoyons
travailler sur ce dossier avec certains ministères en particulier
et avec leurs homologues du secteur.
- Cerner les enjeux de la
responsabilité civile
Depuis quelques années, de nombreux organismes ont vu leurs
primes monter en flèche et ont dû restreindre leurs
activités en raison des exclusions imposées par
les assureurs. Un grand nombre éprouve aussi des difficultés
à renouveler leurs polices. En collaboration avec la Fédération
canadienne des réseaux du secteur bénévole
et des organismes du secteur de tout le pays, le Forum a publié
récemment un rapport intitulé L’assurance
de la responsabilité civile dans le secteur bénévole
et communautaire : Cerner les enjeux.
Ce rapport est issu des constatations tirées de sept
séances régionales visant à évaluer
l’incidence des préoccupations en matière
d’assurance des organismes du secteur bénévole
et communautaire. Tenues entre décembre 2003 et juin
2004, ces consultations ont regroupé quelque 120 représentants
d’un éventail diversifié d’organismes
de tous les milieux qui ont discuté de différents
sujets, notamment les défis de l’obtention et du
renouvellement de l’assurance responsabilité, l’incidence
des programmes de gestion des risques sur le montant des primes,
la mesure dans laquelle les activités du secteur seront
touchées si le statu quo est maintenu, et les répercussions
sur le recrutement et le maintien des effectifs de bénévoles,
y compris de ceux qui siègent à des conseils d’administration.
Le Forum se fondera sur les résultats de cette recherche
pour mettre en oeuvre plusieurs activités, entre autres
: élaborer des options en matière de politiques
et une stratégie visant à régler les problèmes
d’assurance en collaboration avec l’industrie des
assurances, le gouvernement fédéral et les gouvernements
provinciaux, former un conseil consultatif d’experts provenant
du secteur bénévole et communautaire, de l’industrie
des assurances, du milieu juridique et des gouvernements, et
fournir de plus amples ressources sur la responsabilité
civile et la gestion des risques en ajoutant des liens au site
Web du Forum.
- Les gens d’abord
L’Étude de faisabilité du Conseil des
ressources humaines du secteur bénévole et communautaire
est le fruit d’un effort concerté de la part des
Fondations communautaires du Canada et de Centraide Canada –
United Way of Canada pour déterminer si un conseil des
ressources humaines du secteur bénévole et communautaire
pouvait être viable et, dans l’affirmative, comment
il pourrait le mieux renforcer le secteur. L’étude
est la somme des résultats de 45 groupes de discussions
tenus dans tout le pays dont presque la totalité a accueilli
favorablement l’idée d’un conseil des ressources
humaines. Les participants ont aussi fait des suggestions pratiques
sur fonctionnement du conseil et donné leur avis sur d’autres
questions d’un intérêt vital pour la myriade
d’organismes qui composent le secteur bénévole
et communautaire. (www.rhsbc.ca).
- PRIORITÉ no 2 : Encourager
le gouvernement à s’occuper de l’action sociale
Quelques
statistiques sur les organismes de bienfaisance canadiens
- Environ 80 000 organismes de bienfaisance sont enregistrés
en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu. (Source
: Agence du revenu du Canada)
- En 2003, les organismes bénévoles et sans but
lucratif ont déclaré des revenus de 75 milliards
de dollars (à l’exclusion des hôpitaux, des
collèges et des universités) (Source : ENOB)
L’Accord reconnaît l’importance de l’action
sociale au sein de la société civile et le rôle
clé du secteur bénévole et communautaire. Au
cours de l’année écoulée, les deux secteurs
ont fait de grands pas dans ce sens. Après avoir consulté
le secteur bénévole et communautaire, l’Agence
du revenu du Canada (ADRC) a publié en septembre 2003 des
nouvelles lignes directrices qui clarifient la nature des activités
politiques que peuvent exercer ou non les organismes de bienfaisance.
Voir le site http://www.cra-arc.gc.ca/tax/charities/policy/cps/cps-022-f.html
- PRIORITÉ no 3 : Continuer
d’encourager le gouvernement à prendre des mesures relativement
au financement
Pour une bonne part, le travail du Forum consiste à veiller
à ce que le gouvernement du Canada respecte son engagement
d’appliquer sérieusement et systématiquement
l’Accord et les Codes de bonnes pratiques. Le Forum se doit
en outre d’inciter le gouvernement fédéral à
renforcer la capacité financière du secteur.
Dans le cadre de son mandat d’apporter des améliorations
tangibles sur le plan du financement, le Forum a entrepris, en collaboration
avec des coalitions, des réseaux et des organismes nationaux
et régionaux, de mettre sur pied six groupes d’action
provinciaux/territoriaux sur le financement. Ces groupes seront
chargés :
- d’élaborer des stratégies
de financement,
- d’améliorer l'efficacité
et la pertinence des mécanismes de reddition de comptes,
- d’assurer la coordination avec
un groupe représentatif d'organismes du secteur sans but
lucratif,
- d’élaborer un accord et
un code de financement à l’intention du secteur et
des gouvernements provinciaux/territoriaux,
- de mettre au point de nouveaux mécanismes
et modèles de financement.
Lorsque les groupes seront opérationnels,
le Forum leur fournira le soutien et la coordination nécessaires
et veillera à ce que les ressources et les outils de l’ISBC
– y compris l’Accord et le Code des bonnes pratiques
de financement – soient mis à la disposition des
groupes et que ceux-ci puissent les adapter et en faire une large
diffusion. Le Forum assurera aussi la coordination générale,
créera un site Web et fera la promotion des groupes dans
son Bulletin.
On nous
a dit…
Nous avons incorporé l’obligation de diligence
raisonnable dans toutes nos transactions financières.
(National Council of Trinidad and Tobago Organizations in Canada)
[cela]…exige beaucoup plus de paperasserie sur la façon
dont nos fonds sont utilisés .C’est très bien
pour ce qui est de la reddition de comptes, mais nous passons
deux fois plus de temps à remplir nos rapports. Nous voulons
seulement que les formalités soient plus simples.
(Canadian Parents for French (New Brunswick) Inc.
[Enquête 2004 auprès
du secteur bénévole et communautaire]
À long terme, on s'attend à
ce que le secteur dans les six provinces et territoires dirige et
maintienne son propre groupe. De cette façon, on s'assurera
que les éléments, la culture et les besoins uniques
du secteur dans les diverses régions du pays façonneront
les initiatives futures et les produits de communication.
Les organismes du secteur sont en outre
impatients de participer à un nouveau groupe de travail sur
les investissements communautaires, qui formulera des recommandations
aux ministères et organismes fédéraux sur des
approches innovatrices de financement des programmes du secteur
bénévole et communautaire. À partir des principes
et des objectifs établis dans le Code des bonnes pratiques
de financement, les modèles proposés seront axés
sur les problèmes de financement à court terme du
secteur et sur les exigences en matière de reddition de comptes.
- PRIORITÉ no 4 : Établir
des mécanismes d’évaluation et de suivi de la
sensibilisation du secteur bénévole et communautaire
et du degré d’utilisation de l’Accord et des Codes
L’Accord expose plusieurs mesures à prendre pour la
mise en œuvre de l’Accord et des Codes de bonnes pratiques,
entre autres celle d’élaborer des processus pour
surveiller l'application de l'Accord [et] pour rendre compte aux
Canadiens et aux Canadiennes de l'état de la relation et
des résultats atteints. Il prévoit en outre de
la part du secteur bénévole et communautaire l’obligation
de faire en sorte que toutes les composantes du secteur bénévole
et communautaire puissent être représentées
auprès du gouvernement du Canada et se faire entendre de
ce dernier, assurant ainsi la mobilisation et la participation des
diverses composantes du secteur.
- Enquête auprès
du secteur bénévole et communautaire
Aux termes de son engagement de surveiller les progrès
du secteur, le Forum a coordonné la distribution et l’analyse
d’une enquête en ligne auprès des organismes
bénévoles et communautaires de tout le pays. Le
questionnaire a été diffusé sur le site du
Forum (www.vsf-fsbc.ca) et
sur le site de l’Initiative du secteur bénévole
et communautaire (http://www.vsi-isbc.org).
Des liens et des rappels ont aussi été ajoutés
sur les sites de plusieurs organismes affiliés dont VolunteersOnLine
et Charity Village.
Avertissement
:
Les résultats de l’enquête ne sont pas
statistiquement représentatifs du secteur bénévole
et communautaire du Canada. Même si l’échantillon
reflétait plutôt bien le secteur, les constatations
présentées ici ne proviennent que des 162 personnes
ou organismes qui se sont donné la peine de répondre
au questionnaire.
Des travaux plus poussés s’imposent pour bien
saisir la pensée de toutes les composantes du secteur.
Conçu de manière à pouvoir obtenir des
exemples précis sur la mise en application de l’Accord
et des Codes « dans la vraie vie », le questionnaire
ciblait les organismes qui entretiennent des relations en permanence
avec au moins un ministère ou organisme fédéral
sous différentes formes, par exemple la participation
à des consultations, la prestation de services au nom
du gouvernement fédéral ou l’obtention de
fonds de sa part, ou encore une relation liée à
la réglementation de l’Agence du revenu du Canada.
Même si les résultats de l’enquête
ne peuvent être extrapolés à l’ensemble
du secteur, ils sont néanmoins représentatifs
de gens qui veulent se faire entendre. Un grand nombre d’organismes
ont fait des suggestions ou donné des exemples sur la
façon d’exercer davantage les pouvoirs de l’Accord
et des Codes dans leurs relations de tous les jours avec le
gouvernement fédéral. Cette information –
combinée à celle provenant d’autres sources
– alimentera les discussions avec les partenaires du gouvernement
fédéral sur les progrès accomplis et sur
les orientations futures.
Les répondants
Au total, 162 organismes ont répondu – 135 en anglais
et 27 en français. Voici un aperçu de ces répondants
:
- près de la moitié
d’entre eux agissent à l’échelle
locale; un peu moins d’un quart à l’échelle
provinciale et nationale, près d’un cinquième
à l’échelle provinciale et quelques-uns
(7 %) à l’échelle internationale;
- la majorité d’entre
eux œuvrent dans les domaines de la santé, du
développement social et du développement économique
ou communautaire (17 %);
- le budget annuel d’un tiers
des organismes oscille entre 100 000 $ et 500 000 $; une proportion
un peu moindre dispose d’un budget variant entre 1 million
$ et 5 millions $; le budget d’environ un sixième
des organismes est inférieur à 50 000 $ et le
budget annuel d’un dixième des répondants
était supérieur à 5 millions $;
- Plus des deux cinquièmes
des répondants provenaient de l’Ontario, 15 %
du Québec et 14 % de la Colombie?Britannique.
Outre de l’information sur les
organismes comme tels, le questionnaire a permis des recueillir
des données sur la perception de leurs relations avec
le gouvernement du Canada, leur degré de connaissance
de l’Accord et des Codes, leur utilisation de l’Accord
et des Codes et leurs priorités pour l’avenir.
Nous présentons ci-dessous les conclusions concernant
trois de ces aspects. Les commentaires des organismes quant
à leurs activités futures sont mis en relief dans
la section C.
Relations avec le gouvernement fédéral
- Près des trois quarts des
répondants recevaient des fonds du gouvernement fédéral;
la moitié participait au processus d’élaboration
des politiques et un peu plus des deux cinquièmes exécutaient
des programmes et assuraient la prestation de services au
nom du gouvernement.
- De nombreux répondants ont
dit faire affaire avec plus d’un ministère. Les
ministères les plus fréquemment mentionnés
(c.-à-d. par plus d’un quart des répondants)
ont été Développement des ressources
humaines et des compétences Canada et Santé
Canada. Un cinquième des répondants ont mentionné
le Patrimoine canadien et plus d’un organisme sur dix
a dit entretenir des relations avec Industrie Canada et l’Agence
du revenu du Canada.
- Plus de la moitié des répondants
anglophones ont attribué une cote d’au moins
7 sur 10 à leurs relations avec le gouvernement fédéral
et les deux cinquièmes l’ont cotée en
bas de 5. Les taux de satisfaction étaient légèrement
inférieurs chez les francophones : deux cinquièmes
ont coté la relation à 7 ou plus et deux cinquièmes
à moins de 5 [sur 10].
- Les critiques touchant la relation
portaient surtout sur les modes de financement, en particulier
la répartition des fonds et le moment où ils
sont alloués, ainsi que sur les compressions budgétaires
en général. Dans les cas où la cote était
plus positive, les répondants ont parlé des
relations avec des membres du personnel.
Perception du changement dans les relations
- Près des deux tiers des répondants
ont dit n’avoir constaté « aucun changement
» dans les relations au cours de l’année
écoulée. Un peu plus des deux cinquièmes
ont perçu une détérioration et 15 % une
amélioration.
- Les perceptions négatives
du changement étaient attribuées à la
bureaucratie et aux formalités – jugées
trop fastidieuses et contraignantes. Les perceptions positives
découlaient de bonnes relations avec des fonctionnaires
qu’on a décrits comme étant respectueux,
honnêtes, ouverts et empressés de répondre
aux questions, qui apportaient leur soutien tout au long du
processus de demande et qui n’hésitaient pas
à partager de l’information.
Niveau de sensibilisation
- Un peu plus de la moitié
des répondants ont jugé leur connaissance de
l’Accord comme étant « très bonne
» ou « moyenne ».
- Une proportion légèrement
plus faible a jugé que sa connaissance du Code des
bonnes pratiques sur le financement était « très
bonne » ou « moyenne » et une proportion
plus faible encore a donné les mêmes cotes à
l’égard du Code des bonnes pratiques pour le
dialogue sur les politiques.
- Le site de l’ISBC, le site
du FSBC et le Bulletin du FSBC ont été cités
comme principales sources d’information. Parmi les autres
sources, on retrouve les organismes nationaux, provinciaux
ou locaux, le Groupe de travail sur le secteur bénévole
et communautaire, la Division des affaires du secteur bénévole
et communautaire (Développement social Canada) et les
séances de formation ou de sensibilisation.
- Voici quelques suggestions qui ont
été faites pour accroître la sensibilisation
à l’Accord et aux Codes : faire pression auprès
du gouvernement fédéral pour qu’il les
fasse connaître et en prescrive l’usage obligatoire,
parrainer des ateliers et des séances d’information
au niveau local et communautaire, et sonder le terrain pour
des initiatives de collaboration avec des groupes de coordination
comme Centraide/United Way.
Utilisation de l’Accord et
des Codes
On nous
a dit…
Nous avons beaucoup travaillé à l’élaboration
de politiques à différents niveaux. À
titre d’exemple, nous avons tenu un forum sur les politiques
qui a réuni plus de 80 personnes qui ont discuté
de six grands dossiers. (Coastal Communities Network)
L’Accord et les Codes ont été un
bon point de départ pour bâtir ou améliorer
la relation. (Une bénévole de Hamilton)
Ça nous a été utile pour défendre
notre engagement dans le dialogue sur les politiques même
si nous sommes un organisme de bienfaisance enregistré.
(Organisation nationale anti-pauvreté)
[Enquête 2004
auprès du secteur bénévole et communautaire]
- Les organismes ont déclaré
qu’ils ne consultaient « jamais » ou «
à l’occasion » seulement l’Accord
et les Codes dans leurs relations avec le gouvernement fédéral
et qu’il en était de même pour leurs homologues
du gouvernement.
- À la question qui leur demandait
quel usage concret faisait leur organisme des pratiques exposées
dans les Codes des bonnes pratiques, les répondants
ont dit qu’ils s’inspiraient de la philosophie
et des valeurs énoncées dans les Codes pour
traiter avec les clients et pour rédiger des rapports
et des propositions, qu’ils se servaient des Codes dans
leurs relations avec leurs homologues du gouvernement fédéral
ou pour l’établissement de protocoles internes,
qu’ils avaient fait une priorité de l’élaboration
des politiques, tenté de diversifier leurs sources
de financement et priorisé les partenariats communautaires
et l’intendance dans le cadre de leur mandat.
- La majeure partie des organismes
ne se servent pratiquement jamais de l’Accord et des
Codes, certains en raison d’un manque d’information
et d’autres parce qu’ils n’ont même
pas essayé de les appliquer. Sur une note plus encourageante,
un organisme a dit se servir des Codes comme point de départ
pour établir ou améliorer les relations avec
le gouvernement, et un autre explore la possibilité
d’établir des lignes directrices similaires avec
le gouvernement provincial.
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